Madagascar, sous l’océan

Il y a des moments magiques parfois.
Il parait que les plongeurs en rêvent.
Nous, on ne s’y attendait pas. Je te rappelle que nous étions en route pour Nosy Yranja. Le temps étant maussade la veille, beaucoup d’excursionnistes avaient annuler. Du coup, on avait la mer pour nous.
Et elle nous a montré son merveilleux visage.

C’est donc un requin baleine. Le plus gros poisson du monde (ouais, rien que ça).
Ils étaient là (parce qu’il y en avait 2) juste sous nos pieds. Malgré le fait que ce soit un animal inoffensif, ça fout un peu les chocottes quand même.
Et là, c’est un jeune….

NDLR: Le gars qui palme à mort en faisant plus de bulles et en effrayant le requin baleine, c’est un Italien…. (j’dis ça, j’dis rien)

Madagascar, Nosy Iranja, jour 6

Vendredi 6 novembre

L’été touche à sa fin dans l’hémisphère sud (tu refais la même avec « l’hiver touche à sa fin dans l’hémisphère nord »). 
J’ai envie de continuer à parler du beau voyage que nous avons fait à Madagascar. 
T’as vu, je fais durer le plaisir. Mais il faut dire aussi que nous avons été bien occupés avec nos touristes pendant 1 mois, et surtout, la connexion a été divisée par autant d’appareils connectés. Impossible de faire un article plein de photos.

Les 2 derniers jours à Madagascar ont été une pure merveille. 
Nous avons décidé de partir dormir sur l’îlet de Nosy Iranja, à environ 60 kms de Nosy Kumba. Un ilet perdu sur l’océan, qui se mérite.
2h30 de speed boat sur des eaux turquoises (ça fait mal aux fesses le speed boat, même sur une eau turquoise).

Il avait plu toute la nuit, un gros orage, et nous avons craint un instant que la sortie soit annulée. Impossible à reporter car nous partions 2 jours et 1 nuit, et que depuis le début du séjour, nous cherchions un couple pour nous accompagner pour diviser les frais. Donc si on n’y allait pas ce jour-là, c’était mort.
Notre pilote a décidé qu’on tentait le coup, et il a eu raison, le temps était rétabli, grand beau temps !

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On repasse devant Nosy Tanikely.

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Il s’est passé un truc de malade entre la photo précédente et la suivante. J’ai bien envie de te montrer ça en détail dans le prochain article (promis, je ne vais pas attendre 3 mois) parce que ce que nous avons vu là le vaut bien.
Je te laisse un peu le suspens, d’ac’ ?

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Nous voilà en approche de Nosy Iranja.
Juste le paradis quoi !
Une plage de sable fin et blanc, une eau translucide, bien qu’un peu agitée, un paysage à couper le souffle.

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On aperçoit notre « maison » pour la nuit. On va dormir sur la plage quoi ! Nan mais trop bien ! 

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On a la douche « la plus luxueuse et avec la plus belle vue du monde » dixit notre accompagnateur. Ben ouais, je veux bien te croire. Faire pipi face au lagon, ça n’a pas de prix !

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De l’autre coté de l’Îlet, c’est la mangrove (comprendre ça pue, c’est blindé de moustiques, ça fait presque peur à marée base, et il y a des crocodiles  [ça, on nous l’a dit après hein, sinon pas sure qu’on aurait pris notre temps comme ça, à faire des photos])

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Le petit gars transportait ça comme si c’était un sac de plumes.

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Bien sur, sur l’îlet, il n’y a pas d’électricité. Donc un groupe électrogène nous a assuré la lumière le temps du repas sous le carbet.

 

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La nuit a été assez courte. Déjà parce que la mer était très agitée et très haute, et que le bruit des vagues, si près, c’est…. troublant. On a l’habitude d’entendre la barrière de corail chez nous, mais là on avait l’impression d’être sur l’eau.
Et puis le soleil se couche tôt, mais se lève tôt aussi. A 5h, nous étions en train de découvrir le réveil du village de l’île.
Je te garde ça pour le prochain article.

Madagascar, Nosy Kumba, jour 5

Je vous ramène quelques mois en arrière et je continue le récit de notre périple malgache. 
Le jeudi, 5eme jour à Nosy Kumba a été placé sous le signe du farniente. Il faisait très chaud. Pas de sortie de prévu pour moi, et une plongée en bouteille pour Bertrand.
J’ai pris ma liseuse, et j’ai encore oublié que je n’avais qu’un indice 20. Autant dire que c’est ce jour-là que j’ai ramené les souvenirs douloureux de Madagascar.
C’est de la faute de ma liseuse aussi ! Spamafote !
Quand t’as un bon bouquin, une belle plage déserte, pas un bruit si ce n’est le ressac de la mer, ben tu t’installes quoi !

