Cette chanson me fout le cafard à chaque fois. Pourtant la mélodie est super joyeuse. Je ne sais pas si c’est le cafard de me dire que ce genre de projet n’est finalement pas pour nous, ou de me dire que je ne veux pas que ce genre de vie soit la mienne. Pourtant, je troue ça chouette et respectueux les gens qui construisent ainsi une famille sur le même sol pendant 10, 20 ou 50 ans.
Peut-être que c’est aussi comme une fuite en avant de ne pas pouvoir rester en place. Je ne sais pas ce qu’on fuit, mais l’essentiel est qu’on reste ensemble et unis. Bon, bref, voilà la chanson (en même temps, je ne l’entends pas toutes les 5 mns non plus).
Quatre murs et un toit.
Un terrain vague, de vagues clôtures, un couple divague sur la maison future. On s’endette pour trente ans, ce pavillon sera le nôtre, et celui de nos enfants corrige la femme enceinte. Les travaux sont finis, du moins le gros oeuvre, ça sent le plâtre et l’enduit et la poussière toute neuve.
Le plâtre et l’enduit et la poussière toute neuve.
Des ampoules à nu pendent des murs, du plafond, le bébé est né, il joue dans le salon. On ajoute à l’étage une chambre de plus, un petit frère est prévu pour l’automne. Dans le jardin les arbres aussi grandissent, on pourra y faire un jour une cabane.
On pourra y faire un jour une cabane.
Les enfants ont poussé, ils sont trois maintenant, on remplit sans se douter le grenier doucement. Le grand habite le garage pour être indépendant, la cabane, c’est dommage, est à l’abandon. Monsieur rêverait de creuser une cave à vins, Madame préfèrerait une deuxième salle de bain.
Ça sera une deuxième salle de bain.
Les enfants vont et viennent chargés de linge sale, ça devient un hôtel la maison familiale. On a fait un bureau dans la p’tite pièce d’en haut, et des chambres d’amis, les enfants sont partis. Ils ont quitté le nid sans le savoir vraiment, petit à petit, vêtement par vêtement.
Petit à petit, vêtement par vêtement.
Ils habitent à Paris des apparts sans espace, alors qu’ici il y’a trop de place. On va poser tu sais des stores électriques, c’est un peu laid c’est vrai, mais c’est plus pratique. La maison somnole comme un chat fatigué, dans son ventre ronronne la machine à laver.
Dans son ventre ronronne la machine à laver.
Les petits enfants espérés apparaissent, dans le frigo, on remet des glaces. La cabane du jardin trouve une deuxième jeunesse, c’est le consulat que rouvrent les gosses. Le grenier sans bataille livre ses trésors, ses panoplies de cow-boys aux petits ambassadeurs, qui colonisent pour la dernière fois la modeste terre promise, quatre murs et un toit.
Cette maison est en vente comme vous le savez, je suis, je me présente, agent immobilier. Je dois vous prévenir si vous voulez l’acheter, je préfère vous le dire cette maison est hantée. Ne souriez pas Monsieur, n’ayez crainte Madame, c’est hanté c’est vrai mais de gentils fantômes. De monstres et de dragons que les gamins savent voir, de pleurs et de bagarres, et de copieux quatre-heures, "finis tes devoirs", "il est trop lourd mon cartable", "laisse tranquille ton frère", "les enfants : à table !".
Écoutez la musique, est-ce que vous l’entendez ?

Non, moi je la trouve assez vraie cette chanson il faut reconnaitre, même si ça nous plaît pas toujours… Ou alors c peut être que nous sommes allés le voir en concert il y a 1 mois et c’était trop top!!!
Gros bisous
coucou kristell

j’espere que tout le monde va bien!!! moi c la classe, tout se passe bien.
j’ai écouté la chanson et il est vrai que bien que la mélodie soit joyeuse le texte lui fou le cafard. je pense que que si elle fou le cafard c’est parce qu’ elle raconte une jolie histoire mais tellement idéale qu’elle en devient pathétique. Donc finalement cette histoire n’est pas jolie mais triste. et je pense qu’au fond personne n’a envie d’etre triste. c’est sûr que la guadeloupe sort complètement de ce cadre et c’est sûrement pas plus mal
c’est quand meme super chouette la guadeloupe
bonne journée sur ces quelques pensées philosophiques
ps : pardon pour les fautes mais je crois que c’est incurrable
Moi je la trouve très belle, un peu triste pour quelques passages, du genre les enfants s’en vont on se retrouve seul et de la un autre cycle commence, mais n’est ce pas le déroulement de la vie….
Comme ton frère je pense que la guadeloupe c’est loin mais si votre bonheur est là bas alors il faut foncer vers la vraie vie….
D’ailleurs j’adore Benabar…
ouahhhhhhhhhhhhh tout pareil mais pas pour les mêmes raisons!
j’adore benabar et j’adore cette chanson mais elle me fait pleurer.
surtout le passage ou il dit
Le grenier sans bataille livre ses trésors, ses panoplies de cow-boys aux petits ambassadeurs, qui colonisent pour la dernière fois la modeste terre promise, quatre murs et un toit
mon mari me prend pour une cinglée mais ça me fout le cafard car je réalise qu’une vie passe vite, surtout quand on a des enfants et qu’il est impossible de faire marche arrière.
C’est peut-être pour cela qu’on en fait plusieurs des enfants, pour avoir l’impression de re-commencer une vie.
(ravie ravie de te lire ici Pimoos)
Salut la petite famille.
Cette chanson est joyeusement triste ou tristement joyeuse c’est selon…C’est comme le verre à moitié plein ou à moitié vide, c’est une question de perception…
Je la connais depuis 1 an cette chanson. Elle figure sur le dernier album de bénabar que je possède (non pas le chanteur mais le cd…)
Par ailleurs, elle aurait pu tout aussi bien s’appliquer aux « pauchères » à l’époque de la vente.
Elle raconte tout simplement une vie, en humanisant la maison familiale qui bien souvent demeure le puits insondable de nos souvenirs lointains où l’on aime recueillir l’eau d’une mélancolie toujours passagère. (putain c’est beau ce que je viens d’écrire…)
bon à part ça, j’ai tous les albums de bénabar.
bisous a+
Coucou Yann !
Oui, c’est pas qu’elle est forcément triste, c’est qu’elle me fout le cafard.
Dis-moi, t’es pouet toi !
C’est toi le « lomenech » de l’autre commentaire de je sais plus quel article ?
eh oui c’est moi le pouet et l’auteur du commentaire de l’autre jour sur l’anecdote (oula faut suivre) .. mais par contre je tiens à te dire que
je ne suis pas fonctionnaire!!!!
Oui Yann est un pouet et un tres bon pouet, je dirais même un POUET POUET.
Blague à part Yann est un poète très discret, mais allez sur le site http://www.labaignoire.free.fr,
Je ne vous en dit pas plus. J’espère Yann que tu ne m’ens voudras pas d’avoir révélé ce beau coté de ta personalité en tout cas moi j’ai été très agréablement surprise.
Ici, elle veut tout dire, la maison quenous avons a plus d’un siècle ds la famille, et je peux te dire qu’elle me met tout de même le cafard, car elle est signe pour moi que le temps passe vite.. trop vite !!