Archives pour la catégorie Vacances à Madagascar

Madagascar, sous l’océan

Il y a des moments magiques parfois.
Il parait que les plongeurs en rêvent.
Nous, on ne s’y attendait pas. Je te rappelle que nous étions en route pour Nosy Yranja. Le temps étant maussade la veille, beaucoup d’excursionnistes avaient annuler. Du coup, on avait la mer pour nous.
Et elle nous a montré son merveilleux visage.

C’est donc un requin baleine. Le plus gros poisson du monde (ouais, rien que ça).
Ils étaient là (parce qu’il y en avait 2) juste sous nos pieds. Malgré le fait que ce soit un animal inoffensif, ça fout un peu les chocottes quand même.
Et là, c’est un jeune….

NDLR: Le gars qui palme à mort en faisant plus de bulles et en effrayant le requin baleine, c’est un Italien…. (j’dis ça, j’dis rien)

Madagascar, Nosy Komba, jour 4

Mercredi 4 novembre

Là, je pense qu’il est temps de faire une petite leçon de géographie. Je sors ma craie et je t’explique un peu mieux.

Madagascar, tout le monde connait de nom. Tout le monde sait aussi à peu près où ça se trouve. Je te rafraîchis la mémoire:

téléchargement (2)Jusque là, tout va bien.

Nous avons atterri au nord-ouest de Mada. Je te fais un petit zoom:

nosy-be-location-map Puis nous avons pris un bateau pour Nosy Komba, et plus précisément le village d’Anjiabe (Si t’es un peu observateur, tu peux aussi repéré l’ilot Nosy Tanikely où nous avions passé la journée et vu des tortues):

Carte_de_Nosy_Be.svgAujourd’hui, le programme est de faire le tour de Nosy Komba en pirogue. Et quand on dit le tour, c’est pas compliqué, c’est tout rond:

carte-nosykombaNous partons donc d’Anjiabe au sud, pour aller par l’ouest jusqu’à Ampangorina au nord, puis nous redescendrons par l’est, avec une escale à Antamontamo.

J’ai adoré le trajet en pirogue à moteur, avec nos guides très zen (et pas très inquiets des 3 pannes de moteur de la journée).

La journée avait déjà bien commencée:
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Le temps était magnifique:

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Notre accompagnateur nous a mis direct dans l’ambiance:
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Il faut comprendre aussi que sur ce bout de cailloux, il n’y a pas de route, pas de voiture donc. Et que la mer devient la route, avec des pécheurs, des transporteurs. Toutes les marchandises arrivent de Nosy Bé ou de la Grande Terre.
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Tout le long du rivage, se côtoient de jolies villas et des cases typiques:
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DSC02546DSC02545Puis nous arrivons au village, au bout d’une petite heure de navigation. Rien à voir avec notre village du sud. Ici, il y a beaucoup plus d’activités. Il faut dire aussi que se trouve là le parc animalier, appelé « parcs aux lémuriens ».

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DSC02554Il y a même un hôpital, et nous trouverons une pharmacie pour refaire le plein en anti-moustique.
DSC02558Au bout du village, c’est le début du parc.
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Nous serons accompagné par un guide, tout jeune, qui aura un peu de mal à « retrouver sa langue » (le français donc) car ici, 90% des touristes sont italiens. Au secours, mais pourquoi donc ? Pendant la montée dans le parc (mes mollets n’en peuvent plus, non seulement ils soupirent, mais ils transpirent, il fait terriblement chaud), nous échafaudons des théories fumeuses sur cette présence Romaine à Madagascar. Quod istae omnes Italian? (je sais bien que les Italiens ne parlent plus latin, ça va hein, j’ai le droit de sortir ma culture un peu !)

Jusqu’à ce que notre guide, ayant apparemment retrouvé l’usage de la langue de Molière entre temps, nous donne l’explication la plus con qui soit (et la plus logique par la même occasion): Y’a beaucoup d’Italiens car il y a 2 vols directs par semaine Italie/Nosy Bé.
Voilà. Paf. Mystère résolu. Pfff, déçus, nous qui pensions avoir mis un jour un complot international, un truc bien politique. Bref.

Notre guide veut doubler les groupes et nous emmène tout de suite tout en haut du parc (il fait au moins 40° là-dedans, nous dégoulinons…. et j’ai bien regardé le corps (oh ça va !) de notre guide, pas une goutte de sueur pour lui, même dans le dos, même sous les bras… spajuste) .

