Archives pour la catégorie Délires – réflechissements – pensées

Juin c’est le mois….

De la coupe du monde de football.

Non, en vrai, le mois de juin c’est un beau jour ton fils qui se lève non bachelier, et qui s’endort avec le bac in the pocket. 

Ca fait plaisir. Ca fait bizarre, mais ça fait plaisir.

Quand t’habite en dehors de ton pays, celui où ton fils ira problablement faire ses études, c’est une bonne nouvelle s’accompagnant forcément d’un petit (gros) serrement de coeur. Ainsi sont nos choix, ainsi ira sa vie. On ne peut pas protéger nos enfants de leur propre vie.

Mon surfeur deviendra un vacancier à Maurice maintenant.

Mais place à la fête !

 

Gauvain est à 2mn30 (si t’as la flemme d’écouter les discours).

99,31 % de réussite. Bravo les enfants jeunes grands (on dit comment ?) étudiants !

 

 

 

 

 

 

 

 

Qu’elle soit elle…

Qu’elle aime aussi ses inquiétudes
C’est une qualité que j’ai
Sans fausse modestie aucune
Une que je voudrais qu’elle ait

Qu’elle me ressemble en solitude
Qu’elle apprenne peu à peu
Les autres seront son étude
Qu’elle soit seule pour qu’elle aime mieux

On voudrait bien qu’ils soient à notre image
On voudrait bien qu’ils soient un autre soi
Que ça continue même après la page
Mais qu’elle soit elle
Le mieux qu’elle pourra

 
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Bon anniversaire et bienvenue chez les Teen !


Retrospective 2013.

Cette année, encore une fois, l’homme a été capable du pire. Et du meilleur. Rien de nouveau sous le soleil (ou le vent, la glace, la pluie, comme vous voulez). Mais cette année, qui je vous le rappelle est une année de rab rapport à la fin du monde qui a loupé en décembre 2012, de mon côté de la lorgnette, je trouve que l’homme a sincèrement manqué de fun. Il a tout fait comme d’hab: 

Tuer des gens, torturer des animaux, déclarer des guerres, frauder, camoufler, mentir, noyer son enfant, et toussa.

Moi j’aimerais juste qu’on ferme les volets de la haine un court instant, qu’on laisse entrer en nous un peu de poésie pour finir l’année 2013 (je vous ai rappelé que c’était une année de plus par rapport à notre soit-disant fin du monde ?) avec un petit brin de douceur, un sursaut de zénitude, une pointe de légèreté, un petit supplément d’âme….

Alors regardez un peu comme cette année 2013 peut être présentée comme un spectacle !!!

 

– Florence Cassez,  Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand et Marc Féret et Francis Collomp ont été libérés.

– Le Pape Benoît XVI a renoncé à ses fonctions, montrant que les hommes de religion, même les big boss de la cause, sont humains (d’ailleurs, je vous ai dit que Noël était annulé cette année ? Oui, Jésus a avoué…. oups  )

– Le projet de loi instaurant le mariage pour tous est enfin mis en place.

– Stromae se moque des réseaux sociaux et des médias en s’en servant pour faire le méga buzz. 

 

– Le Prince George de Cambridge fait vibrer l’Angleterre (on fête une naissance, c’est toujours bon à prendre non dans ce monde de fous ?)

– Le site de Dieudonné a été hacké.

– Les Minions ont envahis nos écrans

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– Nabilla a permis a plein de gens de se trouver intelligents.

– Léo Ferré nous a obligé à réécouter son oeuvre, et ce fut chouette…

 

– Un autre Georges s’en est allé, nous laissant des trésors:

 

 

Elle est pas belle la vie ?

Comment ça c’est un bilan de Bisounours ? 

Merde c’est vrai. 

Alors voilà mon vrai coup de gueule:

En 2013, ce ne fut pas ni pire ni meilleure que les autres années. Non les gens qui ne travaillent pas n’aiment pas ça et ne profitent pas tous du système, non ce n’est pas de la faute aux immigrés, qui sont moins nombreux en terme de pourcentage que dans les années 80. Non un enfant élevé par 2 parents du même sexe ne sera pas moins équilibré qu’un enfant élevé dans une famille maltraitante. 
Oui on a commencé l’année par une guerre au Mali. Qui est encore capable de dire ce que deviennent les Maliens à l’heure actuelle ?
Oui en France, on a assisté à la pire manifestation de rue: se battre pour que d’autres n’aient pas les mêmes droits que soi (qu’on se batte pour défendre ses droits, ok, mais pour empêcher les autres d’en avoir, ça me fait gerber).
Des terroristes ont fait pêter un marathon, tuant et blessant.
Des hommes sont tellement désespérés qu’ils risquent leur vie pour prendre des bateaux pour atteindre des pays qui ne veulent pas d’eux et les renvoie à leur misère. Pendant ce temps là, nos poubelles sont pleines de ce qui déborde chez nous et on se permet de gueuler au scandale quand une famille expulsée ose montrer son mécontentement (ils devraient surement s’etismer heureux, merde, ils ont pas fait naufrage à Lampedusa eux !) 