DSC02830DSC02832Bref, j’ai fait une belle séance de rien-foutage en attendant mon homme qui s’est fait débarquer en bateau en début d’après-midi:

DSC02841Du coup, il faisait faim, et pour changer, nous avons été déguster le repas concocté par Nany, installée sur la plage. Elle fait de belles broderies sur des nappes ET elle fait aussi un peu resto (un peu, disons que c’est à la demande).

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(derrière, les gens que tu aperçois, ce sont des Italiens…pom pom pom)

On a dégusté une galette locale dont j’ai oublié le nom, mais qui était juste délicieuse et qui fait office de pain.

DSC02848Ca te permet de jeter un coup d’oeil sur le point richelieu de la broderie, spécialitée malgache et la finesse du travail de Nany.

DSC02850Un crabe qui traverse la terrasse, tranquille. On a les mêmes chez nous (oui oui, dans le salon ou les chambres). Parait qu’ils se mangent.

DSC02852Le temps tourne à l’orage, et c’est pas plus mal parce qu’on étouffe. Mais on aimerait bien qu’il ne pleuve pas le lendemain, car on a prévu LA grande sortie.
Mais tu verras ça plus tard si tu reviens par ici.

Après la sieste de l’après-midi, sous le ventilo salvateur, on essaye de joindre les enfants un moment par skype sur la terrasse du Jardin Vanille.

DSC02853A suivre….

 

 

Cave du Pont Bondieu

En voilà un titre qui fait rêver !

Alors cave, il faut comprendre caverne.
J’adore les cavernes. Ca fait un peu peur, mais c’est beau.

L’est de Maurice réserve des petits lieux sympas comme ça, hors des sentiers battus, fréquentés par… personne (à part nous je veux dire). A 20 mns de chez nous, dans un petit village, après bien sur avoir demandé notre chemin « prendre à droite au robot, puis à droite vis-à-vis la station, puis vis-à-vis la clinique, après l’autre robot »
Fingers in the noze !

Effectivement, nous y voilà:
DSC03465Le truc, c’est que le panneau est dans un seul sens, et bien sur pas dans le bon pour nous. Du coup on a fait 1 km de trop et on s’est retrouvé à la ferme Mia (tu sais, j’avais fait un article avec plein de vaches et plein d’enfants).

Et là, c’est la descente dans la jungle.
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Trois grottes dans un petit espace, et sur laquelle l’une d’entre elle passe la route, comme un pont naturel. La végétation est vraiment typique du climat tropical, et pendant quelques instants, avec l’humidité et la chaleur ambiante, nous avons été projetés en Guadeloupe, nous enfonçons dans la foret primaire. Trop bien !

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Cette troisième grotte est REM-PLIE de chauve-souris. Petites mais nombreuses. Il faut dire que le lieu est REM-PLI de moustiques. Elles tournoient sans s’arrêter en « gobant » au passage les méchants insectes.
Elle est impressionnante, car derrière l’éboulis que l’on voit au premier plan, c’est profond et très large.

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Bon, alors inutile de faire le trajet exprès pour visiter ce lieu, ça nous a pris 15 mns. Mais si vous passez par Flacq, Salazie ou en revenant de la Nicolière par exemple, ça vaut le coup de s’arrêter. Par contre, importantissime, il faut absolument emmener de l’anti-moustique.

Tu ne me crois pas ? Tiens regarde:

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Madagascar, Nosy Komba, jour 4

Mercredi 4 novembre

Là, je pense qu’il est temps de faire une petite leçon de géographie. Je sors ma craie et je t’explique un peu mieux.

Madagascar, tout le monde connait de nom. Tout le monde sait aussi à peu près où ça se trouve. Je te rafraîchis la mémoire:

téléchargement (2)Jusque là, tout va bien.

Nous avons atterri au nord-ouest de Mada. Je te fais un petit zoom:

nosy-be-location-map Puis nous avons pris un bateau pour Nosy Komba, et plus précisément le village d’Anjiabe (Si t’es un peu observateur, tu peux aussi repéré l’ilot Nosy Tanikely où nous avions passé la journée et vu des tortues):

Carte_de_Nosy_Be.svgAujourd’hui, le programme est de faire le tour de Nosy Komba en pirogue. Et quand on dit le tour, c’est pas compliqué, c’est tout rond:

carte-nosykombaNous partons donc d’Anjiabe au sud, pour aller par l’ouest jusqu’à Ampangorina au nord, puis nous redescendrons par l’est, avec une escale à Antamontamo.

