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Ilet Carret.

Je sais que cet endroit plait particulièrement.

Alors cet îlet ce situe dans le grand cul de sac marin, le long de la plus grande barrière de corail des petites Antilles. C’est au large de la ville de Ste Rose, dans le nord de la Grande Terre.
En partant de Baie-mahault et en naviguant à une vitesse « familiale », nous y sommes en 25 minutes environ.

La dernière fois (avant le vendredi de l’ascension), c’était avec Cricri et Fanfan:

Il ne faisait pas beau du tout, et j’ai passé un moment hors du temps avec Ronan. Nous avons passé 15 minutes dans l’eau turquoise, qui prenait des nuances hallucinantes avec le mauvais temps, sous une pluie battante, une bonne pluie tropicale. C’était génial de vivre ça avec lui, tout serré contre moi et le sourire aux lèvres.
Gauvain était en cours.

Nous n’y allons pas la WE à l’îlet, car les excursions débarquent à partir de midi et les particuliers avec des bateaux, comme nous, arrivent aussi rapidement.

Bref, là où l’îlet est agréable, c’est le matin en semaine (du coup on doit bien tomber pour pouvoir y aller).

Et puis je voulais aussi vous montrer ce qu’attirait aussi cet îlet une fois par an, c’est à gerber (3000 personnes sur 200m2, c’est logique non ?) Heureusement, le Mercury day a été interdit.

L’îlet Carret doit son nom à une tortue qui vient se reproduire là tous les ans. D’ailleurs, pendant cette période (juin je crois), il est interdit de venir accoster. L’îlet est voué à disparaître dans les années qui viennent, malgré les tentatives de désensablement. Mais c’est une évolution naturelle, comme beaucoup de banc de sable qui bouge.

 

Notre vendredi de l’ascension.

Bon, je sais, ça n’existe pas un vendredi de l’ascension.
Mais vous voyez ce que je veux dire…

Nous avons passé une superbe journée en compagnie des parents d’un copain de classe de Gauvain. L’histoire est jolie car la maman est berrichone et habite à quelques kilomètres d’une des tantes à Bertrand dans le Cher (et ils se connaissent très bien). Et lui est breton et est originaire de quelques kilomètres de chez mes parents à moi. Ils ont même fait construire une maison à côté de Lorient.
Et nos 2 grands se retrouvent dans la même classe. Et s’entendent super bien (ils s’entendaient déjà super bien avant de savoir tout ça).

Nous avions envie de faire une sortie bateau avec des amis, et c’est toujours compliqué de trouver des gens dispos. Là, on a un peu insisté pour qu’ils fassent faire le pont à leurs enfants.

L’ilet Carret est toujours merveilleux le matin…

Et je rajoute cette vidéo pour ma maman

 

1001 nuits.

D’après Ariane, Ronan a eu 1000 jours hier….

Moi je dirais plutôt 1001 nuits aujourd’hui.

Ronan n’est pas un enfant facile niveau sommeil, même si nous sommes sortis du plus gros. Il y a encore des réveils nocturnes, et encore des levés aux aurores. La seule chose qui nous console est que ce petit dernier sera le dernier, et qu’à moins que les insomnies s’y mettent, nous devrions dormir de mieux en mieux dans les années qui viennent.

Mais 1001 nuits, dont au moins 800 incomplètes, voir sérieusement amputées, ça perturbe. On s’en remet doucement.

Lui va très bien

Alors à mon bébé boulet, mon porte-clefs géant qui me suit toujours, ma cerise sur le gateau dont je m’occupe 24h/24 depuis 1001 jours et 1001 nuits, je voudrais te dire que tu rayonnes, que tu me renvoies chaque nuit le soleil qui dore ta peau dans la journée, que tu es un bébé de la nature, un enfant souriant et heureux et que je serais la plus malheureuse des mamans si je devais un jour te renfermer dans un appartement parisien, que j’espère que ce sera le plus tard possible, même jamais.
Je t’aime, même si les cernes sous mes yeux ne me vont pas très bien.

Merci d’être venu dans nos vies, et je trouve que la tienne est bien chouette.

 

Alizées.

Ce n’est pas que le nom d’une lolita de la chanson, c’est aussi le nom des vents qui soufflent ici pratiquement tout le temps.

