Vous savez pourquoi j’ai 1 milliard de jours de retard sur mon blog ? Ben c’est parce qu’on s’est sacrifiés en allant découvrir l’île chaque journée de libre. Et du coup, je n’ai plus le temps de le tenir à jour. Franchement, qu’est-ce qu’on ferait pas pour vous ramener des photos sublimes hein ? Quelle abnégation tout de même !!
En ce jour lointain de début mars 2012, nous avions décidé de nous rendre au sud de l’île, là où la barrière de corail est assez éloignée des côtes, voir inexistante, pour découvir un paysage complètement différent de ce que nous avons l’habitude de voir dans le Nord.
Sur la route, les paysages méritaient parfois un arrêt, même si le temps pluvieux aurait pu nous freiner (aurait pu seulement, il nous en faut bien plus !)
Premier arrêt à Rivière des Anguilles pour admirer son pont.
Tout en haut de la falaise, une dame met du linge à sécher… dans le vide. J’adore !
On repart vers le sud, et après une halte pipi (peut pas s’empêcher de marquer son territoire partout, qu’est-ce que j’aimerais faire pipi debout moi-aussi !)
nous arrivons face à un paysage digne des falaises bretonnes.
Mais que font tous ces gens là-bas. Morgane nous explique alors que là-bas, il y a la Roche qui pleure. C’est quoi ça ? C’est là que notre aventure se complique. Selon une vieille croyance,cette roche, lorsqu’elle est contemplée sous un certain angle, possède un profil qui ressemble à celui du poète mauricien Robert Edward-Hart.
Bon, on décide d’aller voir de plus près. Et c’est là que notre crise de rire commence, puisque toutes les roches présentent éventuellement des profils humains, mais tous aussi laids les uns que les autres.
Bon, ça n’empêche pas de jouer aux maîtres du monde.
Sauf que y’en a un qui se fait enguirlander parce qu’il a voulu y jouer tout seul.
Et qu’on l’a retrouvé tout là-haut sans personne.
Du coup, sur la photo où tout le monde doit faire semblant d’être heureux, il a un peu de mal.
Les bois flottés viennent s’échouer sur cette rive innaccessible.
La seconde partie de notre périple comportait la visite des Rochester Falls, situées à Souillac.
Le site est magnifique. Il ne faisait pas beau, mais je pense qu’en plein soleil, ça doit rendre encore mieux. Pour y arriver, nous avons longuement roulé au milieu des champs de canne. Un peu étrange d’arriver sur un parking improvisé. Attention, nous avons dû suivre le guide, qui a pris Ronan dans ses bras pour traverser la rivière au dessus des chutes sans nous demander notre avis. On ne pouvait pas faire autrement que de le suivre.
Puis il nous a guidé à travers un sentier pour descendre jusque la cascade.
Voilà un passage dégagé pour l’apercevoir (nous étions juste de l’autre côté de la rivière quelques instants avant, on voit même la voiture derrière l’arbre). Là, malgré mon mécontentement, un Mauricien s’est présenté en haut des chutes et sur un signe de tête de notre « guide », a sauté en bas…. où il a pied.
Là, il nous avait pris notre appareil photo. J’avoue qu’on se sent un peu pris en otages.
Nous voilà arrivés. La cascade présente des particularités géologiques intéressantes, comme des cheminée dans laquelle l’eau s’écoule. Elle n’est pas très haute, mais très belle. L’eau est assez fraîche, mais bien moins que certains bassins en Guadeloupe.
De retour sur le parking, il a fallu « payer » le plongeur et le guide. Cela nous a coûté 300 roupies. Soit environ 7 euros. Un peu abusé pour avoir eu ce sentiment de ne pouvoir faire autrement. La prochaine fois, on se débrouillera sans.
On décide de faire une halte à Surinam pour acheter des mines frits pour tout le monde (pâtes asiatiques frites dans de la sauce soja, des choux, des carottes, du poulet).
On voit une direction qui indique « Mont Blanc ». Vous vous doutez bien que c’est par là qu’on a décidé d’aller.
Une petite pause dans les champs de canne avec une vue à tomber.
Nous cherchions le parc des 23 couleurs. Une sorte de parc avec tyroliennes géantes, quad, balades, accrobranche, et bien sur des terres de couleurs et des cascades. Affolés par les prix prohibitifs, nous avons décidé de chercher un autre lieu qui propose des activités autour de la chasse au cerf (on ne la sû qu’en arrivant sur place) et des balades dans la nature. Pour y arriver, il faut rouler au moins 20 mns dans des chemins. Un peu pénible, surtout qu’il pleuvait et que, de nouveau, les prix étaient affolants (pis la chasse, pas vraiment notre trip). Mais le chemin longe en partie la réserve d’eau de Vacoas (réserve d’eau potable du sud de l’île) donc on décide de voir où en sont les niveaux (Maurice était à l’époque en sécheresse sévère).
Ben c’est pas fameux. Va falloir qu’il pleuve des jours et des jours (et c’est justement ce qu’il s’est passé par la suite, début avril).
Nous ne voulions pas terminer la journée par un échec, donc nous décidons de trouver le site des 7 cascades (rien que ça !). Bon, ce fût l’apothéose… On n’a jamais trouvé l’entrée, il était tard, il pleuvait des cordes, les enfants en avait marre de rouler depuis midi sans succès.
On est rentrés. Mais on ne s’estime pas battus, on recommencera !!!

superbe reportage..
Un superbe reportage ! on s’y croirait…merci encore de nous faire découvrir cette bien belle île !