Vous avez eu les images, voilà un peu de son pour montrer l’ambiance.
Si vous avez de bons yeux, vous verrez quelques trucs
Vous avez eu les images, voilà un peu de son pour montrer l’ambiance.
Si vous avez de bons yeux, vous verrez quelques trucs
LE CAMPING TROPICAL
On se demandait bien ce qui pouvait attirer les Antillais en masse à Pâques sur les plages pour des campings s’étalant parfois sur une semaine avec des chargements impressionnants (groupes électrogènes, frigos, gazinière, sono de la mort-ki-tue).
Alors on a voulu essayer !
Et on a compris.
Déjà, on a compris qu’il fallait une tonne de choses pour survivre en milieu hostile:
– des tentes
– des matelas
– des hamacs pour les plus courageux
– des glacières
– des tables
– de la lumière (la nuit tombe vite ici)
– de la nourriture
– de la musique
– de quoi faire fonctionner la lumière et la musique
– de la crème solaire
– de l’ANTI MOUSTIQUE.
Ben on avait tout ça.
Parmi les blogueuses, certaines avaient des excuses bien rodées pour ne pas tenter l’aventure genre « On est en WE à Marie-Galante » ou encore plus recherché « On part en vacances à la Dominique » ou alors très fort « Mon mari a une compétition de vélo qui dure 4 jours » (hi hi hi) ! Certaines avaient même fait l’autruche « Ha bon ??? Vous avez été camper ??? » Genre.
Mais bien sur ….
Allez, avouez que vous vouliez qu’on serve de cobayes hein !?!
Ben c’est fait, on a testé pour vous.
Moi j’avoue que j’avais peur de 2 trucs: avoir chaud et ne pas pouvoir aller aux toilettes (ben oui, on parle bien de camping sauvage là).
Certaines avaient peur d’avoir froid et j’ai vu des couettes passées dans les tentes.
D’autres devaient avoir peur de mourir de faim car des monceaux de nourriture ont déferlé sur les tables le soir.
D’autres que leurs enfants ne dorment pas (et elles avaient raison…arf)
D’autres que leurs maris ronflent (et elles avaient raison aussi…arf arf).
Je crois bien qu’au final, malgré le montage des tentes un peu cahotique (tout le monde n’avait pas des tentes 2 secondes) et le démarrage du feu (mais comment font-is sur Koh Lanta), et l’attaque massive de Yenyens (petites mouches vampires complètement schyzophrènes qui se prennent pour des moustiques), tout était juste GENIAL !
Déjà, on avait le cadre, Anse Colas:
Et puis on avait les tentes (la nôtre n’était pas une pop-up, mais une 6 places avec 3 chambres, rien que ça !)
Notre campement:
Ca existe encore des tentes comme ça ???
Heureusement que Swan était là pour gonfler les matelas !
La nuit tombe vite, on installe les néons, les tables, on allume un feu pour les pomme-de-terre à la braise. L’eau est toute proche, puis je suis les pieds dedans pour prendre la photo. Elle est d’ailleurs à une température impressionnante, pire que dans mon bain.
Et pis voilà, la fête peut commencer:
Les gens ont l’air heureux:
Y’en a même qui sont encore plus heureux que d’autres !
Et d’autres qui sont heureux depuis plusieurs mois déjà…
Morgane et Titi se mettent à l’emballage des patates dans l’alu !
Et on lance le show ! Merci à Didier pour tout ça.
De somptueuses danseuses viennent agiter leur graisse leur corps sveltes au son du Ka.
Pendant que les garçons font…les garçons.
Et que la fille fait …. la fille.
Une soirée magnifique, sous le signe de l’amitié et comme le dirait Val, nous avions tous conscience de vivre quelque chose d’intense. Vous ne verrez pas la baignade à minuit sous un ciel étoilé à tomber !
Je ne ferai aucun commentaire pour la photo suivante:
Et le lendemain, après une nuit blanche pour les 3/4 d’entre nous, une attaque de yenyens dès l’aube, voilà la seule photo prise par une courageuse qui a osé sortir les bras de son paréo/capuche (les yenyens volaient par nuées et nous rentraient dans les yeux, le nez, la bouche)
Toutes leur vie, les plongeurs plongent.. Pour quoi ?
Les algues sont toujours pareilles, les poissons toujours les mêmes, paraît même que certains sont au même endroit chaque semaine, tu parles d’une originalité.
L’eau est toujours mouillée et toujours bleue.
Et tous les samedis matins, Bertrand plonge.
