ON a décidé que l’école était la seule entité capable de juger du niveau des enfants. Niveau de quoi d’ailleurs ? Le niveau de mériter passer au niveau supérieur justement ? Celui de mériter une note qui le « classera » par rapport à ses camarades ? Et quand, vers 16 ans (au pif hein
), on doit choisir une orientation, celle-ci ne se base pas sur les réussites, mais sur les lacunes. Genre, tu vas faire S parce que t’écris comme un pied et t’es nul en français. Et donc si tu fais S, ben tu feras partie de ceux qui feront de longues études pour être … médecin (j’ai presque rien contre eux, faut pas croire, c’est juste un exemple).
Comment aimer l’école quand on se sent enfermé dans cet univers de « quite ou double ». Soit t’es bon, et alors l’école est LA solution pour toi, soit t’es nul et bon, ben, c’est dommage mais tu vas devoir envisager que ta vie va être un peu merdique, non ? (merdique signifiant bien sur pas bien rémunérée).
Et entre la réussite absolue (comprendre environ 23 ans d’études avec 17 de moyenne minimum) et l’échec total (ne pas aimer l’école et vouloir vite vite la quitter), y’a ….. je sais pas moi ….. ben …. RIEN.
Et pourtant, l’école n’est pas la seule cellule capable d’évaluer le mérite d’un enfant.
L’école a oublié que c’est parmi les autres que l’homme revèle sa vraie nature.
Et aujourd’hui, à une maman me demandant « mais vous n’avez pas peur que vos enfants ne soient pas intégrés dans la société ? », au lieu de faire comme le chien sur la tablette arrière de la voiture qui hoche la tête en faisant oui, j’ai répondu « mais vous n’avez pas peur que vos enfants loupent tout ce qu’il y a de chouette dans la vie à force d’aller à l’école ? »
C’était pas très fairplay, je l’admets, mais bon, y’a des fois, elle me gonfle cette idée que seule l’école à le monopole de l’évaluation de … quoi d’ailleurs ? Je ne sais toujours pas. De la vraie vie peut-être…
Savoir faire des divisions à virgules à pile 10 ans ?
Connaître le déroulement de la première guerre mondiale à 12 ans 1/3 ?
Ecrire l’imparfait du conditionnel sans faute pour passer en 5ème ?
Et puis si l’école était si complète, pourquoi avoir besoin de rallonger le temps de cours (6h par jour en primaire, les élèves français sont ceux qui restent le cul sur leur chaise le plus longtemps en Europe par jour, pour les résultats les plus médiocres) en donnant des devoirs aux enfants.
Et si plutôt que des devoirs, on leur donnait des droits. Le droit de développer un art, une tendance à la musique, le droit d’écrire des poèmes sans respecter les règles d’écriture qui datent de plusieurs siècles, le droit d’apprendre à faire les choses simples de la vie de tous les jours, en prenant juste parfois, le temps de l’écoute et de la patience. Ca, la patience, je n’en ai pas tous les jours, mais j’ai remarqué quelques petites choses simples:
– quand Ronan m’aide en cuisine, il a souvent ensuite envie de faire de la peinture ou d’écrire. Comme si de manier le couteau ou la fourchette lui donnait envie de se servir de ses mains.
– quand il va prendre son goûter dehors, il revient en demandant ce que font les drôles de bêtes noires dans les maracudjas et alors sa soeur lui explique (avec ses mots, c’est parfois très drôle) la pollinisation.
– quand il s’ennuit et que je le laisse s’ennuyer, il revient avec des questions existentielles qu’il a dû aller chercher loin dans son esprit.
– quand il a faim, je l’ai déjà vu sortir oeufs, beurre, farine et nous dire « ben moi je me fais un gâteau ! »
Alors je me dis que je suis incapable d’évaluer mon fils par rapport à d’autres enfants de son âge. Je ne sais pas comment les autres enfants réagissent. Je sais juste que ce petit bonhomme-là m’a appris que quoiqu’il arrive, les choses se font. Il peut rester des jours entiers à jour aux kaplas et aux playmobils, à nager et à faire de la peinture, et je commence à me dire que j’en ai fait un bienheureux un peu neu-neu, et puis d’un coup, pendant 3 jours, il va s’asseoir à table, prendre des feutres, écrire, dessiner, compter et d’un seul coup, je réalise que tout ce que je lui ai montré, il l’a retenu. Parfois, cela remonte à plusieurs semaines, c’est assez troublant.