Alors heureusement qu’ils sont là, car vivre dans un climat semi-tropical (et oui, nous ne sommes pas tout à fait dans un climat tropical) revient à rentrer dans ça:

Mais grâce aux Alizées, la vie en Guadeloupe ressemblerait plutôt à vivre avec ça au dessus du crâne:

Alors la prochaine fois que vous irez au restaurant ou dans les toilettes publiques d’une grande entreprise, mettez 10 minutes la tête sous le sèche-main et pensez à nous:

Je sais, c’est pas très glamour, mais en ce moment, il fait une moyenne de 35° à l’ombre en journée, et on transpire à ne rien faire, il fait si chaud que la clim’ à 24° dans la chambre nous paraît glaciale, et que le ventilo que j’ai installé à 30 cm de moi me semble souffler du chaud aussi.

Et ça ne fait que commencer….

Notre jeudi de l’ascension.

Quelle journée !!

Déjà, nous savions ce que nous voulions faire, ce qui est rare. On le savait même depuis la veille au soir (top méga rare) et tout le monde était partant (extrèmement rare).

Il a fallu quand même réveiller Gauvain qui a dit un truc du genre « mourf grrr hueiiimmm » quand j’ai été le voir à 8h.
Et puis à 9h, miracle (ça doit venir du fait que c’était l’ascension), tout le monde était dans la voiture.

Direction Trois-Rivières pour visiter le parc archéologique des roches gravées. Et gravées par qui ces roches ? Par les indiens Arawak 300 ou 400 ans avant JC (celui qui a ascensionné jeudi).

Morgane jubilait, elle avait trop hâte.

 

Après 1h de route sous la pluie, nous arrivons sans nous perdre (notez bien encore ce miracle) devant le parc FERME….

 

Snif snif.

 

Mais j’ai rebondi en parlant du fort Delgrés de Basse-Terre (pas tout à fait la même époque) et Morgane, toujours très intéressée par l’histoire, a bondi de joie.

 

Après une autre 1/2h de route sous la pluie battante, nous arrivons devant le fort FERME.

 

Là, on a commencé a douter de l’effet religieux de cette journée.

 

Mais nous étions à Basse-Terre, donc pas très loin de St Claude, donc du volcan. Alors direction la Souffière !!

Après une montée impressionnante sur les routes glissantes, nous arrivons au parking qui annonce que le sommet est à 1h45. Nous le savions hein, mais de toute façon, pas question de grimper avec Ronan, nous avions comme but de nous baigner dans les bains jaunes, magnifiques bassins aménagés pour recevoir l’eau chaude qui s’écoule de la Souffière. Et chaude, c’est vraiment le mot. Et comme il continuait de pleuvoir, c’était vraiment très impressionnant.

 

Avec tout ça, il était déjà midi et nous n’avions pas prévu de pique-nique.
On a cherché un peu un truc d’ouvert, en vain, alors on s’est rappelé qu’il y avait un Macdo à BAsse-Terre.

On a attendu bien sagement:

Entre le buste en bronze de Delgrés et l’église (article à thème aujourd’hui)

Et puis nous avions très chaud, alors après avoir mangé, nous avons découvert (on nous avait aidé hein) une baignoire d’eau chaude naturelle dans les ruines d’une ancienne maison. L’eau était limpide et vraiment chaude, très surprenant, et un peu spécial comme endroit. Nous n’étions que tous les 5.

Là-bas dans le trou, ce sont les Saintes que l’on aperçoit.

Puis ce fut le retour, avec un passage par l’allée Dumanoir.

Que tout le monde n’a pas apprécié de la même façon.

Coup de coeur (qui pourrait aussi être un coup de gueule).

Ouais, je sais, chui la reine des titres en ce moment .

Le lien d’un slam de Grand Corps Malade qui remue bien là où ça fait très mal pour moi en ce moment.
Et un coup de coeur énorme au passage à mes anciens collègues qui ne lisent surement pas ici mais qui m’ont aidé à tenir le coup face aux énormités du système social de notre pays, au gouffre des inégalités devant l’éducation, et aux faces à faces musclés devant des enfants à qui on n’avait jamais dit je t’aime (et qui par leur comportement ne donnaient pas envie du tout de leur dire).

Education nationale.

Merci Gaëlle pour ce lien.

Pas envie de trouver un titre !!

Y’a plus de photos de plage, ni de randonnée, ni de pique-nique…. vous avez remarqué ?
Ben c’est simple, on n’a rien fait depuis plus de 15 jours. Pas même un mini square ni une micro balade.
Que dalle !