Il se met à parler en lémuriens (si si) et là….
DSC02576Et d’un coup, en voilà un qui saute sur mon épaule. Comment c’est tout doux !!! Ses petites mains griffues (j’ai eu une cicatrice au bras pendant 15 jours) attrapent les morceaux de bananes de nos mains, c’est trop trop mignon.
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DSC02588Dès fois même, ils s’occupent du nettoyage des oreilles:
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DSC02597Les mâles sont noirs, les femelles marron.
DSC02605En redescendant, nous avons eu un véritable exposé de la part de notre guide. A peine 19 ans, et une vraie encyclopédie ! Il nous a tout raconté de la faune et de la flore (c’est lui en tee-shirt rouge, tu remarqueras aussi qu’il est pieds-nus)
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Et puis le voilà qu’il nous colle un pote à lui autour du cou. Un boa. Rien que ça ! Même pas peur !

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DSC02645Nous faisons le tour du village avant d’aller manger.
Les artisans sont nombreux et les habitants ne vivent clairement que du tourisme. L’ambiance est joyeuse, nous avons beaucoup aimé y manger et profiter de ce lieu pendant quelques heures:
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Notre cuisinière accueille les pécheurs et choisit son poisson du jour:
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Puis nous passons à table « Chez Yolande » où Maria (cherche pas) nous prépare à manger:
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Nous nous baignons juste au pied du restaurant:
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DSC02704Puis c’est l’heure de repartir, mais avant, on nous emmène au milieu de rien (enfin si, de la mer) sur un îlot vide (pas même un arbre) où nous ne resterons pas longtemps car le soleil est cuisant, et le sable brûlant. 
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Nous voilà reparti (et hop, une petite panne moteur, ça manquait) vers l’est de l’Île pour terminer le tour.

Sur la « route », nous ferons escale dans un village de piroguiers. Un art du bois incroyable, qui va nous impressionner. Les pirogues sont faites sur ce seul village et le savoir-faire se transmet. Partout, des travailleurs s’attellent à la tache et pour certains c’est la taille du tronc (à la hache), pour d’autres c’est l’ajustage précis des planches entre elles pour que l’ensemble soit étanche, pour d’autres le ponçage et le vernissage. Un travail de forçat, exécuté par des mains expertes. Nous resterons presque qu’une heure à Antamontamo.

Les enfants sont partout. Ils vont surtout venir entourer Bertrand. Moi ils ne feront que me toucher les fesses un peu, puis estimant surement que je suis comme les autres femmes, me laisseront tranquille. 
A Mada, nous sommes des Vazaha (étrangers blancs), et assez rares pour vérifier tactilement si cette couleur de peau entre le beige et le rouge cramée est bien réelle…
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La cuisine (pas Ikéa) d’une maison:
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DSC02793DSC02795Journée magnifique, pleine de rencontres et d’apprentissages.

En rentrant, nous passons voir Jimmy qui avance bien sur notre « commande »

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Une journée magnifique, que j’ai juste adorée !

 

Laisser un petit blabla

Madagascar, Nosy Komba, jour 3

Mardi 3 novembre

Aujourd’hui, il fait encore plus chaud que la veille.
Nous partons en excursion pour la journée.
Direction Nosy Tanikely, un îlot situé à 45 mns environ en bateau au large de Nosy Komba. C’est une réserve naturelle sous- marine.
Nous embarquons avec un couple d’Italiens en vacances dans l’hôtel Jardin Vanille.

En descendant sur la plage, c’est l’heure de l’école:
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Le trajet nous permet de profiter des pirogues et des paysages:
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C’est là que nous allons:
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Sur l’îlot, tout est traduit en italien. Etrange… Nous cherchons une explication. L’Italie n’a jamais eu de colonies dans l’Océan Indien pourtant. Mystère.

DSC02475(T’es content là, tu regardes le récit d’un voyage sur Madagascar et tu apprends à causer italien, vive la mondialisation !)

La plage est magnifique. Un petit air de l’’île aux cerfs de Maurice. Notre guide s’acquitte du droit d’entrée pour nous. 10000 Ariary pour les étrangers (3 euros environ). On pense que cette somme permet à Clarita d’envoyer sa fille à l’école pendant 1 mois. Nous gardons en tête que nous sommes des privilégiés pouvant profiter de ces beautés en vacances.
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DSC02358Une jolie rencontre au détour d’un rocher:
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On enfile les palmes et les masques, et allons nager sur le récif. Les fonds marins sont beaux. Pas aussi beaux que ceux de Guadeloupe peut-être. Le corail est pour la plupart mort dans le fond, et on n’imagine pas pouvoir apercevoir grand-chose. Et finalement, il y a bien quelques jolis poissons. Et au détour d’un énorme rocher, Bertrand se retrouve nez à nez avec une magnifique tortue. Nager avec une tortue pendant 15 mns, quel bonheur !