Il n’emmène même plus l’appareil photo, c’est tellement toujours pareil (c’est moi qui le dis hein, d’après eux, non, c’est pas tout à fait pareil..mouais.)
Ils attendent quoi les plongeurs ?
C’est un peu comme les surfeurs qui attendent LA vague, ils attendent souvent ça:
Ici, des tortues, ils en voient souvent quand même.
Mais regardez bien la photo, y’a un autre « truc » derrière:
Et comme le plaisir de voir un dauphin ne dure jamais assez longtemps, voici 2 vidéos:
On a trouvé un joli coin.
Enfin, quand je dis ON, c’est surtout Christophe, le chéri de Fanny qui, c’est bien connu, passe ses journées à se balader, qui nous a emmené là pour un pique-nique, la même journée que le bain de boue.
Il fallait déjà trouver le lieu, pô facile sans guide.
Et puis le temps avait été un peu beaucoup pourri la semaine précédente, alors bon, y’avait comme dit dirait des trous impressionnants dans le chemin et beaucoup de boue.
Mais, on avait nos héros: les 4X4 !!
Alors on a transféré les glacières/sacs/gens dans les véhicules, à la grande joie des enfants pour atteindre la plage.
Et puis on est arrivés dans un endroit super sympa, bien protégé et on était seuls sur la plage !
Une super journée passée en compagnie des bloggueuses:
L’aventure à l’Anse Colas n’est pas terminée…. à suivre !
Et voui, parce que c’est quand la dernière fois que vous avez eu le DROIT de vous roulez dans la boue, de vous aspergez de gadoue, de trouver ça chouette et de même pas vous faire gronder ?
Hein ?!!
Quand ???
Ben nous c’était y’a pas longtemps et c’était trop bien !
Alors première mission, aller ramasser la boue au fond de l’eau un peu au large de la plage:
Ramener la boue sur le rivage où tout le monde se badigeonne allègrement !
Laisser sécher jusqu’à ce que la peau devienne celle d’un éléphant:
Prendre des poses débiles:
Se moquer des autres avant d’avoir vu sa propre photo:
Et les petits ? Ils faisaient quoi pendant ce temps-là ?
Ben ils ont refusé de se salir !! On croit rêver !
Après 3 semaines guadeloupéennes, les Bretons vont reprendre le chemin de Baud sur mer retrouver Celtic et Pop.
Alors ils ont fait plein plein de trucs, je vous mets quelques morceaux choisis (petite nouveauté, vous pouvez voir les photos en plus grand si vous cliquez dessus).
Plage du Novotel.
Port de Baie-Mahault
Petit Canal et l’escalier très émouvant des esclaves.
Pique-nique à Bois Jolan
Bokits sur la plage de Port-Louis
Une saucée d’enfer à la plage de la Chapelle.
Pointe de la grande Vigie.
On a fêté Pâques avec quelques jours de retard pour cause de problème de ravaitaillement des cloches.
Les chocolats étaient tombés dans la piscine !
Et pour ne pas être totalement dépaysés, on les a emmenés à nos cours de danse country !
Ils repartent mercredi, les prochains arrivent dimanche.
Non non, pas de coup de gueule cette fois
Juste un chouette moment passé en famille.
(On est venus avec le bateau jaune derrière)
Ca faisait longtemps, mais voilà un coup de gueule !
Comme pour presque tout nos touristes, si le temps qu’il fait et le temps qu’on a le permettent, nous prenons le bateau pour aller sur l’îlet.
La dernière fois déjà, nous avions été un peu perturbés par le nombre de personnes qui s’y trouvaient et avions été « virés » des tables de pique-nique sous les carbets par un croisiériste qui nous a gentiment dit « vous pouvez rester hein, mais vous allez un peu plus loin hein ? ».
Trop sympa
Ces croisiéristes proposent, pour environ 60 euros la journée, de vous emmener sur l’îlet, repas compris. Cela pourrait être une bonne idée, s’ils n’étaient pas si nombreux (au moins 3 le jour où nous y sommes allés avec Sabrina et Serge) et s’ils ne débarquaient pas à 20 ou 30 à chaque fois.
Avec Sabrina et Serge, nous avions pris la décision de tout simplement partir, après avoir englouti nos sandwichs car vraiment, cela avait un côté dérangeant, très jet set mal embouchée qui allait aller abîmer la barrière de corail en déferlant à 20 ou plus sur le récif avec masques et tubas.
Vendredi dernier, c’était juste hallucinant.
