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Pour ma maman.

Je pourrais t’offrir:

UN BOUGEOIR EN PÂTE A SEL:

UN COLLIER DE NOUILLES:

 

UN BOUQUET DE FLEURS EN PAPIER:



L’EMPREINTE DE MA MAIN DANS DU PLÂTRE:

Mais j’ai peur que ça voyage mal par la Poste, alors je voulais juste te dire que je t’aime fort et

BONNE FETE MAMAN !!

Et bien sur, même si elle n’ose plus mettre de commentaires, je sais que ma belle-mère nous lit, alors Bertrand se joint à moi pour lui souhaiter aussi une bonne fête des mamans !!!

Leçon de sciences.

Cet hiver, Loune a amené à Morgane 2 livres d’expériences. L’un sur le corps humain et l’autre sur l’eau.

Et Gauvain et Morgane ont voulu vous faire partager leur expérience. Au début, ça a bien commencé, puis c’est un peu parti en vrille.

J’ai sorti ma machine à coudre (4)

On est parti de ça:

Ca devrait dire quelque chose à Pamela ça ? Il va encore à Morgane, mais beaucoup trop large en bas, et très abîmé aussi.

Et on a fait ça (coût, 20 cts)

Et avec 1 euro de tissu, j’ai fait ça (vous l’aurez compris, les temps sont aux économies)

Mon doudou est un peu trop mince pour la taille 2 ans, mais un peu trop grand pour la longueur 2 ans, alors c’est chouette de faire du sur mesure.

Mourir un 1er juin.

Y’a pas de bonnes dates pour mourir.
228 personnes sont parties dans la même minute au même moment.

Et au moins 228 autres personnes viennent de voir leur vie percuter un mur. Un frère, une soeur, une mère, une fille, un petit-fils.

Je ne sais pas si c’est parce que je vais emmener mes trois enfants dans un avion cet été, ou si parce que de toute façon c’est inhumain, ou encore parce qu’on a vu les gens l’apprendre à la télé, on a entendu l’annonce faite au micro…. mais vraiment tout petit moral ce soir.

Une pensée pour cette énorme océan qui sépare des mondes et qui engloutit des âmes. Une pensée pour ceux qui sont partis avec des rêves de vacances ou des souvenirs plein la tête.

Y’a pas de bonnes dates pour mourir.

Ilet Carret.

Je sais que cet endroit plait particulièrement.

Alors cet îlet ce situe dans le grand cul de sac marin, le long de la plus grande barrière de corail des petites Antilles. C’est au large de la ville de Ste Rose, dans le nord de la Grande Terre.
En partant de Baie-mahault et en naviguant à une vitesse « familiale », nous y sommes en 25 minutes environ.

La dernière fois (avant le vendredi de l’ascension), c’était avec Cricri et Fanfan:

Il ne faisait pas beau du tout, et j’ai passé un moment hors du temps avec Ronan. Nous avons passé 15 minutes dans l’eau turquoise, qui prenait des nuances hallucinantes avec le mauvais temps, sous une pluie battante, une bonne pluie tropicale. C’était génial de vivre ça avec lui, tout serré contre moi et le sourire aux lèvres.
Gauvain était en cours.

Nous n’y allons pas la WE à l’îlet, car les excursions débarquent à partir de midi et les particuliers avec des bateaux, comme nous, arrivent aussi rapidement.

Bref, là où l’îlet est agréable, c’est le matin en semaine (du coup on doit bien tomber pour pouvoir y aller).

Et puis je voulais aussi vous montrer ce qu’attirait aussi cet îlet une fois par an, c’est à gerber (3000 personnes sur 200m2, c’est logique non ?) Heureusement, le Mercury day a été interdit.

L’îlet Carret doit son nom à une tortue qui vient se reproduire là tous les ans. D’ailleurs, pendant cette période (juin je crois), il est interdit de venir accoster. L’îlet est voué à disparaître dans les années qui viennent, malgré les tentatives de désensablement. Mais c’est une évolution naturelle, comme beaucoup de banc de sable qui bouge.

 

Notre vendredi de l’ascension.

Bon, je sais, ça n’existe pas un vendredi de l’ascension.
Mais vous voyez ce que je veux dire…

Nous avons passé une superbe journée en compagnie des parents d’un copain de classe de Gauvain. L’histoire est jolie car la maman est berrichone et habite à quelques kilomètres d’une des tantes à Bertrand dans le Cher (et ils se connaissent très bien). Et lui est breton et est originaire de quelques kilomètres de chez mes parents à moi. Ils ont même fait construire une maison à côté de Lorient.
Et nos 2 grands se retrouvent dans la même classe. Et s’entendent super bien (ils s’entendaient déjà super bien avant de savoir tout ça).

Nous avions envie de faire une sortie bateau avec des amis, et c’est toujours compliqué de trouver des gens dispos. Là, on a un peu insisté pour qu’ils fassent faire le pont à leurs enfants.

L’ilet Carret est toujours merveilleux le matin…

Et je rajoute cette vidéo pour ma maman

 

1001 nuits.

D’après Ariane, Ronan a eu 1000 jours hier….

Moi je dirais plutôt 1001 nuits aujourd’hui.

Ronan n’est pas un enfant facile niveau sommeil, même si nous sommes sortis du plus gros. Il y a encore des réveils nocturnes, et encore des levés aux aurores. La seule chose qui nous console est que ce petit dernier sera le dernier, et qu’à moins que les insomnies s’y mettent, nous devrions dormir de mieux en mieux dans les années qui viennent.