 

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Le pique-nique est copieux. Impossible de tout terminer. Brochettes de crevettes, de zébu. Poisson grillé, crabe en sauce, riz, salade, fruits.

DSC02418(Les pieds que tu vois sont ceux des Italiens… non non, je ne fais pas une fixette sur les Italiens….mais j’avoue que toute la journée, on a eu « je suis rital et je le reste… la la la la » dans la tête…. et maintenant toi aussi tu l’as, c’est ça le partage.)

Sur l’île, il y a un phare (en haut ce sont des … Italiens….ok, j’arrête)

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Nous commençons l’ascension (toujours les mollets qui soupirent, surtout après l’heure de palmage) et en chemin, les arbres s’agitent et des bruits étranges en sortent. Une famille lémuriens nous attend. Trop mignons. Ils s’approchent assez près pour qu’on puisse les observer. Les animaux sont vraiment sympas avec nous aujourd’hui.
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En haut, la vue est très belle, avec un beau panorama à 360° sur les îles qui nous entourent. J’ai toujours un peu de mal à me repérer dans la géographie des lieux.

Les animaux sont sympas avec nous. Tous les animaux.
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En redescendant, on décide d’aller voir les pipistrelli. Après une petite marche sur le sable brûlant (mais genre brûlant tu mets tes chaussures sinon tes pieds sont crâmés), on voit 1 chauve-souris. Pas 2 hein ! Juste 1, au loin, dans un arbre. Bon, ça, on en a plein chez nous.
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Par contre, le guide nous montre un caméléon. Et alors là, sans lui, on ne l’aurait jamais vu. Parce que le caméléon, c’est bien connu, ça caméléonne. Et oui, ça change de couleur !
Ici, il porte malheur s’il rentre dans une maison, ce n’est pas un animal très aimé. Je me dis que pourtant, il mange les moustiques. Et des moustiques, il y en a !
DSC02485(Si t’es patient, t’en verras des plus beaux dans la suite des articles).

En rentrant en fin d’après-midi, nous avons pu profiter d’une nouvelle invasion de cigales malgaches.
DSC02499(Je sais que j’ai pas des doigts de pianiste, mais quand même, tu vois bien que ce ne sont pas des toutes petites choses ces cigales !)

DSC02282A suivre…

Madagascar, Nosy Komba, jour 2

Lundi 2 novembre

Au réveil, nous découvrons le Jardin de Clarita sous un grand soleil. Un soleil écrasant. Notre première réflexion est unanime, on dirait la Guadeloupe. On pourrait très bien nous avoir téléportés sur la Basse-Terre. Une végétation luxuriante, une moiteur presque insupportable, des moustiques en escadrons serrés et des insectes surdimensionnés. Vue sur la mer. Mais pas sur le large, puisque Nosy Komba se situe entre Nosy Bé et Madagascar. Donc tout autour on aperçoit la terre. Nous sommes dans une baie magnifique.

De la terrasse de notre bungalow.

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Les différents bateaux, de la pirogue à moteur au « transporteur » passent à des heures précises (encore quelques jours sur place et on aurait pu faire la grille des horaires). Il y a des bateaux de pèche, des bateaux qui transportent des gens, d’autres des voitures d’un point à un autre.
Un bateau de « gens »
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C’est grâce au super zoom de l’appareil qu’on a pu identifier ce qu’il transportait (on hésitait entre des sacs ou des poubelles, mais c’était juste des gens)

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Les petits déjeuners chez Clarita, c’est juste énorme. Des fruits et des jus frais, du pain avec de la confiture locale, du café. 

DSC02039Le restaurant de chez Clarita, le Mora Mora
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Après s’être tartinés de crème solaire (oups, petit moment de solitude en voyant que je me suis trompée et que j’ai pris de l’indice 20 au lieu d’un bon indice 50), on descend sur la plage. Plusieurs dizaines de marches pour atteindre le sable. Mes mollets pensent au retour…. Et soupirent…. (t’as jamais eu une partie de ton corps qui soupire de lassitude toi ?).