Moi je pense que pour rentabiliser le tout, faudrait juste constuire un MacDo sur l’îlet, car il ne lui manque plus que ça. Je sais bien qu’on est en haute saison, je sais bien qu’il faut bien que les gens vivent et gagnent de l’argent, je sais bien que ce lieu est magnifique et aménégé pour recevoir du monde, mais à un moment donné, je me demande si quelqu’un réalise qu’il faudrait un peu le préserver.
Parce que débarquer à 200 chaque jour de la haute-saison sur un mini banc de sable, ça risque d’accélerer sa disparition.
Oui, l’îlet va disparaître. C’est un banc de sable. Il bouge, se déforme, change d’allure au gré des houles. Alors l’homme s’acharne à vouloir le garder comme il est, en plantant des cocotiers renversés 1 semaine après par une houle violente. Ils construisent des carbets pour accueillir les touristes, ils replantent des arbres qui pourraient à terme « tenir » le banc de sable.
Plein de bonnes idées pour qu’il soit rentable un peu plus longtemps. C’est humain (malheureusement) et ça se comprend. Mais bon sang, y’aurait pas moyen de se partager la poule aux oeufs d’or pour que cela ne devienne pas une mauvaise expérience que de se rendre là ?
Pourquoi ne pas alterner les jours de fréquentation ?
Pourquoi ne pas réduire de 10 ou 20% le nombre de passagers (en se disant que cela diminuera peut-être de 10% la rapidité à laquelle l’îlet se dégrade et finalement fera en profiter quelques années de plus les mêmes utilisateurs ?)
Je ne sais pas, ça se calcule non, ça se réfléchit ?
Sur la première photo, nous nous sommes timidement assis sur les fondations d’un carbet qui a déjà les pieds dans l’eau (donc aucun moyen de manger là de toute façon) et on nous a demandé de nous pousser pour installer une bâche entre 2 arbres qui a pour but de casser le vent qui pourrait géner les touristes. Bah oui, mais bon, un îlet au large d’une île déjà elle-même perdue au milieu de l’océan, c’est venté, c’est comme ça, l’îlet n’a pas de thermostat ni de clim.
Les touristes sont rois, je sais, mais quand même, on ne peut pas tout aseptiser.
Et puis c’est pénible de se faire virer quand on vient juste en famille profiter du paysage un moment sans glacière, ni charbon de bois, sans table ni chaise. Juste nous et nos fesses qu’on nous a demandé de bouger.
Là vous voyez, ils installent une bâche pour se protéger de nous du vent et quelques instants avant, nous étions trop près d’eux alors on a été priés de nous bouger un peu.
Là, on voit bien que les carbets installés ont déjà les pieds dans l’eau et sont donc inutilisables. Les cocotiers à terre sont aussi la preuve que la nature reprend ses droits quoiqu’on fasse.
Là, on voit bien les tentatives de replantation au milieu de l’îlet. Toute la zone est protégée par un grillage, relativement respecté quand même. Mais en plein soleil de toute façon, donc pas très intéressant pour les croisiéristes.
Alors là je me rapproche un peu et vous pouvez voir des bâches et des bâches qui gâchent le paysage (ben oui, chacun reconstitue son intimité en délimitant des « zones » personnelles, comme s’ils s’appropriaient un bout du territoire… moi ça me file la gerbe franchement). Et là, la première série de bâche, c’est une « bande » de copains qui étaient venus camper ici.
Pas de souci, on y a pensé aussi. Ouais sauf que ce WE-là, pour des raisons de sécurité liées à la sécheresse, il était interdit de camper sur l’îlet. Mais bon, eux, ils sont surement au dessus des lois.
Il y avait aussi un groupe de kite-surfistes avec des matelas gonflables, qui avaient surement passé la nuit-là aussi… No comment.
Heureusement, en tournant le dos à tout cela, il y avait toujours de quoi s’en mettre plein les yeux, sans rien abîmer.
Pour ne pas faire partie plus longtemps de la « masse », et avant de ne voir poser les premières pierres du nouveau MacDo des caraïbes, nous sommes partis.
Alors si vous habitez en Guadeloupe, s’il vous plait, n’allez pas sur l’îlet en haute saison. Attendez qu’il y ai moins de monde. Peut-être verrez-vous de la pluie, du vent, une mer plus sauvage, mais vous aurez la chance peut-être d’être seuls sur l’îlet, de savourer la joie du calme et des paysages, de ne pas vous sentir destructeur de cet endroit magnifique.
Moi c’est sur, je n’y remet plus les pieds avant juin minimum.