J’ai adoré le trajet en pirogue à moteur, avec nos guides très zen (et pas très inquiets des 3 pannes de moteur de la journée).

La journée avait déjà bien commencée:
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Le temps était magnifique:

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Notre accompagnateur nous a mis direct dans l’ambiance:
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Il faut comprendre aussi que sur ce bout de cailloux, il n’y a pas de route, pas de voiture donc. Et que la mer devient la route, avec des pécheurs, des transporteurs. Toutes les marchandises arrivent de Nosy Bé ou de la Grande Terre.
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Tout le long du rivage, se côtoient de jolies villas et des cases typiques:
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DSC02546DSC02545Puis nous arrivons au village, au bout d’une petite heure de navigation. Rien à voir avec notre village du sud. Ici, il y a beaucoup plus d’activités. Il faut dire aussi que se trouve là le parc animalier, appelé « parcs aux lémuriens ».

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DSC02554Il y a même un hôpital, et nous trouverons une pharmacie pour refaire le plein en anti-moustique.
DSC02558Au bout du village, c’est le début du parc.
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Nous serons accompagné par un guide, tout jeune, qui aura un peu de mal à « retrouver sa langue » (le français donc) car ici, 90% des touristes sont italiens. Au secours, mais pourquoi donc ? Pendant la montée dans le parc (mes mollets n’en peuvent plus, non seulement ils soupirent, mais ils transpirent, il fait terriblement chaud), nous échafaudons des théories fumeuses sur cette présence Romaine à Madagascar. Quod istae omnes Italian? (je sais bien que les Italiens ne parlent plus latin, ça va hein, j’ai le droit de sortir ma culture un peu !)

Jusqu’à ce que notre guide, ayant apparemment retrouvé l’usage de la langue de Molière entre temps, nous donne l’explication la plus con qui soit (et la plus logique par la même occasion): Y’a beaucoup d’Italiens car il y a 2 vols directs par semaine Italie/Nosy Bé.
Voilà. Paf. Mystère résolu. Pfff, déçus, nous qui pensions avoir mis un jour un complot international, un truc bien politique. Bref.

Notre guide veut doubler les groupes et nous emmène tout de suite tout en haut du parc (il fait au moins 40° là-dedans, nous dégoulinons…. et j’ai bien regardé le corps (oh ça va !) de notre guide, pas une goutte de sueur pour lui, même dans le dos, même sous les bras… spajuste) .

Il se met à parler en lémuriens (si si) et là….
DSC02576Et d’un coup, en voilà un qui saute sur mon épaule. Comment c’est tout doux !!! Ses petites mains griffues (j’ai eu une cicatrice au bras pendant 15 jours) attrapent les morceaux de bananes de nos mains, c’est trop trop mignon.
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DSC02588Dès fois même, ils s’occupent du nettoyage des oreilles:
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DSC02597Les mâles sont noirs, les femelles marron.
DSC02605En redescendant, nous avons eu un véritable exposé de la part de notre guide. A peine 19 ans, et une vraie encyclopédie ! Il nous a tout raconté de la faune et de la flore (c’est lui en tee-shirt rouge, tu remarqueras aussi qu’il est pieds-nus)
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Et puis le voilà qu’il nous colle un pote à lui autour du cou. Un boa. Rien que ça ! Même pas peur !

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DSC02645Nous faisons le tour du village avant d’aller manger.
Les artisans sont nombreux et les habitants ne vivent clairement que du tourisme. L’ambiance est joyeuse, nous avons beaucoup aimé y manger et profiter de ce lieu pendant quelques heures:
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Notre cuisinière accueille les pécheurs et choisit son poisson du jour:
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Puis nous passons à table « Chez Yolande » où Maria (cherche pas) nous prépare à manger:
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Nous nous baignons juste au pied du restaurant:
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DSC02704Puis c’est l’heure de repartir, mais avant, on nous emmène au milieu de rien (enfin si, de la mer) sur un îlot vide (pas même un arbre) où nous ne resterons pas longtemps car le soleil est cuisant, et le sable brûlant. 
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Nous voilà reparti (et hop, une petite panne moteur, ça manquait) vers l’est de l’Île pour terminer le tour.

