Jeudi dernier donc, des copines étaient venus passer l’après-midi à la maison.
Fanny est là depuis juillet et Lauriane depuis 4 ans. Elle a donc déjà vécu un tremblement de terre puisqu’en novembre 2004, une belle secousse avait déjà remué la Guadeloupe.
Tout s’est mis a trembler comme si ma maison s’était trouvé sur le dos d’un animal géant qui se serait ébroué. Sauf que l’animal en question, c’était la terre !!!
Lauriane a juste dit d’un ton très calme "oh, un tremblement de terre !".
Mais très vite, son visage s’est décomposé parce que là, visiblement, ce n’était pas un mini. On a vite récupéré chacune notre bébé, on les a serré très fort et on a couru sur la pelouse.
La vison qu’on avait de la maison était surnaturelle. Elle était molle !!! Comme posée sur une énorme structure gonflable (vous voyez, les châteaux rebondissants pour les gamins) ou un énorme chamalow.
Les voitures étiraient leur suspensions au maximum, et on avait vraiment l’impression qu’elles allaient décoller d’un moment à l’autre. Sans frein à main, elles auraient roulées.
Et là, l’attente fut interminable. Ca allait s’arrêter cet enfer ou pas ? J’ai pensé très fort aux enfants. Morgane est dans une classe du rez de chaussé, donc je me suis dit qu’elle avait pu sortir vite, mais je ne savais même pas si Gauvain finissait à 15h ou 16h à cause d’une réunion qu’il avait peut-être et surtout j’ai pensé qu’il était peut-être dans un étage.
Et j’ai pensé à Bertrand qui devait être au-dessus de la mer dans l’avion qui le ramenait de la Martinique et j’ai sourit en pensant qu’il n’allait pas nous croire parce que lui, il n’était pas sur la terre. Sauf que si, c’était avant le décollage, donc il a bien senti lui aussi, et bien plus fort encore puisqu’il était plus près de l’épicentre.
Pfff, c’est super long 50 secondes ! C’est le plus fort séïsme que la Guadeloupe a connu, mais heureusement, il était profond et sans conséqence.
La terre a bougé encore un peu, puis ça s’est calmé, mais on ne pouvait plus marcher correctement car notre vision et nos sensations avaient été trop longuement perturbées. Tous les réseaux étaient tombés, impossible de téléphoner, d’envoyer des mails pour rassurer tout le monde, même si on savait que la découverte de la nouvelle le lendemain allait être assez désagréable à vivre.
Gauvain devait rentrer à pied, j’ai préféré aller le chercher avant d’aller chercher Morgane. Lui n’a pas eu peur, il a trouvé ça marrant (je ne sais pas si c’est les hormones de l’adolescence qui le shoote lui, mais il trouve tout ce qui a à voir avec la Guadeloupe "cool")
Au final, Morgane était bien en classe, qui a été évacuée rapidement. Ma princesse a pleuré et a eu très peur. Toutes les filles de la classe ont pleuré, mais pas les garçons (dur dur la pression machiste aux Antilles, pas question de craquer pour les petits gars …).
Nous attendions des repliques dans la nuit, mais moi, je n’ai rien senti.
Fanny est là depuis juillet et Lauriane depuis 4 ans. Elle a donc déjà vécu un tremblement de terre puisqu’en novembre 2004, une belle secousse avait déjà remué la Guadeloupe.
Tout s’est mis a trembler comme si ma maison s’était trouvé sur le dos d’un animal géant qui se serait ébroué. Sauf que l’animal en question, c’était la terre !!!
Lauriane a juste dit d’un ton très calme "oh, un tremblement de terre !".
Mais très vite, son visage s’est décomposé parce que là, visiblement, ce n’était pas un mini. On a vite récupéré chacune notre bébé, on les a serré très fort et on a couru sur la pelouse.
La vison qu’on avait de la maison était surnaturelle. Elle était molle !!! Comme posée sur une énorme structure gonflable (vous voyez, les châteaux rebondissants pour les gamins) ou un énorme chamalow.
Les voitures étiraient leur suspensions au maximum, et on avait vraiment l’impression qu’elles allaient décoller d’un moment à l’autre. Sans frein à main, elles auraient roulées.
Et là, l’attente fut interminable. Ca allait s’arrêter cet enfer ou pas ? J’ai pensé très fort aux enfants. Morgane est dans une classe du rez de chaussé, donc je me suis dit qu’elle avait pu sortir vite, mais je ne savais même pas si Gauvain finissait à 15h ou 16h à cause d’une réunion qu’il avait peut-être et surtout j’ai pensé qu’il était peut-être dans un étage.
Et j’ai pensé à Bertrand qui devait être au-dessus de la mer dans l’avion qui le ramenait de la Martinique et j’ai sourit en pensant qu’il n’allait pas nous croire parce que lui, il n’était pas sur la terre. Sauf que si, c’était avant le décollage, donc il a bien senti lui aussi, et bien plus fort encore puisqu’il était plus près de l’épicentre.
Pfff, c’est super long 50 secondes ! C’est le plus fort séïsme que la Guadeloupe a connu, mais heureusement, il était profond et sans conséqence.
La terre a bougé encore un peu, puis ça s’est calmé, mais on ne pouvait plus marcher correctement car notre vision et nos sensations avaient été trop longuement perturbées. Tous les réseaux étaient tombés, impossible de téléphoner, d’envoyer des mails pour rassurer tout le monde, même si on savait que la découverte de la nouvelle le lendemain allait être assez désagréable à vivre.
Gauvain devait rentrer à pied, j’ai préféré aller le chercher avant d’aller chercher Morgane. Lui n’a pas eu peur, il a trouvé ça marrant (je ne sais pas si c’est les hormones de l’adolescence qui le shoote lui, mais il trouve tout ce qui a à voir avec la Guadeloupe "cool")
Au final, Morgane était bien en classe, qui a été évacuée rapidement. Ma princesse a pleuré et a eu très peur. Toutes les filles de la classe ont pleuré, mais pas les garçons (dur dur la pression machiste aux Antilles, pas question de craquer pour les petits gars …).
Nous attendions des repliques dans la nuit, mais moi, je n’ai rien senti.

Le blog avait stagné un peu, mais là pour le coup, ya matière à raconter. Quelle aventure, heureusement sans conséquence et qui fera partie des expériences nombreuses que vous allez vivre la-bas. Que la terre tremble, c’est une chose, mais que ça fasse pleurer ma princesse……..
Ravie que vous soyez tous en sécurité…
Fais un gros bisous à notre princesse, ma puce qu’elle a du avoir peur , tu m’étonnes….
Avons pensé très très fort à vous (surtout moi je dois bien te l’avouer)..