Et puis il y a les choses sur lesquelles on a aucune prise, et qu’il faudra supporter en serrant les dents: les typhons qui rayent des pays de la carte, le cancer de ma copine Vanessa, la mort de Mandela ….

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Oui la tempête viendra perturber Noël en France, mais regardez bien, la vie peut parfois ressembler à un tableau de Van Gogh:

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B-day.

 

 

juin2013 9394

J’m’en fous J’ai 18 Ans 
Vous aimeriez en dire autant 
Tout m’effraie, rien ne m’arrête 
J’aime la vie et j’me déteste 

J’m’en fous J’ai 18 Ans 
Et je ferais avec ou sans 
Je broie du noir dans ma chambre Rose 
J’mets de l’espoir dans des tas de causes 

J’m’en fous J’ai 18 Ans 
Et j’ai des rêves bien plus grand 
Que tous vos restes d’illusions 
Que vous rongez dans vot’ salon 

J’m’en fous J’ai 18 Ans 
Rien derrière et tout devant 
J’ai rencontré la femme de ma vie 
Hier soir en boite de nuit 

J’m’en fous J’ai 18 Ans 
Et dire qu’on me prends pour un enfant 
J’fais le tour du monde dans ma petite tête 
Mon coeur qui gronde j’en fais des miettes 

J’m’en fous J’ai 18 Ans 
Et j’ai des rêves bien plus grand 
Que tous vos restes d’illusions 
Que vous rongez dans vot’ salon 
J’ai 18 Ans… 

J’m’en fous J’ai 18 Ans 
Vous vous êtes vu non mais vraiment 
J’suis à mille lieux de vos foutaises 
J’en ai plus 17 ni 16 

J’m’en fous J’ai 18 Ans 
Et j’ai même pas peur du temps 

Qui passe et qui vous file des rides 
J’sèche les cours dans l’herbe humide 

J’m’en fous J’ai 18 Ans 
Et j’ai des rêves bien plus grand 
Que tous vos restes d’illusions 
Que vous rongez dans vot’ salon 
J’ai 18 Ans… 
J’ai 18 Ans… 
J’ai 18 Ans.

Coffee sans Milk.

Depuis hier soir, fête de Divali, fête des lumières hindou, Milk est morte. Je n’avais même pas eu le temps de vous parler d’elles…

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novembre2012 3930

novembre2012 4113

 

octobre2012 3840

 

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Ce soir, Coffee dormira sans Milk,parce qu’apparement, empoisonner les chiens est une habitude pour les gens de notre quartier. Et aujourd’hui, on se sent comme Coffee, un peu abattus.

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C’est pas demain la veille.

Un jour, nos enfants grandissent.

Un jour, ils partent vivre leur vie.

On a construit la rampe de lancement, on a fabriqué la fusée, on a posé la fusée sur la rampe, on a allumé la mèche et … on espère. On espère avoir mis la fusée droite sur la rampe, pas trop à droite, pas trop à gauche (et je ne parle pas de politique), et on espère surtout que l’impulsion sera assez forte pour que la fusée aille le plus loin possible. Mais une fois que la mèche est allumée, on ne peut plus contrôler grand chose. Plein de questions ? Lui ai-je suffisament appris l’empathie, la sympathie, l’altruisme ? Mais aussi un brin d’égoïsme et de caractère. Lui avons-nous donné assez d’amour pour remplir son réservoir pour le reste de ses jours ? Et dans nos erreurs, a-t-on donné des clefs pour qu’elles ne se reproduisent plus ? Est-elle,  est-il prêt à vivre ses propres erreurs, ses propres victoires,  de ne les devoir qu’à lui-même ?

Lui a-t-on donné assez de pistes pour être heureux ?

 

On ne sait pas, on ne sait jamais.

Pour nous, la question ne se pose pas. Ce n’est pas demain la veille !

Ni pour lui:

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Ni pour elle:

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Mais pour Benjamin, c’est demain la veille. C’est demain la veille de son grand saut par-dessus l’Océan Indien pour aller commencer un bout de vie d’adulte. C’est son choix, son envie. Et sa maman Emmanuelle étant une maman attentive et une très bonne fabriquante de fusées, elle a allumé la mèche avec confiance. 

Donc pour Benjamin, c’est demain la veille.

