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C’est comment Noël chez toi ?

Poésie de Noël dans un cahier d’une petite métropole de 6 ans:

 

Noël au bout du monde

Ton noël au bout du monde
Dis moi comment tu le fais
Il faut que tu me répondes s’il te plait
Quelques fois je t’imagine
Mais je ne sais pas très bien
Ton pays que je devine de très loin

Mets-tu des guirlandes sur un bananier
Ou bien sur les branches du frangipanier
qui a de belles fleurs si blanches.

Noël a des sortilèges
que toi tu ne connais pas
Noël pour moi c’est la neige, c’est le froid
aussi j’ai bien de la peine
a le penser en couleurs
A rêver qu’il se promène dans les fleurs.

Mets-tu des guirlandes sur un bananier
Ou bien sur les branches du frangipanier
qui a de belles fleurs si blanches.

Et pourtant si on y pense
Noël c’est bien plus que ça
et ça na pas d’importance le climat
Noël c’est retourner boire
à la source des enfants,
c’est retrouver la mémoire pour un temps.

Mets-tu des guirlandes sur un bananier
Ou bien sur les branches du frangipanier
qui a de belles fleurs si blanches.

Noël c’est toujours la trêve
dans les guerres et les tourments
Et c’est la paix dont on rêve justement
Aussi je n’aurais je pense
quand mon sapin brillera
vraiment pas de différence avec toi!

Mets-tu des guirlandes sur un bananier
Ou bien sur les branches du frangipanier
qui a de belles fleurs si blanches.

 

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Un dimanche comme les autres…

….ou presque.

Nan parce que que comment se rappeler que dimanche dernier, nous étions à 15 jours de Noël ?

Toujours les mêmes tenues,  toujours en maillot,  toujours sublimes, toujours intelligentes, toujours bronzées comment faire la différence ?

Fastoche !

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Elles sont belles mes copines en décembre hein ?

Mais on avait aussi de beaux garçons:

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Bon, y’en a qu’il faut un peu aider:

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Tout ça sous un ciel un peu chargé. Un ciel de décembre quoi !

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La plus belle !

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Les enfants ont joué à Koh Lanta en construisant une cabane !

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Le travail invisible.

Il y a quelques temps, nous discutions avec une amie sur la goujaterie de certaines remarques de notre entourage proche (pour ne pas dire maris) quant à notre façon de tenir la maison.

Elle me racontait qu’à midi, après les corvées de la matinée et du repas, et après avoir déposé son fils à l’école, elle avait pris un livre et s’était allongée quelques minutes sur son lit au frais (parce que nous, les Mamans au Foyer, n’avons pas de bureau climatisé). C’est ainsi que son mari l’a vue quand il est reparti travailler.

Après une après-midi d’enfer (allers-retours dans une voiture surchauffée, courses, ménage, réglages des papiers de la maison, encore quelques allers-retours), vers 19h, elle s’est de nouveau allongée quelques minutes, avec le même livre, au frais, le temps que le repas cuise. Et c’est ainsi que son mari l’a vue quand il est rentré.

Vous devinez la suite ?

Le riz était cuit, il a donc appuyé sur le bouton « off » de la gazinière.

Alors du coup, forcément, c’était grâce à lui que le repas était fait et sa femme avait passé toute la journée allongée à lire.

C’est assez comique expliqué comme ça. 

Je crois que c’est une histoire de lorgnette et de point de vue.

 

Ma maison est grande. C’est simple, quand je fais le rez de chaussé, il faut que je recommence arrivée au bout. Alors je ne vous explique même pas pour l’étage, où je mets rarement les pieds.

A la maison, 7j/7, il y a un 4 ans très « vivant » et plein d’imagination et une 9 ans qui s’étale, s’étale, s’étale. Et parfois, entre le matin 7h et le soir 19h, on dirait bien qu’un cyclone est passé par là.

Pourtant…

Pourtant, juste aujourd’hui, un lundi normal, j’ai:

– défait les rideaux intérieurs pour les laver (personne ne s’en rendra compte, ça m’a pris 30 mns pour les décrocher et les raccrocher, + le temps de la lessive). sauf qu’ils ont rétrécis de 10 cm, donc j’aurais bien une petite remarque quand même.

– j’ai déplacé le canapé sous lequel on trouvait des capsules de bouteilles de bière, des feutres, des petites voitures, une chaussette, de la poussière (mais c’est SOUS le canapé, donc personne ne verra que ce n’est plus là).