Mais 1001 nuits, dont au moins 800 incomplètes, voir sérieusement amputées, ça perturbe. On s’en remet doucement.

Lui va très bien

Alors à mon bébé boulet, mon porte-clefs géant qui me suit toujours, ma cerise sur le gateau dont je m’occupe 24h/24 depuis 1001 jours et 1001 nuits, je voudrais te dire que tu rayonnes, que tu me renvoies chaque nuit le soleil qui dore ta peau dans la journée, que tu es un bébé de la nature, un enfant souriant et heureux et que je serais la plus malheureuse des mamans si je devais un jour te renfermer dans un appartement parisien, que j’espère que ce sera le plus tard possible, même jamais.
Je t’aime, même si les cernes sous mes yeux ne me vont pas très bien.

Merci d’être venu dans nos vies, et je trouve que la tienne est bien chouette.

 

Alizées.

Ce n’est pas que le nom d’une lolita de la chanson, c’est aussi le nom des vents qui soufflent ici pratiquement tout le temps.

Alors heureusement qu’ils sont là, car vivre dans un climat semi-tropical (et oui, nous ne sommes pas tout à fait dans un climat tropical) revient à rentrer dans ça:

Mais grâce aux Alizées, la vie en Guadeloupe ressemblerait plutôt à vivre avec ça au dessus du crâne:

Alors la prochaine fois que vous irez au restaurant ou dans les toilettes publiques d’une grande entreprise, mettez 10 minutes la tête sous le sèche-main et pensez à nous:

Je sais, c’est pas très glamour, mais en ce moment, il fait une moyenne de 35° à l’ombre en journée, et on transpire à ne rien faire, il fait si chaud que la clim’ à 24° dans la chambre nous paraît glaciale, et que le ventilo que j’ai installé à 30 cm de moi me semble souffler du chaud aussi.

Et ça ne fait que commencer….

Notre jeudi de l’ascension.

Quelle journée !!

Déjà, nous savions ce que nous voulions faire, ce qui est rare. On le savait même depuis la veille au soir (top méga rare) et tout le monde était partant (extrèmement rare).

Il a fallu quand même réveiller Gauvain qui a dit un truc du genre « mourf grrr hueiiimmm » quand j’ai été le voir à 8h.
Et puis à 9h, miracle (ça doit venir du fait que c’était l’ascension), tout le monde était dans la voiture.

Direction Trois-Rivières pour visiter le parc archéologique des roches gravées. Et gravées par qui ces roches ? Par les indiens Arawak 300 ou 400 ans avant JC (celui qui a ascensionné jeudi).

Morgane jubilait, elle avait trop hâte.

 

Après 1h de route sous la pluie, nous arrivons sans nous perdre (notez bien encore ce miracle) devant le parc FERME….

 

Snif snif.

 

Mais j’ai rebondi en parlant du fort Delgrés de Basse-Terre (pas tout à fait la même époque) et Morgane, toujours très intéressée par l’histoire, a bondi de joie.

 

Après une autre 1/2h de route sous la pluie battante, nous arrivons devant le fort FERME.

 

Là, on a commencé a douter de l’effet religieux de cette journée.

 

Mais nous étions à Basse-Terre, donc pas très loin de St Claude, donc du volcan. Alors direction la Souffière !!

Après une montée impressionnante sur les routes glissantes, nous arrivons au parking qui annonce que le sommet est à 1h45. Nous le savions hein, mais de toute façon, pas question de grimper avec Ronan, nous avions comme but de nous baigner dans les bains jaunes, magnifiques bassins aménagés pour recevoir l’eau chaude qui s’écoule de la Souffière. Et chaude, c’est vraiment le mot. Et comme il continuait de pleuvoir, c’était vraiment très impressionnant.

 

Avec tout ça, il était déjà midi et nous n’avions pas prévu de pique-nique.
On a cherché un peu un truc d’ouvert, en vain, alors on s’est rappelé qu’il y avait un Macdo à BAsse-Terre.

On a attendu bien sagement:

Entre le buste en bronze de Delgrés et l’église (article à thème aujourd’hui)

Et puis nous avions très chaud, alors après avoir mangé, nous avons découvert (on nous avait aidé hein) une baignoire d’eau chaude naturelle dans les ruines d’une ancienne maison. L’eau était limpide et vraiment chaude, très surprenant, et un peu spécial comme endroit. Nous n’étions que tous les 5.

Là-bas dans le trou, ce sont les Saintes que l’on aperçoit.

Puis ce fut le retour, avec un passage par l’allée Dumanoir.

Que tout le monde n’a pas apprécié de la même façon.

Coup de coeur (qui pourrait aussi être un coup de gueule).

Ouais, je sais, chui la reine des titres en ce moment .

Le lien d’un slam de Grand Corps Malade qui remue bien là où ça fait très mal pour moi en ce moment.
Et un coup de coeur énorme au passage à mes anciens collègues qui ne lisent surement pas ici mais qui m’ont aidé à tenir le coup face aux énormités du système social de notre pays, au gouffre des inégalités devant l’éducation, et aux faces à faces musclés devant des enfants à qui on n’avait jamais dit je t’aime (et qui par leur comportement ne donnaient pas envie du tout de leur dire).

Education nationale.

Merci Gaëlle pour ce lien.