C’est comme ça qu’il a écrit son prénom après 15 jours sans avoir RIEN fait (c’est ironique, je veux dire rien fait par rapport à un système scolaire), qu’il sait associer une quinzaine de minuscules à leurs majuscules correspondantes, qu’il sait écrire tous les chiffres (et à l’endroit – vieux souvenirs des chiffres inversés de Gauvain), et pof, il retourne dans son monde enfantin et sans contraintes (je veux dire sans contraintes scolaires) pendant quelques jours où des fois, vieille habitude, je me redis que j’en ai fait un bienheureux un peu neu-neu.
Je n’en suis pas encore au stade de le laisser apprendre comme il veut, de lui-même. Je ne peux m’empêcher de glisser quelques remarques « scolaires » de temps en temps. De choisir des jeux de société un peu éducatifs tout de même (il a sa soeur pour les autres jeux
). Mais je sais que même si je ne faisais rien, il finirait par savoir.
Savoir quoi ? Ben je suppose que ce qui est important, c’est de lire et écrire ? Moi je me dis que ce qui est important, c’est d’AIMER lire et écrire. Et là, j’ai un rôle à jouer. Je crois. Peut-être. Mais pas que moi.
Parce que l’IEF, l’instruction en famille, c’est aussi l’échange et le partage:
Des cours de sciences d’un frère à sa soeur, dehors…
Après la lecture d’un livre sur les chevaliers:
(je ne me souviens plus que le héros avait des lunettes de soleil dans l’histoire)
Apprendre à couper en 2, puis en 3, puis en 4, tout en aidant maman (c’est du giromon qu’il coupe et oui, avec un couteau qui coupe vraiment, c’est moins dangeureux qu’un couteau à bout rond sur lequel il faut appuyer très fort pour un résultat nul et qui risque de glisser violement)
Des fois, on sent l’agacement qui pointe quand le problème de maths semble poser un problème (arf, c’est sur qu’avec un nom comme ça, c’est pas engageant).
(vous voyez mal, mais les yeux sont noirs et les sourcils froncés).
Ils n’ont pas « la belle vie », ils ne sont pas surprotégés. Ils ne sont pas introvertis ni timides, ils ne sont pas hors du monde. Ils mettent le couvert, débarassent la table et il faut les rappeler à l’ordre comme tous les enfants, ils jouent à l’ordinateur et à la console et il faut les rappeler à l’ordre comme tous les enfants, ils se disputent, se font disputer ou punir, ils laissent traîner leurs affaires partout, ils savent où se trouve le Japon et comment fonctionne les plaques tectoniques, et même depuis peu, ce qu’est un risque nucléaire, ils font du sport, ont des copains et des copines, invitent et sont invités, râlent pour aller au lit, et ils y vont quand même à 20h, comme tous les enfants.
Ils ne vont pas à l’école, c’est la seule différence.

Bravo pour ce texte. C’est une superbe chance qu’ont les enfants de pouvoir grandir comme cela. Tiens chez nous, ce sont les réflexions contaires : avec deux enfants en CM1 dont le dernier
avec 2 ans d’avance, c’est toujous les jours « mais, pourquoi, vous le laissez à l’école ? vous savez qu’il existe des institutions spécialisées ? il ne va pas réussir, vous ne pourrez pas le
gérer, ça va être la catastrophe….. » et j’en ai marre de ces réflexions débiles que cela suscite. Dès qu’un enfant n’est pas dans la norme, il n’a pas sa place dans le système. Nous nous
battons tous les jours pour lui conserver sa place avec les autres car je ne peux pas faire l’école à la maison et c’est dur de s’entendre dire chaque jour que l’on a un enfant anormal,
voire deux (autres réflexions du même genre : puisque comme l’aînée est « normale », pourquoi elle n’a pas sauté de classe elle? « elle aurait un problème? » « c’est dommage d’avoir un seul enfant
brillant, c’est bête non?: » Heureusement pour l’instant, leur instit qu’ils conserveront encore l’année prochaine est géniale mais j’ai peur du collège, peur que le système me les casse tous
les deux puisque nous sommes « anormaux »…….
