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Mangrove et Babin

Je suis obligée d’utiliser à nouveau les photos de Fanny pour vous montrer la suite de notre matinée vers Morne à l’eau.

 

Donc nous avons fait le petit circuit dans la mangrove (Emma et Ronan l’ont fait au pas de course)

 

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Et puis direction la plage de l’Anse Babin, à Vieux-Bourg.

La vase de cette plage aurait plein de vertus.

En tout cas, nous avions la peau toute douce et puant sentant bon la vase en ressortant.

Drôle et agréable, à refaire !

 

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C’est bizarre, Emma ne veut plus faire de bisous à sa maman.

 

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Mauvaise visite.

Nous avons eu des visiteurs non désirés.

Une porte était restée ouverte alors que personne n’était dans la maison et en rentrant avec Morgane, j’ai retrouvé mon portable avec les prises arrachées, l’alimentation posée à côté sur la table (et vous vous souvenez que tout tient avec du scootch, et que la batterie ne fonctionne plus du tout donc c’est un portable pas portable).

J’ai pensé qu’il pouvait s’agir d’une bêtise d’Alyssa, qui a une imagination débordante (son père l’appelle BAC – boîte à conneries – c’est pas moi qui le dit).

J’ai déplacé mon portable loin des mains curieurses, ai bidouillé pour qu’il refonctionne et ai réussi. Donc je n’y ai plus pensé.

 

Le lendemain, Sabrina a cherché son appareil photo… en vain.

 

On a encore accusé Alyssa (la pauvre) et on a cherché partout, en se disant qu’elle l’avait surement mis dans la poubelle, qui était partie le matin même.

 

Gloups.

 

Et puis quand même, en en rediscutant à tête reposée le soir-même, il s’avère que tous les indices sont là. Nous avons été cambriolés. La porte restée ouverte étant située du côté de la rue et non de la résidence, quelqu’un est passé par-dessus le grillage.

 

On a découvert par la suite que le portable de Serge avait disparu aussi et que notre disque dur externe n’était nulle part.

 

Donc pas de photos de ce mois-ci, sauf si je vais en piquer à droite et gauche sur les blogs des copines.

 

Bon, ce n’est que du matériel, mais je suis surtout inquiète et en colère que quelqu’un soit rentré chez moi.

Qu’est ce qu’on leur donne ?

D’abord, il y a les années de la petite enfance, où ce qui compte le plus, c’est qu’il sache dire bonjourmerciaurevoir. Ca semble si difficile à atteindre comme but. Et en 2 coups de cuillère à pot, il blablate, discute, négocie, et on retrouve sa fille de 9 ans dans les rayons d’une librairie en train de conseiller une maman qui veut acheter des livres pour sa fille.

C’est con, mais dans ces moments-là, je me dis qu’on a réussit quelque chose. Elle a un avis (en fait, c’est un mauvais exemple car Morgane avait déjà un avis à 3 mois) et le partage, défend ses points de vue, est déjà riche d’une culture (forcément, elle finit par être instuite à force de ne pas aller à l’école).

Ensuite on voudrait qu’il soit bon camarade, qu’il ressente de l’empathie pour ses prochains, qu’il soit aimé. Lui s’en tamponne, il répond qu’on ne peut pas aimer tout le monde ni être aimé par tout le monde. Il nous donne des leçons de tolérance.

C’est con, mais dans ces moments-là, je me dis qu’on a réussit quelque chose. Il choisit ses amis en fonction ce qu’il pense, pas de ce qu’il aimerait qu’on pense de lui. Je ne suis pas sûre d’avoir su faire ça avant mes 30 ans moi. Et mon fils me raconte son premier flirt, et on se met à avoir peur. Peur de la tristesse du premier chagrin d’amour, peur des erreurs, peur du monde d’adultes dans lequel il a mit un pied.