Et en dehors du fait que Bertrand a été opéré du genou, il faut dire que ça fait 3 semaines qu’il pleut. Y’a pas un jour sans pluie, et on n’est même pas en saison des pluies (arf arf arf).

Bon, ça c’était histoire de râler (on était encore en alerte jaune ce WE).

 

Maintenant, un vrai coup de gueule contre… c’est pas fait exprès …. l’éducation nationale.

 

Après les 7 semaines de grève (pardon, 6 semaines, faut pas compter les vacances de février dedans), le recteur a modifié le calendrier. Une petite dose de rappel . De tout ce qui nous a été énoncé ce jour-là, RIEN n’a été respecté.

Déjà, ce changement de dates est illégal. C’est le calendrier des vacances qui s’applique, point, et elles sont décidées depuis 3 ans. Donc le rattrapage des cours se fait sur la base du volontariat et du bénévolat des profs.

aheum aheum (râclement de gorge énervé)

Je comprends que les profs fassent grève.
Pendant 7 semaines sans essayer de mettre en ligne (le collège a un site web et un prof y a déposé des exos, un seul prof…) une aide pour les élèves, ça coince un peu pour moi. Quand ils regardent les élèves dans les yeux en leur disant « on a pris du retard, va falloir mettre les bouchées doubles », là, je trouve ça de mauvais goût mais quand après avoir brassé de l’air, il ne se passe rien, je n’ai plus envie de ricaner, mais de mordre.

Donc il ne se passe rien.
Ha si, le prof de français a rajouté 2h le vendredi après-midi, alors que Gauvain termine à midi. Et comme c’est aussi son prof de créole, ça lui fait 5h avec le même prof (quand il rentre le vendredi soir, il rigole nerveusement pendant au moins 1h, au bord de l’asphyxie).

Bon, jusque là, rien de dramatique, juste que comme d’hab, puisque c’est écrit, l’honneur est sauf ! Alors que dans la vraie vie, c’est que du pipeau. Personne ne saura que le rattrapage n’est pas effectif puisqu’il est écrit officiellement qu’il le sera. Voilà les nouvelles dates des vacances (en rouge) –> ici

Bref.

Mais là, on a touché le fond du foutage de poire des élèves.
La semaine prochaine, ce devait être les vacances. Elles sautent bien sur. C’était prévu. Mais comme tous les profs ne sont pas volontaires, ça donne qu’il a fallu signer un nouvel emploi du temps, plein d’heures de permanence (sans surveillance bien sur, pas assez de personnel) et avec la moitié des profs absents. Je vais faire le taxi pendant 3 jours.

Y’a des gens qui avaient prévu des choses, des locations peut-être, des projets, des gens à recevoir, des billets d’avion pris … et là, je m’aperçois qu’ils auraient pu ne rien changer, puisque du côté des profs, rien n’a vraiment changé.

Je ne sais pas quand on va se mettre à respecter les élèves, mais à ce rythme là, je ne suis pas prête de me réconcilier avec l’école.

shufffffffffffff du jeudi.

C’est un jour un peu moins shuffff que les autres.
Gauvain terminant à 17h (7h-17h, ça fait de bonnes journées hein ?!), pas besoin de sortir le midi.
Le premier rendez-vous étant le cours de guitare à 16h.
Et encore, depuis le début des grèves, nous n’avons pas vu beaucoup la prof de guitare.

Alors on fait quoi le jeudi matin ?
On passe du temps dans l’école.
Et on profite d’être ensemble.

Mes petits au réveil.

Ensuite, Morgane doit se kimonoter pour aller au judo. Pas de photos récentes de combats en ce moment.
Mais des instants pris sur le vif (on voit bien le mouvement, non ?)

 

Et pendant ce temps-là, Ronan chope un ballon dans la salle et joue avec sa copine Maëline:

Et quand gauvain n’a pas trop de devoirs, il garde son petit frère, et ça a l’air de ne déranger ni l’un n l’autre:

Un dimanche matin…

C’est bien le dimanche, pas de schuffffff, pas de pression, tout est zen.
Quand j’étais petite, je détestais les dimanche (les dimanche à la con comme dirait Renaud)

Maintenant, je les adore, et j’espère que mes enfants aussi (bon là, je rêve peut-être)

Vous faîtes quoi les petits ????

On fait des TREPES !!!

C’est MONAN qui met le lait !!!

Miam slurp !