Sur la « route », nous ferons escale dans un village de piroguiers. Un art du bois incroyable, qui va nous impressionner. Les pirogues sont faites sur ce seul village et le savoir-faire se transmet. Partout, des travailleurs s’attellent à la tache et pour certains c’est la taille du tronc (à la hache), pour d’autres c’est l’ajustage précis des planches entre elles pour que l’ensemble soit étanche, pour d’autres le ponçage et le vernissage. Un travail de forçat, exécuté par des mains expertes. Nous resterons presque qu’une heure à Antamontamo.

Les enfants sont partout. Ils vont surtout venir entourer Bertrand. Moi ils ne feront que me toucher les fesses un peu, puis estimant surement que je suis comme les autres femmes, me laisseront tranquille. 
A Mada, nous sommes des Vazaha (étrangers blancs), et assez rares pour vérifier tactilement si cette couleur de peau entre le beige et le rouge cramée est bien réelle…
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La cuisine (pas Ikéa) d’une maison:
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DSC02793DSC02795Journée magnifique, pleine de rencontres et d’apprentissages.

En rentrant, nous passons voir Jimmy qui avance bien sur notre « commande »

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Une journée magnifique, que j’ai juste adorée !

 

Laisser un petit blabla

Porlwi by light

C’est Noyel ! Ou presque.
Et je suis sure que toi aussi tu as essayé de faire des photos des illuminations, et que toi aussi tu as eu des photos qui ressemblent à rien floues. Genre déjà, ton sapin illuminé qui ressemble à un amas de traits lumineux quand tu regardes le résultat, alors qu’il est si beau en vrai dans ton salon….. Ben nous aussi ! On ne déroge pas à la règle. Ah, on aurait pu en faire de belles. Suffisait de poser le trépied de l’appareil photo au milieu de la foule, de demander aux 1000 personnes autour de nous de ne pas bouger, de régler l’ouverture du focus (ou un truc comme ça) sur 2 mns par photo.
Mais comme on est des gens sympas, par compassion avec tous les smartphones tendus à bout de bras, nous aussi on a respecté la règle des photos floues de décembre.

N’empêche qu’on a quand même profité du spectacle Porlwi by light samedi soir, comme environ 1 million 295 milles personnes (la population de Maurice moins ma fille qui a préféré le marché de Noel de l’école).
Et je suppose que les organisateurs de l’événement sont sponsorisés par les vendeurs de baskets (je te rappelle, si tu suis un peu, que je dois m’en acheter pour ne pas me ruiner en pansements autour des orteils et continuer ma formation de grande sportive).

Alors comme tu es bien gentil d’avoir lu mes élucubrations jusque là, je t’offre mes photos de décembre à moi, en direct du cœur de la capitale mauricienne, qui vibrait hier au rythme des lasers, des lucioles, des projecteurs, de la musique et des couleurs.

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IMG_1009Là, on a craqué, on a décidé de tricher un peu, de s’élever dans les étages de la tour de Newton street pour prendre un peu de hauteur. De là-haut, 20eme étage, le spectacle était fabuleux. A perte de vue.

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Jolie surprise. En redescendant, on a croisé ce vendeur de crêpes bretonnes (enfin bon, moi j’ai kiffé les billigs) mauricianisées (tu pouvais en prendre à la noix de coco râpée ! On a choisi Nutella, on ne change pas une équipe qui gagne).IMG_1035

Le bassin du Caudan brillait de milles feux et de jolis voiliers éclairés voguaient au son de musiques créoles apaisantes. Là, nos pieds fument, et on se pose un peu.

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Alors pour les curieux de dernière minute, c’est encore la fête ce soir à Port-Louis. Prévoir donc de la patience pour se garer, de bonnes chaussures, une bouteille d’eau, un appareil photo (t’as le droit de prendre ton smartphone, tu ne te feras pas remarquer avec, de toute façon tes photos seront floues) et ton âme d’enfant !

 

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City Urban Trail de Port-Louis

Depuis le retour de notre beau voyage, et malgré que nous restions encore sous le charme, la vie continue à Maurice.

Le 21 novembre, nous avions un rendez-vous sportif dans la capitale. Port-Louis nous accueillait pour son trail nocturne. Très impressionnant de courir marcher dans la ville la nuit. Une ville où nous n’aurions pas l’idée de nous promener la nuit tombée. Mais là, l’occasion était bonne de vérifier si mon entraînement de mollets dans les Jardin de Clarita avait porté ses fruits. Il s’est avéré que … pas trop en fait.
Mais tu le sais, j’aime me prendre pour une grande sportive et me faire croire à moi-même que je suis capable de me traîner courir pendant 8 kilomètres.