Dans les escaliers:

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La plage est magnifique. Bordée de petites cases, avec des enfants partout. Ce sont les vacances scolaires et les enfants sont très nombreux à venir nous dire bonjour et à s’essayer aux quelques mots de français appris à l’école. Renseignements pris par la suite, tous les enfants de Madagascar vont à l’école. S’ils n’y vont pas, c’est que les parents ne s’en occupent pas, parce que l’école est accessible dans tout le pays et obligatoire.
L’école est un bâtiment en dur, une grande classe unique. Apparemment, tous les enfants ne vont pas dans la même école parce que celle-ci est ouverte et les enfants ne sont pas en congé. Il existe des écoles privées, mises en place par des Français et des écoles publiques. Certaines sont gratuites, d’autres payantes. La fille de Clarita est dans une école qui coûte 10 000 aryarii le mois (environ 3 euros). La cour de récré, c’est la plage. Sans barrière, sans portail…. 

L’école
DSC02051Une pirogue à balancier garée devant.
DSC02053La plage et au loin, la Grande Terre (Madagascar)
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C’est là que tu regrettes ton indice 50

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Là, il imagine déjà tous les meubles qu’il pourrait faire avec un tronc comme ça:

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Les broderies faites par les femmes du village (pour 8000 ariary par mois, moins de 3 euros) qui sèchent au vent:

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Cela pourrait presque faire rêver si on fait abstraction de la pauvreté ambiante, parce qu’après avoir profité de la magnifique plage, nous sommes remontés (entends-tu mes mollets soupirer ?) pour redescendre de l’autre côté, vers le village.

Difficile d’être préparés à ce que nous allons voir.

Un chemin tortueux en terre est bordé de cases plus ou moins délabrées. Certaines abritent des familles entières sur un sol en terre, avec à peine de quoi s’allonger entièrement tellement elles sont exiguës. On voit des tout petits posés sur la terre battue, dormir à même le sol, ou sur des terrasses en bois (des planches posées là).

Les maisons sont les unes sur les autres et il faut zigzaguer entre elles pour se frayer un passage. Au bout du « village » se trouve une autre plage où jouent les enfants. Dans la forêt juste au-dessus on entend le bruit des cigales (insectes très très bruyants qui donnent l’impression que des gars scient de la ferraille dans les bois). Les enfants leur courent après pour…..les manger.

Les enfants nous accompagnent tout le chemin en ricanant. Ils sont fascinés par l’appareil photo et demandent à se voir sur l’écran.

Mais la constante, ce sont les sourires. Tout le monde nous dit bonjour et les enfants viennent nous serrer la main.

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Nous allons rencontrer Jimmy, installé sur la plage en bas de l’hôtel, qui fait de merveilleux objets en bois, taillés à la hache. On lui commande un objet, et il s’y met tout de suite pour que ce soit terminé pour notre départ. Les prix sont excessifs pour Madagascar. Ce sont des prix spéciaux pour les touristes. Nous achetons une nappe toute brodée (nous qui ne mettons jamais de nappe, mais bref) et la dame nous demande 20 euros. C’est énorme pour elle. Elle pourra ainsi soigner sa petite fille qu’elle doit emmener à l’hôpital, et surement vivre plusieurs semaines avec cet argent.

L’atelier de Jimmy:
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Nany et ses broderies:
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La fille (6eme enfant) de Nany, qui était souffrante ce jour-là:

DSC02099Notre première journée est terminée. Elle balance entre la beauté des paysages, et les contrastes avec la population, qui malgré tout, est privilégiée par rapport au reste du pays car nous sommes dans un lieu touristique. Attention, sur tout Madagascar, on ne parle que de 185 000 touristes par an. Pour ce grand pays, ce n’est pas assez, les médias s’étant bien employé à le présenter comme dangereux. 
Mais dans ce village, sur Nosy Komba, la population profite quand même de leur présence, même si nous ne sommes pas nombreux à l’hôtel. D’ailleurs, chez Clarita, nous sommes les seuls, et à Jardin Vanille, plus bas, c’est un peu plus occupé. 
D’ailleurs, nous passons à Jardin Vanille le soir pour essayer de capter un peu de wi-fi pour appeler les enfants. Cinq minutes par jour pour se rassurer, c’est rapide.

DSC02142On fait encore quelques rencontres:
DSC02137En haut, chez Clarita, un dîner délicieux nous attend:
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Je ne vais pas te montrer tous les plats tous les jours, parce que ça n’a pas d’intérêt, mais en résumé, on a mangé bien et trop pendant 1 semaine (on est revenus avec des coups de soleil et 3 kilos de plus).