Et puis voilà qu’arrive le moment des décisions à prendre. L’an prochain ? Choisir une voie, une option, un lycée, une filière. On demande à 14 ans de fermer des portes, d’en ouvrir d’autres, sans savoir si ses goûts sont bien définis. Et si on se plantait ? Et si le choix était fait en désespoir de cause ? Et si le fait de vivre sur une île fermait d’office des portes ?

Et si ça en ouvrait d’autres ? Vivre dehors, faire du sport à longueur de journée, ne pas connaître les dimanches pluvieux et froids derrières des vitres embuées, vivre avec au-dessus de sa tête les risques maximum liés aux catstrophes naturelles qui rend l’homme à la fois vulnérable mais qui apprend aussi que tant qu’il n’y a pas mort d’hommes, rien n’est vraiment grave. C’est vrai partout, mais finalement, nous sommes si près d’Haïti, là où le Diable s’amuse à jouer avec les hommes.

Je ne sais pas ce qu’on transmet à nos enfants. Je ne sais pas si à force de démanager tous les 3 ans, nous avons donné une arme pour la vie ou au contraire saboter les fondations de ce qu’ils seront comme adultes.

Et puis certaines choses sont si incontrôlables. Ce que l’on transmet n’est-il pas déjà ce que l’on nous a transmis ? Si Gauvain aime le rock, cela ne lui tient-il pas de son grand-père ?
Si Ronan nage à 3 ans, n’est ce pas aussi grâce aux gènes bretons ?

J’ai trouvé une chanson qui me parle beaucoup en ce moment, période où j’aurais aimé fêter les 62 ans du papy de mes enfants avec eux et lui. L’héritage…

Si tu aimes les soirs de pluie
Mon enfant, mon enfant
Les ruelles de l’Italie
Et les pas des passants
Eternelle litanie
Des feuilles mortes dans le vent
Qui poussent un dernier cri
Crie mon enfant

Si tu aimes les éclaircies
Mon enfant, mon enfant
Prendre un bain de minuit
Dans le grand océan
Si tu aimes la mauvaise vie
Ton reflet dans l’étang
Si tu veux tes amis
Près de toi tout le temps

Si tu pries quand la nuit tombe
Mon enfant, mon enfant
Si tu ne fleuris pas les tombes
Mais chéris les absents
Si tu as peur de la bombe
Et du ciel trop grand
Si tu parles à ton ombre
De temps en temps

Si tu aimes la marée basse
Mon enfant, mon enfant
Le soleil sur la terrasse
Et la lune sous le vent
Si l’on perd souvent ta trace
Dès qu’ arrive le printemps
Si la vie te dépasse
Passe mon enfant

Ca n’est pas ta faute
C’est ton héritage
Et ce sera pire encore
Quand tu auras mon âge
Ca n’est pas ta faute
C’est ta chair, ton sang
Il va falloir faire avec
Ou plutôt sans

Si tu oublies les prénoms
Les adresses et les âges
Mais presque jamais le son
D’une voix, un visage
Si tu aimes ce qui est bon
Si tu vois des mirages
Si tu préfères Paris
Quand vient l’orage

Si tu aimes les goûts amers
Et les hivers tout blancs
Si tu aimes les derniers verres
Et les mystères troublants
Si tu aimes sentir la terre
Et jaillir le volcan
Si tu as peur du vide
Vide mon enfant

Ca n’est pas ta faute
C’est ton héritage
Et ce sera pire encore
Quand tu auras mon âge
Ca n’est pas ta faute
C’est ta chair, ton sang
Il va falloir faire avec
Ou plutôt sans

Si tu aimes partir avant
Mon enfant, mon enfant
Avant que l’autre s’éveille
Avant qu’il te laisse en plan
Si tu as peur du sommeil
Et que passe le temps
Si tu aimes l’automne vermeil
Merveille rouge sang

Si tu as peur de la foule
Mais supporte les gens
Si tes idéaux s’écroulent

 

Le soir de tes 20 ans
Et si tout se déroule
Jamais comme dans tes plans
Si tu n’es qu’une pierre qui roule
Roule mon enfant

Ca n’est pas ta faute
C’est ton héritage
Et ça sera pire encore
Quand tu auras mon âge
Ca n’est pas ta faute
C’est ta chair, ton sang
Il va falloir faire avec
Ou plutôt sans

Mon enfant…Mon enfant…

Se rendre à la maison de la mangrove.