Je te lis en me préparant pour aller bosser, et tout d’un coup j’ai envie de faire un gateau avec Ronan, c’est normal?
Bonne journée à vous.
Alors là, j’avoue que je préfère être à ma place qu’à la votre.
Le fait que l’école puisse apporter ce qu’un enfant nécessite comme attention, aide et apprentissage tient souvent, comme vous le soulignez, à une personne,
l’instit. Il y en a des géniaux.
Par contre, ne vous inquiétez pas par avance avec ce qui se passera au collège. Il faut simplement prendre le temps en début d’année d’aller voir chaque professeur
pour lui expliquer le cursus de votre fils. Les autres enfants ne seront pas un souci, ce sont plutôt les adultes qui coincent dans ce genre de cas.
Morgane rentrera en 6eme normalement à la rentrée (à sa demande). Nous ne parlerons pas de sa non scolarisation, on verra bien !
Il faut être vigilants, mais pas angoissés, et surtout toujours à l’écoute.
Bon courage.
Tu crois que c’est « l’effet piscine », que l’on voit en arrière plan ?
Clap clap clap !
Heu… T’aurais pas trop lu Le Monde hier toi aussi ?!
Tiens, anecdote édifiante : il y a deux jours, j’ai rempli le dossier académique pour M. en vue du conseil de classe de mardi prochain et dans le cadre réservé au dit-conseil la première mention
possible c’est « Passage en 5° générale (si les efforts sont poursuivis) » ^^…
Traduction du message pas subliminal du tout : « Apprendre et progresser, ça demande nécessairement un effort… Faudrait tout de même pas croire qu’on fait ça en marrant ni pour se
marrer ! Et d’ailleurs, si t’as un passage à vide qui se remarque, ben, zou !, tu recommenceras toute l’année à zéro… Nan mais… »
Pfffff…..
Ma Puce (dit Moumoune)
Je n’avais pas vu ton article, et je ne sais pas ce qui ta remonté comme ca hier, mais je tiens a te redire , que pour ma part je te remercie.
Je te remercie de m’avoir convaincu d’accepter de faire l’ecole à la maison ( je ne sais pas si tu te rappels mais au debut ce n’était pas gagné) car je n’ai qu’a observer nos rejetons au
quotidien pour voir qu’ils ne font pas semblant mais qu’ils sont vraiment heureux et épanoui et qu’ils respirent la joie de vivre.
Je te remercie d’être la maman que tu es, car tu m’as donné trois magnifiques enfants, qui ,même s’ils nous gonflent de temps en temps (voir souvent ) sont autant de rayons de soleil, et de raison de se lever le matin.
Je te remercie d’être la femme que tu es, de m’accepter avec tous mes defauts et mes quelques qualités. En fait je m’apercois qu’après plus de 20 ans de vie ensemble (même si bien sur il y a des
hauts et des bas comme chez tout le monde),si l’ on me proposait d’un coup de baguette magique de pouvoir tout recommencer a zero, je choisirais la solution de ne rien changer.
En fait tout cela c’est pour te dire que bien sur, plein de gens ne sont d’accord avec nos choix, notre facon de vivre, et ils en ont tout a fait le droit, en fait heureusement que nous sommes
pas tous pareil sinon le monde serait bien terne. La seule chose de vraiment importante dans tout cela c’est que nous avons fait des choix, et que nous ne les regrettons pas. Et je t’assure que
(même si je rale regulierement sur lui pour qu’il aille faire ses devoirs) plutot que d’avoir un ado premier de sa classe obnubiler a 15 ans par son plan de carriere professionnel, je preferes
avoir un ado (presque boutonneux ) qui n’est certe pas le premier de sa classe, mais qui tous les matins quand
je le dépose me glisse du coin des levres (faudrait pas non plus que le copains le voit ) un
Je lis tout ce que tu mets comme lien.
Mais dès fois, j’ai mal au crâne a essayer de comprendre
Et là, j’avais envie de parler de ça depuis longtemps. Juste hier, c’était le bon moment.
C’est la première mention ???
T’as raison, l’école, c’est pas marrant, c’est pour en chier !!!