– j’ai passé balai + aspirateur (ben oui, y’a des trucs tellement gros parterre que ça ne passerait pas de suite dans le tuyau de l’aspi) dans tout le salon (murs compris)

– j’ai lavé le sol (on a entre 3 et 4 chats selon les périodes, donc c’est vitre cracra).

Tout ça, ça fait déjà 3h de prises.

Parce qu’entre temps et en MEME temps, j’ai fait travaillé Morgane sur la divisibilité, j’ai fait faire des fiches de calculs à Ronan, j’ai fait 2 lessives (sans compter celle des rideaux), j’ai trouvé une idée pour le repas, j’ai fait le repas, j’ai reçu un coup de fil de mon grand que j’ai dû aller chercher alors que ce n’était pas prévu, j’ai plié le linge,…

Il n’est que 13h. Et la table de la salle est toujours encombrée.

Le travail invisible est ingrat. Parce qu’il est essentiel mais que personne ne le voit. Parce que quand je vide les placards de la cuisine pour les laver, quand je trie les fringues, les livres, quand je prépare les cours de Morgane, quand j’enlève la poussière sur les piles de dvd… ben tout ça, c’est du travail invisible. Et comme le disait ma copine Ariane, ça ne rentre pas dans le PIB, mais pour le même taff, on paierait 1200 euros par mois quelqu’un pour le faire.

Ce qui se voit est plus important. Mon amie aurait dû bouquiner toute le journée sous sa clim et juste se lever quand son mari était là 

Bon je vous laisse, je dois encore faire un cours de conjugaison à Morgane, mettre encore une lessive à sécher, passer la serpillère dans la cuisine, vider le lave-vaisselle, aider Gauvain à faire ses devoirs, emmener Morgane au judo, trouver une idée pour le repas du soir, aller faire un tour de vélo avec Ronan, remettre pour la centième fois en place les coussins du canapé, ranger la terrasse, lutter contre les moustiques…

Pour le reste, je peux aussi le faire la nuit tiens !

Haïti forever.

« Le 12 janvier 2010, un tremblement de terre de magnitude 7,0 sur l’échelle de Richter frappe l’ouest d’Haïti et notamment sa capitale : Port-au-Prince. Il est suivi de plus d’une centaine de répliques. Il s’agit du séïsme le plus important et le plus meurtrier de l’histoire d’Haïti, allant jusqu’à désorganiser totalement le fonctionnement de l’État, à l’image de l’effondrement de plusieurs bâtiments publics comme le palais présidentiel qui entraîna la mort de plusieurs cadres du gouvernement.

 En octobre 2010, dans des circonstances peu claires, une épidémie de choléra a fait son apparition dans le pays ; la contamination commence le 22 octobre dans les départements d’Artibonite et du Centre où les cinq premiers cas sont recensés ; la consommation d’eau impropre du fleuve Artibonite en serait à l’origine.

Au 16 novembre, on dénombrait 1 186 morts dues au choléra. »

 

Cette année, les militaires français présents sur le territoire de Guadeloupe sont allés à Haïti en mission humanitaire. Une première pour beaucoup. Autant la mission en elle-même que le fait d’aller à Haïti. Et cette fois-ci, c’est un des plus poignant combat. Celui des hommes contre les éléments, celui des hommes contre le diable.

Croyants ou pas, comment ne pas y songer ? Entre cyclones et séïsmes, et maintenant, le choléra qui s’abat, il est difficile de ne pas penser que ce territoire est devenu le terrain de jeu de satan.

Vu d’ici, Haïti, c’est tout prêt. Le choléra tue à nos frontières. Alors oui, c’est loin de Paris tout de même. Et je ne suis pas assez calée en médecine et/ou en politique pour savoir si on peut vraiment faire quelque chose. Mais des gens meurent. Beaucoup. Des enfants…


Ma copine Florence est médecin militaire en Guadeloupe. Je sais que son séjour de 4 semaines à Haïti a laissé des traces. De celles qui changent la vie. Ce sont les photos qu’elle m’a transmises et les commentaires sous les photos sont les siens.

 

 

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Le mât des couleurs de notre camp avec comme arrière plan la cité soleil, un des lieux les plus dangereux de Port au Prince


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L’un des premiers chantiers des sapeurs du 5ème Régiment du Génie, le premier où ont été découvertes des victimes du tremblement de terre : une école qui préparait notamment à l’entrée en faculté de médecine.

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Le déblaiement des rues de Port au Prince : une étroite collaboration entre les sapeurs et les habitants de Port au Prince.