Jeudi, Gauvain avait une sortie scolaire sur toute la journée.
Donc après avoir décidé de ne pas mettre Ronan à l’école, nous voilà devant une journée entière sans impératif de rentrer à midi.

Direction la maison de la mangrove aux Abymes. Alors comme apparement ce lieu a découragé les plus courageux car introuvable, nous avons décidé de prendre des photos de la route (non je ne prends pas de photos en conduisant, j’étais aidée dans mon reportage par une photographe de choc, Fanny !)

Voilà où nous étions:

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Alors voilà l’itinéraire:
En partant de BM, prendre direction les Abymes, puis sortir à la sortie Morne-à-l’eau.
Là, au premier rond point
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(oui, j’ai un volant rose, ça gène quelqu’un ?)

prendre la route à gauche qui pase devant ça:
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Prendre ensuite la première à gauche avec ses panneaux là:
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Vous voulez les voir de plus près ?
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Alors après, ça se corse. On a demandé à un antillais à environ 500 mètres de la maison de la mangrove où elle se trouvait, il nous a répondu qu’il n’avait jamais entendu parler de ça (ne pas oublier de noter que les Antillais en savent toujours moins que nous).

Voilà quelques repères visuels:

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Nous voilà enfin arrivés à la maison de la mangrove. Merci Fanny pour ces photos.
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J’avais une seconde photographe de choc avec moi, alors très bientôt, la suite de notre balade.
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Touristes 4 !

J’essaye de reprendre le rythme du blog, mais le quotidien est joliment occupé par notre 4eme vague de touristes arrivés là pour presque 1 mois.

Y’a Sabrina la belle:
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Serge le rigolo:
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Emma la pin-up:
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Et Alyssa la cascadeuse:
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Et tout ce petit monde là s’amuse bien:
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Même les plus grands:
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Et toujours sur des plages de rêve:
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Clouée …

… au lit par un virus ultra armé.
Désolée du silence radio, mais je ne peux pas quitter mon lit.
Même pas pu embrasser mon boulet depuis samedi, même pas pu aller au super rendez-vous très attendu des blogueuses dimanche, rien vu du WE.
Et rester debout plus de 10 mns est une torture.
Je reviens vite… j’espère.

Va falloir que je fasse vite pour profiter de la vie entre 2 maladies cette année…

Touristes 3, de belles journées.

Impossible de tout montrer des journées passées avec Papy et Mamie.

Alors voilà quelques extraits (pour voir le film en entier, faut venir nous voir !)

Alors nous voilà partis pour faire la randonnée du saut des 3 cornes. Environ 2h de randonnée. Au bout, une cascade rafraîchissante.

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Pas facile de passer la rivière.

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Mais le jeu en vaut la chandelle.

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Système D pour attraper les cailloux sans glisser.

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The master !

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Une belle soirée à la fête foraine. Première fois pour Ronan, il était aux anges et très impressionné. Enfin, au début.

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Et bien sur, c’est carnaval un peu partout pendant presque 2 mois ! Voilà celui de Baie-Mahault.

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Et mamie et papy était là pour la fête d’anniversaire déguisée de Morgane, pizza party avec les copains:

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Et qui l’eut cru ? Papy Robert faisant un baptème de plongée dans la piscine.

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On se réchauffe (façon de parler) devant une assiette d’accras.

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Et on resouffle encore, entre nous.

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Le coup de grâce.

