Notre ville est plus industrielle que touristique. C’est là que se trouve le plus grand centre commercial des Caraïbes, le poumon économique de la Guadeloupe. Mais avant de s’étendre et d’être tout ça, Baie-Mahault était comme partout en Guadeloupe un petit village de pécheur.
Si on suit la route qui traverse le bourg jusqu’au bout, on arrive à la mer. C’est le Grand Cul de Sac marin. Au large, on aperçoit des îlets et à droite, la Grande Terre avec Port-Louis au loin et à gauche, le départ de la mangrove avec la Basse Terre.
Baie-Mahault et sur la Basse-Terre, mais tout au milieu de l’archipel quand même, ce qui fait que même si on n’a pas de plage à moins d’1/4 d’heure de route, on est à égale distance des 2 extrémités de l’archipel.
Donc on et autant de temps à aller vers la Pointe des Châteaux sèche et rocailleuse que à Capesterre Humide et luxuriante.
Dimanche dernier, nous avons donc longé le bord de mer de Baie-Mahault. Il faisait gris mais chaud. Les couleurs étaient fantastiques. Un mélange de bleu et de gris sur la mer, un ciel très près de nous, comme si on allait le toucher.
Voilà le petit port de Baie-Mahault:
Ronan a bien marché. Vous pouvez remarquer le regard enjoué des deux grands à qui nous venions de dire que nous allions marcher. Mais au final, ils étaient contents.
Là, la petite barque a été emprisonnée par l’arbre qui a poussé autour, très bizarre et rigolo.
Tout était gris, le ciel, l’eau, le sol. On a vu plein de petits crabes de mangrove qui se planquent dans la terre dès qu’on s’approche. Il commençait à faire sombre, c’était impressionnant.
Un mini bout de mangrove. En fait, c’est une simple flaque d’eau. Mais tout pousse vite et haut ici.
J’adore cette photo parce que sans le vouloir, tout le monde est dessus (oui, je sais, pas moi, mais faut bien que quelqu’un tienne l’appareil).

Et d’un seul coup, dans la pénombre, on voit apparaître au loin l’épave rouillée d’un cargo. Là; Morgane s’est mise à flipper grave. Peut-être bien que nous aussi. Ca fait vraiment étrange. Faut dire que juste en face, y’a le cimétière…
Ronan n’en avait pas marre de marcher, mais ses chaussures étaient un peu pleine de glaise et chaque pied pesait une tonne. Et comme il n’est pas question de marchier pieds nus, hop, sur le dos de papa !

Au retour, les couleurs ont changées. C’était du bleu fluo (je sais pas si ça existe mais voilà, c’était ça !)
Un bananier au bord de l’eau…
Là, il faisait nuit noire. Nous avions repris la voiture et pris une route vers le nord. Les champs de canne nous entouraient (un pied de canne en cette saison fait environ 2 mètres de haut) donc nous n’avions aucune visibilité. On se demandait même comment cette route pouvait exister car vers le nord, c’est la mer. C’était comme un chemin fantôme…. et au détour d’un virage, on a vu de la lumière et on est tombés sur ça. Fantastique !
Je ne sais pas si l’esprit de la chapelle a envahi nos enfants ou si c’est la joie (ou la peur) de cette drôle de balade, mais le retour a été bruyant et joyeux !