D’abord, je me suis dit que Port-Louis, c’était plat. Première erreur. Puis je me suis dit que la nuit, il ne faisait pas chaud. Seconde erreur.

En vrai, c’était SUPER difficile. Nous avions juste zéro préparation, on y allait un peu en touristes. Pas grave, on est fiers de nous.

8km

Quand on ne connait pas Port-Louis, il est difficile de se rendre compte du parcours.

Déjà, la team gagnante, c’était nous (alors oui on a l’air fatigués, mais c’est qu’on l’est ! Je te rappelle qu’un trail nocturne, ben c’est la nuit ! Et ça commençait à 19h30 !):

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Mais c’était aussi Yrfana qui nous avait entraînés là-dedans (à moins que ce soit moi qui l’ai entraînée là, je ne sais plus bien, hi hi hi)

DSC03205Mais mon gros coup de coeur va au fils d’Yrfana.
Karar, 8 ans, a fait la course lui aussi, comme un grand, et nous a largués dans les 2 premières fractions de seconde. Il a fait les 8 kms en moins d’une heure, et avait l’air frais quand on l’a rejoint à l’arrivée.

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Bon, la nuit, il fait nuit. Alors pour les photos de quand tu cours dans le noir en essayant de ne pas mourir d’asphyxie, tu repasseras ! Du coup, j’ai triché, et j’ai été prendre des photos sur le net pour te montrer les jolies choses qu’on a vues sur notre parcours.

Déjà, le départ du 8 km, où on aperçoit Karar, qui semble bien être le plus jeune, prêt à démarrer. 
11254574_1242370439113281_6555953465549043980_nTout de suite, on te met dans l’ambiance, il faut traverser le motorway. Si tu ne te fais pas écraser, tu peux passer à la suite.

slide_3slide_4slide_1Notre parcours nous a o-bli-gés à passer derrière l’église Marie Reine de la paix (c’est là que j’ai failli passer devant sans que personne ne me voit). Parce que pour passer derrière, il faut grimper ça:

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(ha ha, tu ricanes moins hein !)

Nos photos à nous c’est ça (on ne peut pas être au top tout le temps hein !):

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(Je ne sais pas du tout pourquoi on voit des barbelés en premier plan, c’était un trail, quand même pas un entraînement du corps des Marins, bref)

Je pense que là où j’ai vraiment failli défaillir :-) c’est quand j’ai vu les coureurs attaquer le chemin de la citadelle Fort Adélaïde.
De jour, ça donne ça:
citadelle9Mais mais mais…. la vue de là-haut était juste incroyable !
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Et en fait, on était chauds, et on a grimpé la colline sans trop de difficultés.

On est passé aussi devant une mosquée, une église, le champ de mars, les jolies maisons qui le bordent, des cases créoles extraordinaires, des enfants qui nous encourageaient dans les rues, des boutiques improbables et des rues dont je ne soupçonnais même pas l’existence.

Je pense qu’on est arrivés dans les derniers, mais en fait, j’en sais rien. On a fait le trail en environ 1h15, et on est arrivés VIVANTS ! Et ça, déjà, c’est bien.

Par contre, on a pris quelques notes pour le prochain (si mon mari me pardonne un jour):
– acheter des baskets à ma taille (et ne pas prendre celles de ma fille de 2 pointures au dessus)
– acheter des baskets à Bertrand (qui a fait le truc avec quasiment la plante des pied qui touchait le goudron)

Vivement le prochain ! 

Madagascar, Nosy Komba, jour 3

Mardi 3 novembre

Aujourd’hui, il fait encore plus chaud que la veille.
Nous partons en excursion pour la journée.
Direction Nosy Tanikely, un îlot situé à 45 mns environ en bateau au large de Nosy Komba. C’est une réserve naturelle sous- marine.
Nous embarquons avec un couple d’Italiens en vacances dans l’hôtel Jardin Vanille.

En descendant sur la plage, c’est l’heure de l’école:
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Le trajet nous permet de profiter des pirogues et des paysages:
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C’est là que nous allons:
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Sur l’îlot, tout est traduit en italien. Etrange… Nous cherchons une explication. L’Italie n’a jamais eu de colonies dans l’Océan Indien pourtant. Mystère.

DSC02475(T’es content là, tu regardes le récit d’un voyage sur Madagascar et tu apprends à causer italien, vive la mondialisation !)