Et après un message comme ça, moi je dis que ça va mieux d’un coup…
Tu as raison, nos choix ne regardent que nous, et pour le moment, moi non plus je ne regrette rien.
Sauf peut-être les réveils à 6h..
Ahahah ! Un détail ;o) : Tous les enfants ne vont pas au lit à 20h ! En tout cas, pas les miens… Une idée pour éviter les réveils à 6h peut-être ?!
très bel article Kriss… ce que j aime c est la liberté… être et avoir des enfants le plus libre possible est pour moi une priorité…
l école canadienne a tout compris : pas de note, pas de classement, des evaluations que les enfants corrigent entre eux et surtout un petit paragraphe après chaque leçons « ce que j ai compris, ce
que je peux faire, ce que je veux améliorer »
mes trois enfants revivent, surtout l ainé et la dernière qui a entendu en CP qu elle ne serait bonne à rien… se rendre compte qu une instit de notre EN peut détruire la confiance d un enfant
de 6ans, c est terrible… si c etait à refaire je me battrais pour virer cette personne… elle a fait des dégats sur ma fille et sur de nombreux enfants apparement, une fois que j en ai parlé,
les langues se sont déliées…
je déteste les retours en France avec les questions des cousins cousines « alors combien de moyenne ? » je réponds à leur place en disant que j ai choisit des écoles qui ne donnaient pas de
notes….
bises à toi
dis-donc moumoune ..c’est kikitakassé les C……? …perso j’ai toujours pensé qu’érudition ne voulait pas dire intelligence… débrouillardise, adaptabilité, motivation, persévérance ..humour
….bref …on se doit de fabriquer des adultes bien dans leur peau ….peu importe le chemin choisi….(aux détracteurs, tu peux dire : « je vous emmerde ! » ou pas ? c’est soft non ? hihihi)
tu m’expliques pourquoi je pleure derrière mon écran ?? a cause de toi ?? de ton article ?? ou du message de ton homme ?? Tes choix sont les tiens, les votres et les gens qui te posent ces
question sont bêtes, ils n’ont qu’a ouvrir les yeux et regarder … oui regarder !!! Il n’y a qu’a voir tes enfants pour savoir qu’ils n’auront aucun soucis pour s’en sortir !
Et tu as raison, c’est quoi le but ultime dans la vie ?? faire un ingénieur super intello qui se fera chier tout sa vie dans son métier, ah mais il aura fait de super études, aura plein de
sousous en poche … mais le reste ?? oui le reste ??
Je ne fais pas l’école a la maison, je prends le relai le soir et les vacances pour aider ma princesse … et si je pouvais, si j’avais les épaules assez large !!! mais je ne suis pas Kriss
Très émouvants tous les deux.
Nous sommes tous différents, bien heureusement. Certains subissent, d’autres font subir, certains décident de ne pas subir et font LEURS choix…Bravo à vous.
coucou Kriss,
ici un sous-marin qui remonte à la surface pour dire tout le bien qu’il pense de ce que tu viens d’écrire ! Parce que je bosse dans l’enseignement public, parce que j’ai un regard « de
l’intérieur », je mesure à quel point tout cela est juste mais aussi à quel point le système est bloqué. Les enseignants, comme moi, qui veulent changer les choses, même à un petit niveau, ont
beaucoup mal et se heurtent rapidement à tout un tas d’obstacles. J’espère que nos politiques n’attendront pas que nos écoles soient vides pour prendre la mesure du problème et engager des
réformes intelligentes. En attendant, suis ton instinct en ce qui concerne tes enfants, cela semble très bien leur réussir.
