Mercredi 4 novembre
Là, je pense qu’il est temps de faire une petite leçon de géographie. Je sors ma craie et je t’explique un peu mieux.
Madagascar, tout le monde connait de nom. Tout le monde sait aussi à peu près où ça se trouve. Je te rafraîchis la mémoire:
Nous avons atterri au nord-ouest de Mada. Je te fais un petit zoom:
Puis nous avons pris un bateau pour Nosy Komba, et plus précisément le village d’Anjiabe (Si t’es un peu observateur, tu peux aussi repéré l’ilot Nosy Tanikely où nous avions passé la journée et vu des tortues):
Aujourd’hui, le programme est de faire le tour de Nosy Komba en pirogue. Et quand on dit le tour, c’est pas compliqué, c’est tout rond:
Nous partons donc d’Anjiabe au sud, pour aller par l’ouest jusqu’à Ampangorina au nord, puis nous redescendrons par l’est, avec une escale à Antamontamo.
J’ai adoré le trajet en pirogue à moteur, avec nos guides très zen (et pas très inquiets des 3 pannes de moteur de la journée).
La journée avait déjà bien commencée:

Le temps était magnifique:

Notre accompagnateur nous a mis direct dans l’ambiance:

Il faut comprendre aussi que sur ce bout de cailloux, il n’y a pas de route, pas de voiture donc. Et que la mer devient la route, avec des pécheurs, des transporteurs. Toutes les marchandises arrivent de Nosy Bé ou de la Grande Terre.



Tout le long du rivage, se côtoient de jolies villas et des cases typiques:



Puis nous arrivons au village, au bout d’une petite heure de navigation. Rien à voir avec notre village du sud. Ici, il y a beaucoup plus d’activités. Il faut dire aussi que se trouve là le parc animalier, appelé « parcs aux lémuriens ».



Il y a même un hôpital, et nous trouverons une pharmacie pour refaire le plein en anti-moustique.
Au bout du village, c’est le début du parc.

Nous serons accompagné par un guide, tout jeune, qui aura un peu de mal à « retrouver sa langue » (le français donc) car ici, 90% des touristes sont italiens. Au secours, mais pourquoi donc ? Pendant la montée dans le parc (mes mollets n’en peuvent plus, non seulement ils soupirent, mais ils transpirent, il fait terriblement chaud), nous échafaudons des théories fumeuses sur cette présence Romaine à Madagascar. Quod istae omnes Italian? (je sais bien que les Italiens ne parlent plus latin, ça va hein, j’ai le droit de sortir ma culture un peu !)
Jusqu’à ce que notre guide, ayant apparemment retrouvé l’usage de la langue de Molière entre temps, nous donne l’explication la plus con qui soit (et la plus logique par la même occasion): Y’a beaucoup d’Italiens car il y a 2 vols directs par semaine Italie/Nosy Bé.
Voilà. Paf. Mystère résolu. Pfff, déçus, nous qui pensions avoir mis un jour un complot international, un truc bien politique. Bref.
Notre guide veut doubler les groupes et nous emmène tout de suite tout en haut du parc (il fait au moins 40° là-dedans, nous dégoulinons…. et j’ai bien regardé le corps (oh ça va !) de notre guide, pas une goutte de sueur pour lui, même dans le dos, même sous les bras… spajuste) .
Il se met à parler en lémuriens (si si) et là….
Et d’un coup, en voilà un qui saute sur mon épaule. Comment c’est tout doux !!! Ses petites mains griffues (j’ai eu une cicatrice au bras pendant 15 jours) attrapent les morceaux de bananes de nos mains, c’est trop trop mignon.



Dès fois même, ils s’occupent du nettoyage des oreilles:

Les mâles sont noirs, les femelles marron.
En redescendant, nous avons eu un véritable exposé de la part de notre guide. A peine 19 ans, et une vraie encyclopédie ! Il nous a tout raconté de la faune et de la flore (c’est lui en tee-shirt rouge, tu remarqueras aussi qu’il est pieds-nus)






Et puis le voilà qu’il nous colle un pote à lui autour du cou. Un boa. Rien que ça ! Même pas peur !




Nous faisons le tour du village avant d’aller manger.
Les artisans sont nombreux et les habitants ne vivent clairement que du tourisme. L’ambiance est joyeuse, nous avons beaucoup aimé y manger et profiter de ce lieu pendant quelques heures:





Notre cuisinière accueille les pécheurs et choisit son poisson du jour:

Puis nous passons à table « Chez Yolande » où Maria (cherche pas) nous prépare à manger:


Nous nous baignons juste au pied du restaurant:

Puis c’est l’heure de repartir, mais avant, on nous emmène au milieu de rien (enfin si, de la mer) sur un îlot vide (pas même un arbre) où nous ne resterons pas longtemps car le soleil est cuisant, et le sable brûlant.




Nous voilà reparti (et hop, une petite panne moteur, ça manquait) vers l’est de l’Île pour terminer le tour.
Sur la « route », nous ferons escale dans un village de piroguiers. Un art du bois incroyable, qui va nous impressionner. Les pirogues sont faites sur ce seul village et le savoir-faire se transmet. Partout, des travailleurs s’attellent à la tache et pour certains c’est la taille du tronc (à la hache), pour d’autres c’est l’ajustage précis des planches entre elles pour que l’ensemble soit étanche, pour d’autres le ponçage et le vernissage. Un travail de forçat, exécuté par des mains expertes. Nous resterons presque qu’une heure à Antamontamo.
Les enfants sont partout. Ils vont surtout venir entourer Bertrand. Moi ils ne feront que me toucher les fesses un peu, puis estimant surement que je suis comme les autres femmes, me laisseront tranquille.
A Mada, nous sommes des Vazaha (étrangers blancs), et assez rares pour vérifier tactilement si cette couleur de peau entre le beige et le rouge cramée est bien réelle…






La cuisine (pas Ikéa) d’une maison:



Journée magnifique, pleine de rencontres et d’apprentissages.
En rentrant, nous passons voir Jimmy qui avance bien sur notre « commande »

Une journée magnifique, que j’ai juste adorée !


ca donne envie d’y retourner
Bonjour Madame. J’adore votre style litteraire. Les photos sont magnifiques et j’aime votre tee-shirt noir. Je kiffe
Moi aussi j’adore ton style littéraire! Qu’est ce que ça donne envie! !!
Bonjour,
Comment pourrai-je vous contacter?merci bien.
Vous pouvez me contacter sur mon mail: kristell@doradoux.fr