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Et ça fout grave les boules à son pote Gauvain, parce que c’est toujours plus facile de partir que de rester (si si si, on commence à avoir de l’expérience en la matière).

Comme toujours, une soirée d’au revoir aigre-douce… 

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Bon vent Benjamin !!

Quand j’étais petite …

… je me rappelle de m’être plainte à ma grand-mère que jamais, Ô grand jamais, je ne pourrai fêter mon anniversaire à l’école. Et que d’être né un jour férié était déjà pas drôle, mais en plus un jour où tout le monde se rend dans les cimetières… ben c’était pas super joyeux.

Etrangement, depuis que je vis sous les Tropiques, mon anniversaire me semble beaucoup moins triste. 

 

Mais hier, pour la première fois de ma vie, mon anniversaire n’était pas férié. Pourquoi ? Et bien comme ici se cotoient une foultitude de confessions religieuses, et que chacune a ses fêtes, il devenait impossible de rendre férié tous ces jours. Donc une année sur 2, la Toussaint est un jour de congé. L’autre année, c’est le 15 août qui est férié. Comme cette année.

Donc j’ai passé mon anniversaire toute seule. Enfin, jusqu’à ce qu’on rejoigne les potes sur la plage !!

La morale de l’histoire, c’est que tout est possible, rien n’est figé, et qu’on ne peut pas dire ni jamais, ni toujours. Si ma grand-mère m’avait dit que pour mes 41 ans, mon anniversaire ne sera pas férié, je ne l’aurais pas crue.

 

Vie de chien.

Aujourd’hui, j’ai emmené un petit chien chez le vétérinaire pour qu’il arrête sa petite vie.

Aujourd’hui, j’ai emmené ma petite chienne pour qu’une aiguille aussi grande qu’une de ses pattes rentre dans son coeur pour le stopper net.

Oh, quand je dis ma chienne, je fais un petit excès de langage. Parce que cette bestiole là, tout comme sa soeur morte quasiment dans mes bras dimanche dernier, n’avait pas eu le temps d’appartenir à quiconque. Des chiens sortis de nul part, de la rue, qui ont croisé notre route. Et abandonnés, et trop mignons, et voilà, on les a pris en se disant que bon, on allait en caser un, et puis peut-être même les 2 et basta.

Ce n’était pas leur destin.

Leur destin était d’avoir contracté la pire maladie canine qui soit. Celle qui attaque le système neurologique, qui déclenche diahrée et vomissement, désorientation, folie, crises d’épilepsies…. 

C’est une maladie avec un nom compliqué, appelée communément maladie de Carré.

Leur mère devait l’avoir, c’est une maladie sans traitement, où le corps doit se débrouiller seul. Mais comment on fait quand on n’est tellement petit qu’on n’a presque pas de corps ? Comment on fait quand ce corps diminue de moitié par deshydratation et qu’il faut mettre l’aiguille directement dans le coeur pour l’atteindre, car les veines sont trop vides.

Depuis lundi, je passe mes journées à faire des allers-retours entre elle et moi, à faire des allers-retour chez la plus gentille vétérinaire du monde (en vrai la seule que j’ai rencontrée jusquà présent), qui a tout fait pour tenter le coup, avec une batterie de piqûres, de traitements… Même Bertrand est rentré plus tôt hier soir pour l’emmener, et on était trop heureux de la ramener vivante hier. Déjà qu’il avait commencer sa semaine en enterrant sa soeur…

C’était hier.

Ce matin, j’ai pris la décision. Je ne connais ce chien que depuis 5 jours, et je n’arrivais pas à prendre cette décision.

Mais il le fallait.

Aujourd’hui, j’ai fait euthanasier un chien.

Mais surtout, aujourd’hui, mon fils a enterré un bébé chien…..

1 an à Maurice.

Il y a un an, moi et les enfants arrivions à Maurice pour rejoindre Bertrand qui y était déjà depuis le mois d’avril. Une année dans un pays étranger. Prêts à continuer ? Bien sûr ! J’espère que nous aurons encore beaucoup de choses à vous faire découvrir, à vous montrer, à partager.

Ce blog est une toute petite partie de notre vie. La plus « visuelle » peut-être.

Bien sûr tout n’est pas idyllique, parce que jamais rien n’est idyllique nul part. 

Mais la vie sur notre île est douce, et nous ne voulons pas nous habituer à cela, nous lasser de ce qui nous entoure. C’est pour cela que nous essayons tous les jours de nous étonner de notre chance, de profiter de ce qui nous entoure, de ne pas se lasser, surtout pas.

Il faut kiffer ce que l’on a !! Là bas, ici, ou ailleurs.

Pour le moment nous sommes en France, nous profitons de la famille que nous quitterons bientôt pour une nouvelle année entière.

Retour sur Maurice dans 12 jours !!