Il y a des mois à thèmes.
Le mois des bonnes résolutions, le mois du printemps, le mois d’Halloween, le mois des amoureux…
Et pis y’a les mois pourri. On connaissait déjà les lundis pourris, mais je viens de tester pour vous le mois pourri.
Concept un peu démoralisant il faut bien le dire.

Et je sais très bien, à la minute près, quand ça a commencé. J’ai senti le truc venir, très précisément. J’étais sur un scooter aux Saintes, sous une pluie battante, quand je l’ai senti. LE frisson meurtrier. J’ai eu froid. Sournoisement, le microbe est rentré en moi. C’était le 25 janvier. Nous sommes le 23 février et il est encore là.

Mais il a muté plusieurs fois.

Je ne suis pas hypocondriaque, loin de là, et plutôt, même, au contraire. Moins je vois les toubibs, mieux je me porte. D’ailleurs, je crois bien n’en avoir pas vu pour moi en 2009. Et depuis que j’ai pris cette décision de fréquenter le moins possible les « j’vous donne du doliprane, ça fera 24 euros », et bien nous n’avons jamais été aussi bien portants. Bon, y’a des domaines où je déclare forfait, comme les oreilles, parce que bon, on a un passif quand même. Mais disons qu’avec un traitement pharmaceutique, un rhume dure 7 jours alors qu’avec du miel et du citron chaud, le rhume dure 1 semaine, mon choix est fait !

Sans compter (enfin si, ça joue quand même) les fois où je suis rentrée dans un cabinet médical avec le diagnostique. Ca, ça agace surement, je dois bien l’admettre. Mais bon, je me souviens très bien d’une veille de long WE de 14 juillet, me sentir « pré-gastroentéritée » et choisir d’aller voir le médecin AVANT d’être vraiment malade. Le médecin avait passé 30 mns a essayer de me convaincre que j’avais un problème d’angoisse, et m’a prescrit des anti-dépresseurs au lieu du Smecta demandé.

J’ai vomi tout le WE….

 

Ou encore les pédiatres de grands hôpitaux qui m’ont assuré, à 2 reprises, que devant la taille et le poids de mes bébés, je n’arriverais JAMAIS à les allaiter. Ils avaient raison pour Gauvain puisque 1 mois après, on me disait carrément que mon lait était acide et que c’était donc à cause de moi qu’il avait un reflux. Vous pensez bien que j’ai arrêté net. Désolée, mais depuis, aucun de mes enfants n’a vu de pédiatres. Parce que peser et mesurer mon enfant, lui dire qu’il est obèse en l’engueulant et réclamer 50 euros, ça, je peux le faire !

Je passe aussi sur la première opération de Gauvain – les végétations – qui ont été ôtées à 14 mois (bon sang, 14 mois, que j’étais conne et jeune de laisser faire ça !) dans une clinique du centre de la France (j’ai rien contre le Centre de la France hein, c’est juste pour dire qu’on a voyagé donc on a testé des régions différentes !), à St Amand pour être précise, où soit-disant il allait tester une méthode révolutionnaire et qu’avec ça, tranquille pour la vie !
Que dalle ! I a fallu recommencer 2 ans après ! J’adore que mon fils soit endormi pour rien. La méthode révolutionnaire n’a pas eu d’écho, Gauvain n’était qu’un cobaye.

Et je ne vais même pas vous parler de son dernier ORL, à Pointe-à-Pitre, qui est en prison avec interdiction d’exercer (bon, j’avoue que là, ça me fait rigoler, un peu jaune certes, mais quand même, il n’a pas de bol hein ?) après avoir planté des opérations. Heureusement, pas celle de Gauvain.

Bon, donc, quand le microbe saintois a fait sa place dans mon organisme, je n’ai pas changé de mode de fonctionnement. Généralement, mal à la gorge, c’est tisane de miel/citron, lait chaud et boire beaucoup.
Ca a fonctionné ! Cékoul !
Sauf que le microbe est parti dans mes narines (je schématise hein, je sais bien qu’un microbe ne vit pas dans mes narines…). Donc nékicoule.
Pas grave, j’ai des mouchoirs.