La plage est magnifique. Un petit air de l’’île aux cerfs de Maurice. Notre guide s’acquitte du droit d’entrée pour nous. 10000 Ariary pour les étrangers (3 euros environ). On pense que cette somme permet à Clarita d’envoyer sa fille à l’école pendant 1 mois. Nous gardons en tête que nous sommes des privilégiés pouvant profiter de ces beautés en vacances.
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DSC02358Une jolie rencontre au détour d’un rocher:
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On enfile les palmes et les masques, et allons nager sur le récif. Les fonds marins sont beaux. Pas aussi beaux que ceux de Guadeloupe peut-être. Le corail est pour la plupart mort dans le fond, et on n’imagine pas pouvoir apercevoir grand-chose. Et finalement, il y a bien quelques jolis poissons. Et au détour d’un énorme rocher, Bertrand se retrouve nez à nez avec une magnifique tortue. Nager avec une tortue pendant 15 mns, quel bonheur !

 

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Le pique-nique est copieux. Impossible de tout terminer. Brochettes de crevettes, de zébu. Poisson grillé, crabe en sauce, riz, salade, fruits.

DSC02418(Les pieds que tu vois sont ceux des Italiens… non non, je ne fais pas une fixette sur les Italiens….mais j’avoue que toute la journée, on a eu « je suis rital et je le reste… la la la la » dans la tête…. et maintenant toi aussi tu l’as, c’est ça le partage.)

Sur l’île, il y a un phare (en haut ce sont des … Italiens….ok, j’arrête)

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Nous commençons l’ascension (toujours les mollets qui soupirent, surtout après l’heure de palmage) et en chemin, les arbres s’agitent et des bruits étranges en sortent. Une famille lémuriens nous attend. Trop mignons. Ils s’approchent assez près pour qu’on puisse les observer. Les animaux sont vraiment sympas avec nous aujourd’hui.
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En haut, la vue est très belle, avec un beau panorama à 360° sur les îles qui nous entourent. J’ai toujours un peu de mal à me repérer dans la géographie des lieux.

Les animaux sont sympas avec nous. Tous les animaux.
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En redescendant, on décide d’aller voir les pipistrelli. Après une petite marche sur le sable brûlant (mais genre brûlant tu mets tes chaussures sinon tes pieds sont crâmés), on voit 1 chauve-souris. Pas 2 hein ! Juste 1, au loin, dans un arbre. Bon, ça, on en a plein chez nous.
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Par contre, le guide nous montre un caméléon. Et alors là, sans lui, on ne l’aurait jamais vu. Parce que le caméléon, c’est bien connu, ça caméléonne. Et oui, ça change de couleur !
Ici, il porte malheur s’il rentre dans une maison, ce n’est pas un animal très aimé. Je me dis que pourtant, il mange les moustiques. Et des moustiques, il y en a !
DSC02485(Si t’es patient, t’en verras des plus beaux dans la suite des articles).

En rentrant en fin d’après-midi, nous avons pu profiter d’une nouvelle invasion de cigales malgaches.
DSC02499(Je sais que j’ai pas des doigts de pianiste, mais quand même, tu vois bien que ce ne sont pas des toutes petites choses ces cigales !)

DSC02282A suivre…

Madagascar, Nosy Komba, jour 2

Lundi 2 novembre

Au réveil, nous découvrons le Jardin de Clarita sous un grand soleil. Un soleil écrasant. Notre première réflexion est unanime, on dirait la Guadeloupe. On pourrait très bien nous avoir téléportés sur la Basse-Terre. Une végétation luxuriante, une moiteur presque insupportable, des moustiques en escadrons serrés et des insectes surdimensionnés. Vue sur la mer. Mais pas sur le large, puisque Nosy Komba se situe entre Nosy Bé et Madagascar. Donc tout autour on aperçoit la terre. Nous sommes dans une baie magnifique.

De la terrasse de notre bungalow.

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Les différents bateaux, de la pirogue à moteur au « transporteur » passent à des heures précises (encore quelques jours sur place et on aurait pu faire la grille des horaires). Il y a des bateaux de pèche, des bateaux qui transportent des gens, d’autres des voitures d’un point à un autre.
Un bateau de « gens »
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C’est grâce au super zoom de l’appareil qu’on a pu identifier ce qu’il transportait (on hésitait entre des sacs ou des poubelles, mais c’était juste des gens)

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Les petits déjeuners chez Clarita, c’est juste énorme. Des fruits et des jus frais, du pain avec de la confiture locale, du café. 

DSC02039Le restaurant de chez Clarita, le Mora Mora
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Après s’être tartinés de crème solaire (oups, petit moment de solitude en voyant que je me suis trompée et que j’ai pris de l’indice 20 au lieu d’un bon indice 50), on descend sur la plage. Plusieurs dizaines de marches pour atteindre le sable. Mes mollets pensent au retour…. Et soupirent…. (t’as jamais eu une partie de ton corps qui soupire de lassitude toi ?).

