Madagascar, Nosy Komba, jour 2

Lundi 2 novembre

Au réveil, nous découvrons le Jardin de Clarita sous un grand soleil. Un soleil écrasant. Notre première réflexion est unanime, on dirait la Guadeloupe. On pourrait très bien nous avoir téléportés sur la Basse-Terre. Une végétation luxuriante, une moiteur presque insupportable, des moustiques en escadrons serrés et des insectes surdimensionnés. Vue sur la mer. Mais pas sur le large, puisque Nosy Komba se situe entre Nosy Bé et Madagascar. Donc tout autour on aperçoit la terre. Nous sommes dans une baie magnifique.

De la terrasse de notre bungalow.

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Les différents bateaux, de la pirogue à moteur au « transporteur » passent à des heures précises (encore quelques jours sur place et on aurait pu faire la grille des horaires). Il y a des bateaux de pèche, des bateaux qui transportent des gens, d’autres des voitures d’un point à un autre.
Un bateau de « gens »
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C’est grâce au super zoom de l’appareil qu’on a pu identifier ce qu’il transportait (on hésitait entre des sacs ou des poubelles, mais c’était juste des gens)

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Les petits déjeuners chez Clarita, c’est juste énorme. Des fruits et des jus frais, du pain avec de la confiture locale, du café. 

DSC02039Le restaurant de chez Clarita, le Mora Mora
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Après s’être tartinés de crème solaire (oups, petit moment de solitude en voyant que je me suis trompée et que j’ai pris de l’indice 20 au lieu d’un bon indice 50), on descend sur la plage. Plusieurs dizaines de marches pour atteindre le sable. Mes mollets pensent au retour…. Et soupirent…. (t’as jamais eu une partie de ton corps qui soupire de lassitude toi ?).

Dans les escaliers:

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La plage est magnifique. Bordée de petites cases, avec des enfants partout. Ce sont les vacances scolaires et les enfants sont très nombreux à venir nous dire bonjour et à s’essayer aux quelques mots de français appris à l’école. Renseignements pris par la suite, tous les enfants de Madagascar vont à l’école. S’ils n’y vont pas, c’est que les parents ne s’en occupent pas, parce que l’école est accessible dans tout le pays et obligatoire.
L’école est un bâtiment en dur, une grande classe unique. Apparemment, tous les enfants ne vont pas dans la même école parce que celle-ci est ouverte et les enfants ne sont pas en congé. Il existe des écoles privées, mises en place par des Français et des écoles publiques. Certaines sont gratuites, d’autres payantes. La fille de Clarita est dans une école qui coûte 10 000 aryarii le mois (environ 3 euros). La cour de récré, c’est la plage. Sans barrière, sans portail…. 

L’école
DSC02051Une pirogue à balancier garée devant.
DSC02053La plage et au loin, la Grande Terre (Madagascar)
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C’est là que tu regrettes ton indice 50

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Là, il imagine déjà tous les meubles qu’il pourrait faire avec un tronc comme ça:

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Les broderies faites par les femmes du village (pour 8000 ariary par mois, moins de 3 euros) qui sèchent au vent:

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Cela pourrait presque faire rêver si on fait abstraction de la pauvreté ambiante, parce qu’après avoir profité de la magnifique plage, nous sommes remontés (entends-tu mes mollets soupirer ?) pour redescendre de l’autre côté, vers le village.

Difficile d’être préparés à ce que nous allons voir.

Un chemin tortueux en terre est bordé de cases plus ou moins délabrées. Certaines abritent des familles entières sur un sol en terre, avec à peine de quoi s’allonger entièrement tellement elles sont exiguës. On voit des tout petits posés sur la terre battue, dormir à même le sol, ou sur des terrasses en bois (des planches posées là).

Les maisons sont les unes sur les autres et il faut zigzaguer entre elles pour se frayer un passage. Au bout du « village » se trouve une autre plage où jouent les enfants. Dans la forêt juste au-dessus on entend le bruit des cigales (insectes très très bruyants qui donnent l’impression que des gars scient de la ferraille dans les bois). Les enfants leur courent après pour…..les manger.