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Le marché de Port au Prince. Ne manquent que les odeurs…

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Pourquoi  la maison de gauche et pas celle de droite ? Un bon exemple de ce que sont les rues de Port au Prince.

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Les marchés dans les rues de la ville. La vie continue…

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Durant notre séjour nous avons tous croisés ces hommes à la force surhumaine.

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L’art naïf haïtien exposé dans les rues.

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La joie des enfants reprenant le chemin de l’école dans leurs si jolis uniformes.

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Parce qu’il faut les montrer : les camps de fortune.

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Photo prise en voiture à la volée, la main sur la hanche, j’adore !

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      Lever de soleil sur la cité soleil depuis notre camp.

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Photo du Champ de Mars prise du haut de la Tour Eiffel locale ! Nous étions les seuls à monter sur cette tour, angoisse du tremblement de terre oblige…

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Cette photo résume ce qui se passait à Port au Prince après le tremblement de terre : des hommes qui démolissaient uniquement à l’aide d’une masse des maisons effondrées pour récupérer le fer avant de reconstruire.

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Cash For Work : programme de création d’emplois confié aux ONG par les responsables de l’ONU et supervisé par les mairies. Ces hommes et femmes en jaune déblayaient à l’aide de balais et de brouettes jour après jour en collaboration notamment avec les militaires français.

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A peine déblayée, l’école est déjà en pleine reconstruction. L’avenir…

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Un morceau de tableau retrouvé dans les décombres d’une école. Tout est dit…

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Le palais présidentiel …ou plutôt ce qu’il en reste.

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 La plus belle à mes yeux. Sans commentaire…

 

       

When the sky falls and the earth quakes
We gonna put this back together
We won’t break
..
We learned from the past
New Orleans was flooded
So we know we just can’t rely on the government

Can’t wait until tomorrow
Haiti, mon amour
Not gonna leave you stranded, alone

 

On ne s’en remet pas.

Conversation:

« Maman, tu as de grosses cuisses et moi de petites cuisses »

– oui mon chéri, tu as de toutes petites cuisses.

– Maman, tu as un gros ventre et moi, regarde (soulevant son tee-shirt), j’ai un petit ventre.

– oui oui je sais, tu as un petit ventre.

– maman, tu as de grosses joues, et moi de petites joues

-…. (bon, il va continuer à faire l’inventaire de tout ce qui est gros chez moi ce môme ??!!)

– Maman, tu as de gros cheveux et moi …… heu …. et moi …. des cheveux coupés !

 

Oui mon chéri, mais je te jure que ça repousse, et ta force, elle est dans ton sourire, pas dans tes cheveux, et il est si beau ton sourire

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Je t’aime mon boulet d’amour, je t’aime fort, même quand tu seras ado et que tu auras de nouveau tes cheveux longs.

Bon, ça, c’est fait.

D’après mes connaissances en médecine de gnomes, qui se limite à l’observation desdits gnomes, je crois pouvoir dire qu’un boulet qui joue à la wii, aux playmobils, qui saute dans la piscine et qui détruit le circuit de train de sa soeur est un boulet guéri ! Ca fera 28 euros madame !!

On va jouer la sécurité, et attendre lundi matin pour sauter de joie.

En attendant, on saute dans la voiture avec ma boulette de 9 ans et on file faire les magasins de filles !!! Na !

La rentrée 2010 !

Y’a des années meilleurs que d’autres.

Et comme c’est bien aussi de le noter quand tout va bien, je le note: TOUT VA BIEN.

 

Ce matin, Gauvain est entré au lycée. Au lycée.

Punaise, tout s’est joué pour moi au lycée. Les connaissances, les rencontres, les décisions importantes, pas mal de premières fois, glorieuses ou moins. Et puis c’est aussi au lycée que j’ai rencontré le père de mes enfants. Je ne me sens pas trop nostalgique. Il est si grand Gauvain, et plutôt mature aussi, alors je trouve globalement que le lycée lui va bien. C’est la vie quoi ! Un léger pincement au coeur ce matin, mais vite balayé.

 

Et puis il faut dire que je vois que cette année, contrairement à l’an dernier, je ne vais quasiment plus faire de trajets en voiture. Et ça, ça va vraiment changer ma vie.

L’accueil a été bon, l’emploi du temps nickel, il a l’option qu’il voulait (ce n’est pas le cas de tous les secondes), le lyée tout proche.

 

Bref, tout le monde a fait sa rentrée, et ça s’est bien passé !!