Dans les escaliers:

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La plage est magnifique. Bordée de petites cases, avec des enfants partout. Ce sont les vacances scolaires et les enfants sont très nombreux à venir nous dire bonjour et à s’essayer aux quelques mots de français appris à l’école. Renseignements pris par la suite, tous les enfants de Madagascar vont à l’école. S’ils n’y vont pas, c’est que les parents ne s’en occupent pas, parce que l’école est accessible dans tout le pays et obligatoire.
L’école est un bâtiment en dur, une grande classe unique. Apparemment, tous les enfants ne vont pas dans la même école parce que celle-ci est ouverte et les enfants ne sont pas en congé. Il existe des écoles privées, mises en place par des Français et des écoles publiques. Certaines sont gratuites, d’autres payantes. La fille de Clarita est dans une école qui coûte 10 000 aryarii le mois (environ 3 euros). La cour de récré, c’est la plage. Sans barrière, sans portail…. 

L’école
DSC02051Une pirogue à balancier garée devant.
DSC02053La plage et au loin, la Grande Terre (Madagascar)
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C’est là que tu regrettes ton indice 50

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Là, il imagine déjà tous les meubles qu’il pourrait faire avec un tronc comme ça:

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Les broderies faites par les femmes du village (pour 8000 ariary par mois, moins de 3 euros) qui sèchent au vent:

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Cela pourrait presque faire rêver si on fait abstraction de la pauvreté ambiante, parce qu’après avoir profité de la magnifique plage, nous sommes remontés (entends-tu mes mollets soupirer ?) pour redescendre de l’autre côté, vers le village.

Difficile d’être préparés à ce que nous allons voir.

Un chemin tortueux en terre est bordé de cases plus ou moins délabrées. Certaines abritent des familles entières sur un sol en terre, avec à peine de quoi s’allonger entièrement tellement elles sont exiguës. On voit des tout petits posés sur la terre battue, dormir à même le sol, ou sur des terrasses en bois (des planches posées là).

Les maisons sont les unes sur les autres et il faut zigzaguer entre elles pour se frayer un passage. Au bout du « village » se trouve une autre plage où jouent les enfants. Dans la forêt juste au-dessus on entend le bruit des cigales (insectes très très bruyants qui donnent l’impression que des gars scient de la ferraille dans les bois). Les enfants leur courent après pour…..les manger.

Les enfants nous accompagnent tout le chemin en ricanant. Ils sont fascinés par l’appareil photo et demandent à se voir sur l’écran.

Mais la constante, ce sont les sourires. Tout le monde nous dit bonjour et les enfants viennent nous serrer la main.

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Nous allons rencontrer Jimmy, installé sur la plage en bas de l’hôtel, qui fait de merveilleux objets en bois, taillés à la hache. On lui commande un objet, et il s’y met tout de suite pour que ce soit terminé pour notre départ. Les prix sont excessifs pour Madagascar. Ce sont des prix spéciaux pour les touristes. Nous achetons une nappe toute brodée (nous qui ne mettons jamais de nappe, mais bref) et la dame nous demande 20 euros. C’est énorme pour elle. Elle pourra ainsi soigner sa petite fille qu’elle doit emmener à l’hôpital, et surement vivre plusieurs semaines avec cet argent.

L’atelier de Jimmy:
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Nany et ses broderies:
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La fille (6eme enfant) de Nany, qui était souffrante ce jour-là:

DSC02099Notre première journée est terminée. Elle balance entre la beauté des paysages, et les contrastes avec la population, qui malgré tout, est privilégiée par rapport au reste du pays car nous sommes dans un lieu touristique. Attention, sur tout Madagascar, on ne parle que de 185 000 touristes par an. Pour ce grand pays, ce n’est pas assez, les médias s’étant bien employé à le présenter comme dangereux. 
Mais dans ce village, sur Nosy Komba, la population profite quand même de leur présence, même si nous ne sommes pas nombreux à l’hôtel. D’ailleurs, chez Clarita, nous sommes les seuls, et à Jardin Vanille, plus bas, c’est un peu plus occupé. 
D’ailleurs, nous passons à Jardin Vanille le soir pour essayer de capter un peu de wi-fi pour appeler les enfants. Cinq minutes par jour pour se rassurer, c’est rapide.

