Un samedi, nous avons été invités en ultra V.I.P. a visiter une usine à sucre en pleine activité.
Si les Hollandais n’ont pas, comme on l’a souvent cru, exterminé le Dodo, ils ont bel et bien introduit la canne à sucre à Maurice (et les esclaves qui vont avec). De nos jours, la culture de la canne à sucre occupe 70% du territoire mauricien. C’est juste énorme. C’est simple, il y a de la canne partout, à perte de vue. Et quand on sait que la canne n’est récoltée qu’à une hauteur d’1m50, je vous laisse imaginer de quoi sont bordées les routes. On a parfois l’impression de conduire dans des couloirs de canne. Et comme les cannes penchent sur la route, ben c’est à l’oreille qu’on sait si on peut passer, si aucune voiture n’arrive
Alors quand la canne est récoltée, entre septembre et décembre en moyenne, on découvre des vues dont on ne se doutait pas. Comme l’île est assez plate, on voit à perte de vue les montagnes, la mer, des routes, des maisons !
Effectivement, en ce moment, le paysage mauricien change. (j’ai déjà loupé une route, n’étant pas habituée à ne pas avoir mes repères habituels de canne).
La canne est un organisme vivant passionnant, qui est le seul à montrer cette capacité à synthétiser autant le sucre. Du coup, forcément, l’industrie sucrière est bien développée à Maurice. Bien plus qu’en Guadeloupe où l’on en fait le rhum ! Ici, on en fait d’abord du sucre, et avec le reste, on fait du rhum. Mais rien de transcendant (disons que quand on a goûté le rhum Gaudeloupéen ou Martiniquais, on s’en tient à faire des crêpes avec le rhum mauricien
)
Encore beaucoup de parcelles ici sont coupées à la main. Un travail harassant et difficile. Mais la mécanisation se généralise. Et tout comme en Guadeloupe, parfois, les champs sont brûlés. C’est à double tranchant: d’une part cela permet de brûler les feuilles sèches qui sont très difficiles à couper à la main et donc de gagner du temps, mais cela fait diminuer la teneur en sucre. Et il faut surtout faire vite, car la canne doit être coupée et broyée dans les 24h. A peine 48h pour la canne coupée « en feuilles ».
La canne brûlée.
Les coupeurs à la main.
A Maurice, nous pouvons trouver une foultitude de sucres différents: les sucres roux, les sucres noirs, les sucres blonds, blancs… Ils ont chacun leur particularité, leur goût.
Quelques photos de notre visite passionante:
La montagne de canne.
Vue d’en haut.
Ca fait envie hein ?
La « boue » qui servira d’engrais.
D’ailleurs, ça chmoute pas bon.
Mais au final, récompense suprême, le flot de sucre !
Vu !
Merci les copains pour cette sortie très instructive.
Une ancienne usine a été transformée en musée: L’Aventure du Sucre à Pamplemousse. Nous l’avons visité en mars (mais pas fait d’article
). Là, on peut acheter toute sorte de sucre (mais le moins cher reste encore de se rendre au supermarché et d’acheter ces sucres étonnants, noirs, au goût de noisette ou de réglisse et qui semblent bouger d’eux-même, entre le miel et le sucre). Les produits autour du sucre sont multiples.
Et pour les plus gourmands, voici une recette avec un sucre spécial, le mucovado:
Ingrédients (8 personnes):
– 4 œufs
– 250 grs de farine
– 160 grs de sucre Muscovado
– 175 grs de beurre
– 1 sachet de levure chimique
– 1 sachet de sucre vanillé
Préparation:
Mélangez dans un saladier tous les ingrédients en mélangeant bien à chaque étape.
Beurrez un moule, enfourner à 180° C.
Mettez au four pendant 25 minutes environ.
Vérifiez la cuisson en plantant un couteau dans le gâteau, la lame doit ressortir séche.
Sortez du four, laissez refroidir et dégustez.
Et pour finir, une petite devinette: Cékoidonc ?

du sucre candy?
chouette visite !
tu sais que chez moi aussi on fabrique du sucre… bon , à base de betterave, mais bon !
ça serait pas des cristaux de sucre au microscope ??
Du quartz? Bon, désolée, j’arrive de Namibie…
Merci pour ce reportage ! j’adore visiter les usines ou l’on voit le traitement des matières premières c’est toujours très instuctif et cela permet aux enfants aussi de voir d’où viennent les
produits qu’ils mangent et le travail parfois arrassant effectué sur le produit pour le transformer…bref merci beaucoup pour cette découverte car j’avais pas trop prévu de visite à l’ile
maurice prochainement
Pour la devinette, je dirai des cristaux de sucre…je crois que ça a un autre nom mais j’ai oublié : ma grand mère de Caudry dans le nord nous en donnait en sucrerie…
Vite vite pour d’autres découvertes ! Merci Kriss !!
ça me fait penser à notre visite de Gardel… Les mêmes machines et le sucre à la fin. On aussi les cristaux de sucre au microscope !
ton sucre noir, c’est pas comme le sirop de batterie ?
merci d’avance
le muscovado ..il parait que ça déchire …tu en penses quoi ???
et oui comme Gardel et ses cristauds au microscope c est beau !!!
on voit que vous éclatez c est géant !!
je dirais du sucre vu sous un microscope …
Très belle balade ! Bisous
veinarde c’est notre rêve visiter une usine en activité l’année dernière en novembre on n’a jamais pu, c’était quelle usine à Médine ?
bisous à toute la famille
Josette
Non. Mais c’est bien du sucre.
C’est bien au miscroscope, c’est bien du sucre, mais il faut plus de précision.
ha ha ha !
Oui, on a bien aimé voir comment cela se fabriquait. Mais parfois, c’est pas super apétissant !
Pour la devinette, tu brûles !
Pour toi c’est trop facile !
Non, c’est vraiment différent. De visu, on dirait bien du sucre, très foncé. Mais quand on le touche, on dirait du sable collant. Bon, c’est impossible à décrire. On vous attend pour le goûter.
Mon préféré est le sucre blond. Mais le muscovado a un goût de noisette. Dans les cookies, c’est top.
C’est bien du sucre sous un microscope. Mais a une certaine étape de sa transformation.
merci pour ta réponse, gros bisous détrempés de Saintes 17100