A suivre…..

Madagascar, Nosy Komba, jour 1.

Dimanche 1er novembre

C’est le jour du départ. Même si Madagascar n’est pas très loin, il faudra la journée pour atteindre Nosy Kumba, île de l’île de l’île. Nosy Komba se situe au large de Nosy bé, île elle-même au large de la Grande île qu’est Madagascar. En fait d’île, Madagascar est immense, 1 fois et demie plus grande que la France. Les gens du nord ne parlent pas la même langue que les habitants du sud. 7 langues ou dialectes se côtoient dans le pays.

Le taxi nous attend à Maurice à 6h. Décollage pour la Réunion à 8h45. Arrivée à St Denis à 9h30. Normalement, nous aurions dû embarquer tout de suite pour la seconde partie du vol. Mais Air Austral nous avait avertis il y a 1 mois que l’avion avait été annulé et reporté à 16h50. C’est comme ça que j’avais d’ailleurs découvert la « surprise » faite par Bertrand pour ce voyage. Un petit SMS qui a grillé l’effet, mais qui m’a permis de rêver un peu en attendant le beau voyage. Comme les enfants attendant Noël.

Petit déjeuner à l’aéroport.

Contente mais un peu stressée

Bientot le départ

Heureusement, sur l’île sœur, nous avons de amis qui sont venus nous chercher à l’aéroport et nous ont invité chez eux pour leur déjeuner dominical. Ce n’est pas la première fois que Bruno et Caro nous servent de « transfert » et nous les remercions. C’est toujours plus fun que de patienter à l’aéroport.

Dernier décollage à 16h50 pour 1h30 de vol. Avec le décalage horaire, nous arrivons à Nosy Bé à 17h40. 1h nous séparent de Maurice. Il fait presque nuit à Nosy Bé, et l’immersion dans le monde Malgache est phénoménale. Nous débarquons directement sur la piste, puis une interminable file d’attente se profile pour le passage en douane. Chaque douanier nous demandera un « petit pourboire ». Assez déstabilisant. Pas moins de 4 présentations de passeport, d’apposition de visa et de demande de pourboire. Les bagages sont descendus à la main et les gens s’entassent dans une sorte de hangar pour les récupérer. Il fait déjà nuit noir, et les projecteurs attirent les cigales. Une foultitude de gros papillons de nuit s’abattent sur les gens. Ca crie (autant les gens que les insectes, qui font un cri ressemblant à celui de petites chauves-souris). Ca me rappelle les gros papillons qu’on voyait parfois en Guadeloupe. Juste que là, il y en a des centaines qui se prennent dans les ventilos, puis dans les cheveux.

Couché de soleil sur Madagascar, vu de l’avion.

Coucher de soleil sur Nosy Be

Un lac en forme de coeur avant d’atterrir, le ton est donné.

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Aéroport de Nosy Be.

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Pas vraiment rassurée pendant la traversée maritime en pleine nuit.

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On finit par tout récupérer, passeports et bagages, et nous sortons. Un chauffeur nous attend et nous emmène dans sa voiture jusqu’au port. 30 mns de brousse dans la nuit. Puis nous embarquons sur un bateau à moteur, qui lui-même nous emmène jusqu’à Nosy Komba, en 30 mns également. La traversée en pleine nuit est impressionnante, je n’arrête pas de me dire qu’il ne PEUT pas prendre le risque de casser son bateau, donc que le petit gars sait ce qu’il fait. Et il vaut mieux, parce que nous, on ne voit rien (on apprendra plus tard que les traversées en bateau rapide de nuit sont interdites car des collisions avec des baleines, rien que ça, se sont déjà produites) Enfin se profile les lumières du petit hôtel Jardin Vanille. Nous, nous ne sommes pas dans cet hôtel, mais un peu plus haut dans la montagne chez Clarita qui nous accueille après une volée de marches au milieu d’un jardin tropical. Nous le sentons plus que nous le voyons. Clarita nous emmène dans notre cabane en haut du jardin. Un charmant bungalow qui sera notre chez-nous pendant 1 semaine.

L’accueil au restaurant est chaleureux. Le repas magnifique (langouste grillée) et j’ai même la surprise de me faire servir un gâteau avec des bougies. Après tout, c’est mon anniversaire. Et si on m’avait dit que celui-là, je le fêterais à Madagascar, je ne l’aurais pas cru.

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