DSC02142On fait encore quelques rencontres:
DSC02137En haut, chez Clarita, un dîner délicieux nous attend:
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Je ne vais pas te montrer tous les plats tous les jours, parce que ça n’a pas d’intérêt, mais en résumé, on a mangé bien et trop pendant 1 semaine (on est revenus avec des coups de soleil et 3 kilos de plus).

A suivre…..

Madagascar, Nosy Komba, jour 1.

Dimanche 1er novembre

C’est le jour du départ. Même si Madagascar n’est pas très loin, il faudra la journée pour atteindre Nosy Kumba, île de l’île de l’île. Nosy Komba se situe au large de Nosy bé, île elle-même au large de la Grande île qu’est Madagascar. En fait d’île, Madagascar est immense, 1 fois et demie plus grande que la France. Les gens du nord ne parlent pas la même langue que les habitants du sud. 7 langues ou dialectes se côtoient dans le pays.

Le taxi nous attend à Maurice à 6h. Décollage pour la Réunion à 8h45. Arrivée à St Denis à 9h30. Normalement, nous aurions dû embarquer tout de suite pour la seconde partie du vol. Mais Air Austral nous avait avertis il y a 1 mois que l’avion avait été annulé et reporté à 16h50. C’est comme ça que j’avais d’ailleurs découvert la « surprise » faite par Bertrand pour ce voyage. Un petit SMS qui a grillé l’effet, mais qui m’a permis de rêver un peu en attendant le beau voyage. Comme les enfants attendant Noël.

Petit déjeuner à l’aéroport.

Contente mais un peu stressée

Bientot le départ

Heureusement, sur l’île sœur, nous avons de amis qui sont venus nous chercher à l’aéroport et nous ont invité chez eux pour leur déjeuner dominical. Ce n’est pas la première fois que Bruno et Caro nous servent de « transfert » et nous les remercions. C’est toujours plus fun que de patienter à l’aéroport.

Dernier décollage à 16h50 pour 1h30 de vol. Avec le décalage horaire, nous arrivons à Nosy Bé à 17h40. 1h nous séparent de Maurice. Il fait presque nuit à Nosy Bé, et l’immersion dans le monde Malgache est phénoménale. Nous débarquons directement sur la piste, puis une interminable file d’attente se profile pour le passage en douane. Chaque douanier nous demandera un « petit pourboire ». Assez déstabilisant. Pas moins de 4 présentations de passeport, d’apposition de visa et de demande de pourboire. Les bagages sont descendus à la main et les gens s’entassent dans une sorte de hangar pour les récupérer. Il fait déjà nuit noir, et les projecteurs attirent les cigales. Une foultitude de gros papillons de nuit s’abattent sur les gens. Ca crie (autant les gens que les insectes, qui font un cri ressemblant à celui de petites chauves-souris). Ca me rappelle les gros papillons qu’on voyait parfois en Guadeloupe. Juste que là, il y en a des centaines qui se prennent dans les ventilos, puis dans les cheveux.

Couché de soleil sur Madagascar, vu de l’avion.

Coucher de soleil sur Nosy Be

Un lac en forme de coeur avant d’atterrir, le ton est donné.

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Aéroport de Nosy Be.

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Pas vraiment rassurée pendant la traversée maritime en pleine nuit.

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On finit par tout récupérer, passeports et bagages, et nous sortons. Un chauffeur nous attend et nous emmène dans sa voiture jusqu’au port. 30 mns de brousse dans la nuit. Puis nous embarquons sur un bateau à moteur, qui lui-même nous emmène jusqu’à Nosy Komba, en 30 mns également. La traversée en pleine nuit est impressionnante, je n’arrête pas de me dire qu’il ne PEUT pas prendre le risque de casser son bateau, donc que le petit gars sait ce qu’il fait. Et il vaut mieux, parce que nous, on ne voit rien (on apprendra plus tard que les traversées en bateau rapide de nuit sont interdites car des collisions avec des baleines, rien que ça, se sont déjà produites) Enfin se profile les lumières du petit hôtel Jardin Vanille. Nous, nous ne sommes pas dans cet hôtel, mais un peu plus haut dans la montagne chez Clarita qui nous accueille après une volée de marches au milieu d’un jardin tropical. Nous le sentons plus que nous le voyons. Clarita nous emmène dans notre cabane en haut du jardin. Un charmant bungalow qui sera notre chez-nous pendant 1 semaine.

L’accueil au restaurant est chaleureux. Le repas magnifique (langouste grillée) et j’ai même la surprise de me faire servir un gâteau avec des bougies. Après tout, c’est mon anniversaire. Et si on m’avait dit que celui-là, je le fêterais à Madagascar, je ne l’aurais pas cru.

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