Haïti forever.

« Le 12 janvier 2010, un tremblement de terre de magnitude 7,0 sur l’échelle de Richter frappe l’ouest d’Haïti et notamment sa capitale : Port-au-Prince. Il est suivi de plus d’une centaine de répliques. Il s’agit du séïsme le plus important et le plus meurtrier de l’histoire d’Haïti, allant jusqu’à désorganiser totalement le fonctionnement de l’État, à l’image de l’effondrement de plusieurs bâtiments publics comme le palais présidentiel qui entraîna la mort de plusieurs cadres du gouvernement.

 En octobre 2010, dans des circonstances peu claires, une épidémie de choléra a fait son apparition dans le pays ; la contamination commence le 22 octobre dans les départements d’Artibonite et du Centre où les cinq premiers cas sont recensés ; la consommation d’eau impropre du fleuve Artibonite en serait à l’origine.

Au 16 novembre, on dénombrait 1 186 morts dues au choléra. »

 

Cette année, les militaires français présents sur le territoire de Guadeloupe sont allés à Haïti en mission humanitaire. Une première pour beaucoup. Autant la mission en elle-même que le fait d’aller à Haïti. Et cette fois-ci, c’est un des plus poignant combat. Celui des hommes contre les éléments, celui des hommes contre le diable.

Croyants ou pas, comment ne pas y songer ? Entre cyclones et séïsmes, et maintenant, le choléra qui s’abat, il est difficile de ne pas penser que ce territoire est devenu le terrain de jeu de satan.

Vu d’ici, Haïti, c’est tout prêt. Le choléra tue à nos frontières. Alors oui, c’est loin de Paris tout de même. Et je ne suis pas assez calée en médecine et/ou en politique pour savoir si on peut vraiment faire quelque chose. Mais des gens meurent. Beaucoup. Des enfants…


Ma copine Florence est médecin militaire en Guadeloupe. Je sais que son séjour de 4 semaines à Haïti a laissé des traces. De celles qui changent la vie. Ce sont les photos qu’elle m’a transmises et les commentaires sous les photos sont les siens.

 

 

 Picture 004

Le mât des couleurs de notre camp avec comme arrière plan la cité soleil, un des lieux les plus dangereux de Port au Prince


Picture 005

Picture 009

L’un des premiers chantiers des sapeurs du 5ème Régiment du Génie, le premier où ont été découvertes des victimes du tremblement de terre : une école qui préparait notamment à l’entrée en faculté de médecine.

Picture 001

Le déblaiement des rues de Port au Prince : une étroite collaboration entre les sapeurs et les habitants de Port au Prince.

Picture 003

Le marché de Port au Prince. Ne manquent que les odeurs…

Picture 002

Pourquoi  la maison de gauche et pas celle de droite ? Un bon exemple de ce que sont les rues de Port au Prince.

Picture 006

 

Les marchés dans les rues de la ville. La vie continue…

Picture 007

Durant notre séjour nous avons tous croisés ces hommes à la force surhumaine.

Picture 008

L’art naïf haïtien exposé dans les rues.

Picture 010

Picture 012

La joie des enfants reprenant le chemin de l’école dans leurs si jolis uniformes.

Picture 013

 

Parce qu’il faut les montrer : les camps de fortune.

Picture 014

Photo prise en voiture à la volée, la main sur la hanche, j’adore !

Picture 015

      Lever de soleil sur la cité soleil depuis notre camp.

Picture 016

Photo du Champ de Mars prise du haut de la Tour Eiffel locale ! Nous étions les seuls à monter sur cette tour, angoisse du tremblement de terre oblige…

Picture 017

Cette photo résume ce qui se passait à Port au Prince après le tremblement de terre : des hommes qui démolissaient uniquement à l’aide d’une masse des maisons effondrées pour récupérer le fer avant de reconstruire.

Picture 018

Cash For Work : programme de création d’emplois confié aux ONG par les responsables de l’ONU et supervisé par les mairies. Ces hommes et femmes en jaune déblayaient à l’aide de balais et de brouettes jour après jour en collaboration notamment avec les militaires français.

Picture 019

 

A peine déblayée, l’école est déjà en pleine reconstruction. L’avenir…

Picture 020

Un morceau de tableau retrouvé dans les décombres d’une école. Tout est dit…

Picture 021

Le palais présidentiel …ou plutôt ce qu’il en reste.

Picture 011 

 La plus belle à mes yeux. Sans commentaire…

 

       

When the sky falls and the earth quakes
We gonna put this back together
We won’t break
..
We learned from the past
New Orleans was flooded
So we know we just can’t rely on the government

Can’t wait until tomorrow
Haiti, mon amour
Not gonna leave you stranded, alone

 

13 réflexions au sujet de « Haïti forever. »

  1. chantal

    12 janvier 2010 : tremblement de terre à Haïti

    Mardi 12 janvier 2010 : « Jésus veille sur nous… » (On se demande ce que ça aurait donné s’il ne l’avait pas fait….).

    C’est à douter de tout ….

  2. Kristell et sa tribu

    Oui, je trouve aussi que ça aide à relativiser.

    Même si c’est pas parce que ton voisin est manchot que ça ne fait pas mal quand tu te cognes l’orteil… Mais bon, y’a toujours pire ailleurs. L’essentiel est de ne
    pas l’oublier.

  3. Mamy Luc

    je suis toujours étonné lors de chaque catastrophe de cette nature où vont les dons envoyés et l’on ne parle pas du trafic des enfants adoptés. Quel monde!!!!!

    Enfin restons optimiste mais les photos en disent long!!!!

    Bonne journée à vous deux, un petit rappel ne fait pas de mal

  4. Kti

    Ce qui me choque, c’est qu’il faille attendre plus de 200 morts du choléra pour qu’on en entende parler. Alors que dès le premier mort, on savait qu’il y aurait une épidémie.

    Pour les dons, c’est pareil. Ce qui me choque, c’est qu’on n’en parle plus de tous ces pays qui avaient promis de l’argent et qui ne le donne finalement pas ! On fait des annonces, on fait du
    vent, on promet à des gens et … finalement, ils n’ont rien !

    Mais puisque tu diffuses ces photos, j’imagine que tu en sais plus que moi : les militaires d’ici, continuent-ils à aller aider là-bas ? continue-t-on à envoyer des dons ? peut-on faire quelque
    chose ?…

  5. Kristell et sa tribu

    C’est exactement ce que je ressens. Pourquoi autant de malheur ? La République Dominicaine, pile entre les 2 failles elle aussi et voisine d’Haïti, n’a rien
    eu.

    Je viens de voir un reportage sur France 2. Poignant, terrible. Avec des films des vidéos de surveillance. Gloups.

Les commentaires sont fermés.