Sauf qu’il a trouvé ça bien agréable et qu’il a monté son entreprise dans mes sinus. Alors là, c’est le scénario catastrophe. Déjà, une sinusite, ça fait super mal. Dès qu’on penche la tête, on dirait que le cerveau dégouline sur le côté. Et à chaque fois qu’on se mouche, c’est comme si des neurones partaient avec. Je vous passe les détails peu ragoûtants…
Au bout d’une semaine, j’avais toujours mal, et surtout, je commençais à manquer d’air la nuit. Après une nuit où je n’ai pu respirer que par les orteils (c’est une image, je sais qu’on ne respire pas par les orteils), j’ai appelé au secours ma copine Florence, médecin (qui va peut-être me haïr maintenant après tout le mal que je dis des toubibs).
Comme c’est une chic fille, elle est vite apparue avec une ordonnance d’antibiotiques.
La pauvre ne pouvait pas savoir que les microbes bretons sont très tétus. Le traitement m’a quand même permis de re-respirer à nouveau, ce qui est pratique quand même.

Encore une semaine se passe, je continue à me vider de mes neurones et à utiliser 12 mouchoirs par heure, quand le microbe, après avoir survécu au traitement, décide de se barrer dans mes bronches.
Encore une semaine se passe, à tousser, cracher, re-touser (surtout allongée, le top pour dormir) quand me vient l’idée, dans mon cerveau embué, qu’il va falloir peut-être consulter pour de vrai.
Pfff, tronul.

La toubib est gentille, elle me dit que c’est costaud mon truc quand même. Il faut passer au stade supérieur (gloups, ablation de la tête ???).
Re antibios (donc re intestins en vrac, bref), machin dans le nez, machin dans la gorge, sirop truc…
Un truc pas glop quand même, c’est la tension dans les chaussettes. Bizarre, impression de voler au-dessus du sol, de tomber aussi parfois, très space.

Me voilà sauvée…. me dis-je.

Bon, la suite est simple: je tousse toujours, j’ai des fourmillements partout, et maintenant, la moitié droite de mon crâne est toute lourde. Mal à l’oreille, aux dents, et surtout cette migraine de la mort qui tue sa race qui fait que même la lumière du jour est une agression. Et ici, la lumière est assez vive hein !

Mais quand j’ai loupé un dimanche en famille et entre amis sur la plage, le truc que j’attends dès le lundi, pour roupiller toute la journée, et me réveiller aussi naze, j’ai quand même pris peur. N’aurais-je pas, comme me l’a suggéré ma copine Sabrina, le cancer du sida ? (elle est mignone…)

Alors hier, de nouveau, médecin. Et là, une grande nouveauté !! Un traitement antibios !!! (on sent l’ironie là non ?). Des trucs dans le nez, des trucs à avaler…
Et surtout, surtout, SURTOUT, madame, faut vous reposer (ma main dans ta gueule aussi ?) (désolée d’êre vulgaire mais parfois, ça fait du bien) et prendre des vitamines. Des vitamines ? Ha oui, j’avais pas pensé à ça ! Ca existe pas des vaccins anti-fatigue ? Parce qu’à défaut de grippe A, pourrait faire fortune là les laboratoires.

Je m’en retourne donc ENCORE à la pharmacie. La gentille demoiselle me sert, puis je lui parle des vitamines.

Là, elle me regarde intensément (j’ai un truc sur le nez ou quoi ?), et pars dans les coulisses.
Elle revient avec une boîte et me porte LE coup de grâce:

JE VOUS AI CHOISI LA VERSION SENIOR !

Alors je le dis officiellement, là, je pars hiverner, jusqu’à ce que je n’ai plus l’air d’avoir 70 ans…. adieu.