bises, Filou
c’est fort ton texte… et c’est drôle aussi… parce que moi je suis maîtresse… pour des bouts de choux un peu plus jeunes que le tien… ou du même âge… et je joue avec eux… on discute…
je m’extasie sur leurs nouvelles chaussures (banane sur leur visage), fais de la peinture, découpe, colle des papiers… dessine, observe avec eux… je prends le temps quoi! le temps de vivre
dans la classe, de vivre ensemble parce que hélas… nous sommes bien nombreux… et puis des fois je me dis: tiens! lisa écrit son prénom! mais? logan fait des phrases complexes! et bastien
compte jusqu’à tant ! et lynn !!! elle compte tous les enfants de la classe! et noella a aidé salma à reconnaître son prénom…suis une mauvaise instit’… je ne note rien (pas avant avril… où
je vais noter mes constats… donc pas d’évaluation) jusqu’en juin… pas de cahier journal, j’improvise beaucoup, pour suivre au mieux mes élèves au lieu d’être suivie… j’alimente les
éponges… laisse vivre ceux qui ont envie d’être tranquilles… enlève des jeux… en mets d’autres… observe… pars dans des projets…
voilà. la qualité de vie est moindre que chez toi, parce que j’ai 26 petits dans la classe… mais j’essaie d’enlever toute contrainte inutile
Euhhhh Kris … excuse moi de te dire, je ne sais pas trop comment tu vas le prendre mais bon, voila, tu me connais, je dis TOUJOURS ce que je pense et là, bah je ne suis absolument pas d’accord
avec toi. Non tu vois, je ne peux pas te laisser dire tout et n’importe quoi comme ça …
Mes gosses ne se couchent JAMAIS à 20h !!!!!!!!!
Ok, je sors …
Ben non, malheureusement, ça ne change rien à l’heure du réveil.
Enfin, si, quand même, quand on le couche à minuit, il se lève à 8h
Cette histoire de note, ça vient des parents. C’est une façon de rassurer, de situer, de classer, pour des parents souvent dépasser par les événements, ou juste
angoissés, ou très occupés. On peut avoir 18 de moyenne et être très mal dans sa peau, malheureux. Mais ça ressure les parents. A contrario, on peut avoir 8 de moyenne et bien dans ses baskets,
juste besoin de méthode ou de quelques notions un peu mieux expliquées.
Mon fils souffre d’acouphènes. Il n’en parle pas souvent car il s’est habitué depuis 3 ans. Mais je vois bien qu’il est géné. Quand la classe est bruyante, il ne
capte rien, il lui faut du temps en plus pour se concentrer et pour assimiler.
Quand je prends le temps de lui réexpliquer au calme, il assimile et ses notes remontent. Mais que faire ? Travailler à la maison en plus du lycée ? Quand il est en
petit groupe, il comprend bien mieux.
Pour lui, la note sèche ne veut rien dire, mais comme cela ne changerait rien d’en parler, ben voilà, c’est comme ça.
Ben ouais, y’a des moments où c’est pas l’moment !
Dans ma tête, je dis je vous emmerde. Mais je suis polite comme fille
Et comme souvent, je suis entièrement d’accord avec toi.
Ce que chaque enfant apportera à l’édifice est important.
Théo, Ronan, Enola, Morgane, Gauvain et tous les autres, sont autant de personnes aussi importantes les unes que les autres. Et quand chacun, du crapaud (BON
ANNIVERSAIRE) à mon grand ado aura compris cela, la vie ouvrira ses portes pleines de richesse, pour TOUS.
Merci.
Merci d’être sortie de ton sous-marin pour nous. Je suis contente d’avoir quelques nouvelles.
Et c’est justement parce que je sais que nos politiques prennent souvent le problème à l’envers que nous avons fait ce choix.
Mais je sais aussi qu’il y a des instits supers, qui sont coincés dans un moule étouffant, avec tellement peu de moyens, tellement d’enfants à charge que la mission
devient impossible.
Bon courage pour essayer de faire de l’école un vrai lieu de vie, et pas une vieille entité coincée.
Moi je te dis merci.
Parce que c’est aussi grâce à toi, un soir à Vannes, que j’ai balayé de façon (presque) définitive mes doutes (parce que qui ne doute pas n’avance pas). Il faut des
instits comme toi. Ce serait presque dommage que tu arrêtes hein !?
L’école doit être un lieu où vivent les élèves, pas un lieu de contraintes et d’horaires, de trucs à faire. Un lieu de vie, où l’on apprend à apprendre.
Dehors !!
Je suis déjà tellement loin :O
Voilà des paroles qui viennent droit du coeur
Nath
Bonjour,
Je découvre votre blog et cet article qui me touche beaucoup…
Certains proches sont toujours convaincus qu’en leur faisant l’instruction en famille, j’handicape mes enfants pour leur vie future, ils assimilent l’instruction en famille à une forme de
maltraitance et j’en suis révoltée.
Merci pour vos mots et bonne continuation !