Les enfants nous accompagnent tout le chemin en ricanant. Ils sont fascinés par l’appareil photo et demandent à se voir sur l’écran.

Mais la constante, ce sont les sourires. Tout le monde nous dit bonjour et les enfants viennent nous serrer la main.

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Nous allons rencontrer Jimmy, installé sur la plage en bas de l’hôtel, qui fait de merveilleux objets en bois, taillés à la hache. On lui commande un objet, et il s’y met tout de suite pour que ce soit terminé pour notre départ. Les prix sont excessifs pour Madagascar. Ce sont des prix spéciaux pour les touristes. Nous achetons une nappe toute brodée (nous qui ne mettons jamais de nappe, mais bref) et la dame nous demande 20 euros. C’est énorme pour elle. Elle pourra ainsi soigner sa petite fille qu’elle doit emmener à l’hôpital, et surement vivre plusieurs semaines avec cet argent.

L’atelier de Jimmy:
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Nany et ses broderies:
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La fille (6eme enfant) de Nany, qui était souffrante ce jour-là:

DSC02099Notre première journée est terminée. Elle balance entre la beauté des paysages, et les contrastes avec la population, qui malgré tout, est privilégiée par rapport au reste du pays car nous sommes dans un lieu touristique. Attention, sur tout Madagascar, on ne parle que de 185 000 touristes par an. Pour ce grand pays, ce n’est pas assez, les médias s’étant bien employé à le présenter comme dangereux. 
Mais dans ce village, sur Nosy Komba, la population profite quand même de leur présence, même si nous ne sommes pas nombreux à l’hôtel. D’ailleurs, chez Clarita, nous sommes les seuls, et à Jardin Vanille, plus bas, c’est un peu plus occupé. 
D’ailleurs, nous passons à Jardin Vanille le soir pour essayer de capter un peu de wi-fi pour appeler les enfants. Cinq minutes par jour pour se rassurer, c’est rapide.

DSC02142On fait encore quelques rencontres:
DSC02137En haut, chez Clarita, un dîner délicieux nous attend:
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Je ne vais pas te montrer tous les plats tous les jours, parce que ça n’a pas d’intérêt, mais en résumé, on a mangé bien et trop pendant 1 semaine (on est revenus avec des coups de soleil et 3 kilos de plus).

A suivre…..

16 réflexions au sujet de « Madagascar, Nosy Komba, jour 2 »

  1. Chantal MIKATY (maman)

    reportage, haut en couleur, instructif ! enfin bref très intéressant ! merci pour le partage – bises

  2. Sab

    Superbe !!! Ça donne envie d’y aller 😉
    vous avez l’air d’en avoir bien profité, vivement le prochain article, ça nous fait voyager et voir autre chose … On en a bien besoin

    1. kriss Auteur de l’article

      Oui, j’avais du mal à me remettre à penser à quelque chose de plus fun que les drames de la semaine, et puis je me suis forcée, et je ne regrette pas, revoir les photos m’a mis la pèche. Bisous.

  3. wacogne

    ce sont de belles photos simples comme je les aimes !!!

    ça nous fait voyager et nous donne envie d’y aller ….

    vivement la suite !! bisous

  4. Caro gouriot

    Très belles photos( et tu es superbe), super récit! Tu l ‘écris quand ton bouquin? c’est un régal de te lire…. bisous

  5. ginette

    super message qu’il sont beaux ces enfants tu nous fais voyagé Kristell merci .j’attend avec impatience le suivant

  6. Tati Christiane

    Eh ben voilà une bonne nouvelle aujourd’hui par hasard je viens de tomber sur votre nouveau blog enfin je peux vous suivre dans votre aventure et profiter des merveilleux paysages que vous pouvez côtoyer.
    Bisous bisous

  7. Tati Christiane

    Alors quelle surprise aujourd’hui par hasard je te retrouve dans ton nouveau blog je vais enfin avoir de vos nouvelles et profiter des supers paysages que vous pouvez côtoyer dans votre quotidien.
    Bisous

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